‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 80 sur 103 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les mêmes, LAURENCIO.

LAURENCIO, à don Juan, Que voulez-vous de moi?

DON JCAN.

Bien que jamais...

LA COMTESSE, à part.

Déjà son embarras commence.

DON JUAN

Don Juan n'ait éprouvé, monsieur, votre obligeance, Il vous est attaché pourtant de tout son cœur ; Les dames que voici, sans doute par erreur, Et ne connaissant pas l'état de mes affaires. Viennent me demander de ces choses légères Propres à la toilette et venant de Milan ; Ouvrez donc vos cartons, et sachez que doU Juan Vous jure sur ses jours d'en solder le mémoire, Sitôt qu'il recevra, comme à^oompte de gloire, L'argent qui lui revient de son engafement.

LADRENCIO.

Vous me faites affront de douter un moment

De mon affection et de ma confiance ;

Le vice-roi lui-même en cette circonstance,

Me demandant crédit, l'obtiendrait moins que vous.

LA COMTESSE, à part.

Je ne l'aime pas seule, il est chéri de tous.

LAURENCIO.

Mesdames, choisissez.

LA COMTESSE

Écoutez, je vous prie, Si le seigneur don Juan, dans sa galanterie. Me permet d'ajouter des étoffes de goût A quelques beaux rubans, j'accepterai le tout ; Veuillez m'en mesurer quarante aunes de suite.

LAURENCIO.

Mesdames, à l'instant ; je reviens au plus vite.

(// rentre,)

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