‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 86 sur 134 · Arch. fam · texte numérisé non relu

Arch. fam

2. A la suite d'un concours ouvert à Dijon le !«' décembre 1839, Drevon, qui, avant d'être nommé suppléant, tenait avec les Merey, les Demesmay, l'îs Curasson, la tête du barreau de Besançon, s'assit dans la chaire de Proudhon, son ancien maître. Onze ans plus tard, au moment où leur compatriote, M. Villequez, quittait Dijon pour se rendre à Rennes où il était nommé suppléant titulaire, Drevon était atteint du mal qui devait l'emporter et prévoyait sa fin. Il venait de perdre sa mère qu'il adorait : « Je vais, dit-il à M. Villequez, bientôt la rejoindre là-haut. Ne partez pas ; vous allez avoir ma chaire. C'est celle de Proudhon, celle des franc-comtois. » Sa prédiction se réalisa et M. Villequez occupe encore aujourd'hui, avec une incontestable autorité, la chaire de son illustre devancier.

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