‹ Étude sur l’Anatomie comparée des LombricidesChapitre 28 sur 55 · MUSCLES LONGITUDINAUX · texte numérisé non relu

MUSCLES LONGITUDINAUX

Cette couche est composée de quatre rubans longitudinaux se réunissant aux extrémités du corps.

On a dit que le dorsal était le plus considérable, ceci est inexact ; la dimension de ces rubans longitudinaux variant selon les genres et suivant les parties du corps.

ANATOMIE DES LOMBRIGIDES. 239

Au reste, la dimension en largeur de ces bandes musculaires est intimement liée à la disposition des soies qui les limitent des deux côtés ; et comme les soies peuvent être ou ne pas être géminées selon les espèces et les genres, il s’en suit que la largeur de ces muscles varie suivant les espèces et les genres.

Lorsqu'on fixe le Ver et qu’on le durcit à l'alcool à 90°, il prend une disposition typique pour chaque espèce.

Lorsque le Ver est durci, il se replie du côté ventral, ceci est très compréhensible car le muscle ventral est beaucoup plus puissant que le dorsal; c’est ce qui arrive généralement dans les espèces migratrices.

Dans d’autres cas, le Ver reste dans un plan horizontal.

Les quatre muscles longitudinaux seront alors de la même dimension.

Chez Lumbricus herculeus l'étude de ces muscles a été faite par CLAPAREDE [69 |.

Nous nous bornerons donc à passer très rapidement là-dessus.

Le ruban ventral est moins large mais plus considérable que le dorsal dont les fibres sont moins épaisses.

Entre les lignes d'insertion des soies ventrales et des soies latérales s'étendent les muscles longitudinaux latéraux.

Ces bandes musculaires sont consliluées par des faisceaux qui se composent eux-mêmes de lamelles disposées en forme de V des deux côtés d’un axe. C’est une disposition pennée (fig. 8).

Fic. 7. — Allobophora chlorotica; coupe de l'avant d’un des muscles longitudinaux. 7 | Fi. 8. — Lumbricus herculeus; coupe d'un muscle longitudinal ; A fibrilles

pennées ; B lamelles médianes ; GC. couche circulaire. 7

Ces fibrilles musculaires sont semblables aux fibrilles de la couche musculaire circulaire que nous avons décrite plus haut ; mais on voit qu'ici ces fibrilles sont disposées d'une façon

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absolument symétrique des deux côtés d’un axe constitué par une lamelle composée elle-même de deux feuillets accolés l’un à l'autre.

Sur une coupe frontale on peut constater que les fibrilles de cette couche sont plus considérables aux environs de la couche circulaire qu’à sa partie distale. De plus, en faisant des colorations simullanées on constate que les fibrilles ont dans leurs interstices de nombreux vaisseaux et des nerfs.

En colorant à l’'hématoxyline et à l’éosine on aperçoit les noyaux des fibres.

Cette disposition histologique mentionnée par CLAPAREDE chez le Lumbricus herculeus varie suivant les genres et les espèces; c’est ainsi que sur une coupe transversale d’Allolobophora chlorotica la disposition des fibres musculaires quoique élant disposée suivant. certain ordre n’est pas pennée (fig. 7).

A l’avant même, ces fibrilles sont disposées sans ordre.

J'insisterai donc sur le fait de la variabilité du groupement des fibrilles des muscles longitudinaux chez les LZombricides d'Europe.

Chez Allolobophora turgida, la disposition de ces muscles est pennée comme chez Lumbricus herculeus.

MUSCLE BUCCAL (pharyngien) (PL IX à XIV, fig. 55-72).

La région pharyngienne du tube digestif est très musculeuse, mais là encore il existe de notables différences dans l’anatomie suivant les espèces (PI. 1x-x1v).

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