‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 82 sur 103 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mêmes, LAURENCIO, apportant sa marchandiso.

LADRENCio, les Offrant à la comtesse.

Je vous les garantis articles de Milan.

LA COMTESSE, à part, à Laurencio, Écoutez ! n'allez pas par la suite à don Juan,

Pour le faire rougir, demander quelque chose ; J*avais pour l'éprouver une secrète cause... J'ai voulu plaisanter, mais ne redoutez rien. En pierres, en bijoux vous connaissez-vous bien ?

LAURENCIO.

En doutez-vous ?

LA COMTESSE

Prenez ce diamant en gage Et je vous enverrai l'argent par un message.

LADRENCIO.

Madame, je ne veux de vous, ni diamant,

Ni perles, ni bijoux, ni gage... car vraiment

J*ai bien pu visiter cent villes à la ronde.

Mais j'estime don Juan plus que tout homme au monde.

Vous pouvez exiger de lui d'autres présents,

Sachez que ma maison, ma femme, mes enfants ;

Je lui confierais tout, oui ! malgré sa détresse ;

Car la simple vertu vaut mieux que la richesse 1

Pourrait-on s'empêcher de l'aimer, quand on voit

Ce gentil cavalier jouter dans un tournoi.

Soutenir un assaut avec un camarade.

Ou bien, comme un soldat, commander la parade ?

11 fait tout à merveille ; il est de plus charmant,

11 a bonne tournure et l'air fort élégant...

Gomme un entremetteur je parle... et dois me taire.

Je ne le louerai plus, ce n'est pas mon affaire.

(Il sort»)

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