‹ Étude sur la vie et les travaux de ProudhonChapitre 96 sur 134 · G. Goin, p · texte numérisé non relu

G. Goin, p

Après avoir étudié, dans un premier chapitre, les actes de l'état civil, l'auteur aborde l'examen des règles du droit proprement dit.

N'écoutant que les inspirations d'une âme généreuse, guidée par les principes d'une saine philosophie, il développe, dans un style qu'il élève à la hauteur de ses pensées, les théories du droit naturel et du droit humain ou positif. Soumettant la raison, dans le premier cas, aux règles de la sagesse divine, dans le second, à celles de la nécessité des rapports sociaux, il donne une excellente définition de ces deux droits.

La distinction entre les statuts réels et personnels, les diverses espèces de domaine, la possession et la propriété, sont l'objet d'intéressantes dissertations. L'auteur définit ensuite la justice « une vertu morale qui porte l'homme à rendre à chacun ce qui lui appartient * », la jurisprudence, « la science pratique des lois ^ » ; il dépeint, dans une page éloquente, le magistrat intègre, qu'il appelle « l'organe vivant de la loi ^ », il fonde les bases constitutionnelles de l'état civil des citoyens sur la liberté et l'égalité, d'après les principes, alors en vigueur, de la Constitution de l'an III; puis, il donne des notions générales sur l'état des personnes, les droits de cité, les droits des étrangers en France. Proudhon étudie ensuite les questions relatives au domicile, qu'il définit, avec le Digeste, « la relation morale de l'homme avec le lieu de la résidence qu'il a choisie pour y faire le siège de ses affaires. » *

L'étude de la parenté et de l'alliance, de leurs rapports généraux et de leurs effets, des empêchements qui en résultent pour l'exercice des droits de citoyen, des obligations qui naissent de la paternité ; le mariage, ses conditions, ses formalités, la nature de son lien, ses effets sur les intérêts pécuniaires des époux; la séparation de biens, que la femme peut obtenir

1. Cours de législation et de jurisprudence françaises, t. I, p. 69.

Page 1