‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 92 sur 134 · Dans le café du limonadier Boulée, à Dijon · texte numérisé non relu

Dans le café du limonadier Boulée, à Dijon

4. Proudhon à Toullier, lettre du 16 mai 1816; Lagier, p. 131. — Plus heureux que le général Travot, les accusés dijonnais furent acquittés par le jury le 28 août 1816.

La session d'assises était présidée par M. Henrys-Marcilly, conseiller à la cour royale; M. Riambourg, procureur général, assisté de son substitut M. Saverot, occupait le siège du ministère public. Au banc de la défense étaient les avocats Ladey, Cabet, Boissard, de Mastaing et Belost. (Arch. de la cour d'appel de Dijon, greffe, dossier 351.)

5. Toullier à Proudhon, lettre du 28 mai 1818. Lagier, p. 115.

volume qui la contenait, Toullier lui disait : « Puisse-t-il vous faire autant de plaisir que m'en a fait votre lettre aimable et amicale, que j'ai lue à tous mes amis, qui sont devenus les vôtres en vous lisant. » i

L'année suivante, il fut question d'appeler ces deux hommes, si bien faits pour se comprendre, à la faculté de Paris : « Rien au monde, écrit Proudhon à son ami, ne me serait plus agréable que de me trouver réuni à vous 2. » Mais ce rêve, un instant caressé, ne se réalisa pas. « D'après ce que j'ai su de la nouvelle Ecole de Paris, répond Toullier, je vous estime heureux de n'y point être entré. M. Berriat Saint-Prix s'y déplaît beaucoup ^. » Proudhon était dans les mêmes idées. « Nous ne devons concevoir, ni vous, ni moi, aucun regret de n'avoir point été appelés à l'Ecole de Paris. Je sais, comme vous, qu'il n'y a pas d'union entre les membres qui la composent. » *

Proudhon consultait encore Toullier sur les questions d'administration. Il lui demandait notamment son avis et lui soumettait ses réflexions sur l'ordonnance de 1820, concernant la discipline dans les facultés de droit et de médecine : « Ainsi, il nous faudra répondre, même de la faute des autres. Je trouve cela un peu dur pour ma part », dit Proudhon ^ A quoi Toullier répond : « Vous m'effrayez, par vos réflexions, sur l'ordonnance du 5 juillet. On doit tout craindre de la commission, de qui je ne connais que des actes d'injustice. » '^

Tandis que Toullier publiait, à Rennes, son Traité de droit civil français suivant l'ordre du Code Napoléon, avec un succès d'autant plus remarquable qu'à cette époque « les moyens de publicité étaient faibles et mesquins ' », Proudhon poursuivait

1. Toullier à Proudhon, lettre du 8 juillet 1818. Lagier, p. 116.

2. Proudhon à Toullier, lettre du 23 août 1819. Lagier, p. 122.

3. Toullier à Proudhon, lettre inédite du 4 mai 1821. V. pièce justif. n» L.

4. Proudhon à Toullier. fragment inédit de la lettre du 28 mai 1821.

5. Proudhon à Toullier, lettre inédite du 25 août 1820. V. pièce just. n' XLIX.

6. Toullier à Proudhon, fragment inédit de la lettre du 30 août 1820.

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