Estignard, p
suite, au moment de la création de l'Ecole de Dijon, une grande partie de ses anciens élèves ^ Ce courant une fois établi ne s'arrêta plus et, maintenant encore, autour de la chaire des Franc-Comtois, se pressent en foule les jeunes légistes des deux provinces.
Mais ce n'était pas aux français seulement que Proudhon prodiguait ses soins. Sa réputation avait franchi la frontière et les princes allemands, rendant hommage au talent du professeur et aux vertus du père de famille, avaient distingué son Ecole et y envoyaient chaque année quelques jeunes gens pour s'instruire aux frais du trésor, dans la langue, la littérature et les lois françaises qui avaient pénétré dans leurs états 2. C'est ainsi que les princes de Hanau et de Baden 3, les grandsducs de Nassau et de Francfort, lui recommandaient les étudiants les plus distingués de leur province. ^
Ce dernier, qui, après avoir d'abord tenté de s'opposer aux envaljissements de Napoléon, s'était complètement rallié à lui pour chercher à sauver son électorat ecclésiastique, échappé jusque-là au naufrage, venait d'être nommé président de la Confédération du Rhin ^. Ses penchants somptueux, son caractère aimable, son esprit distingué, son amour pour l'étude, en avaient fait le protecteur des lettres dans son duché ^\ Aussi ne