‹ Étude sur l’Anatomie comparée des LombricidesChapitre 29 sur 55 · I. Genre Lumbricus Eisen (coloration à l’hématoxyline · texte numérisé non relu

I. Genre Lumbricus Eisen (coloration à l’hématoxyline

Dans ce genre le muscle buccal est constituê par des fibrilles longitudinales relativement fines à l'avant et considérables à l'arrière. Ces fibrilles constituent une masse musculaire unique venant s'attacher d’une part à la partie dorsale du tube digestif, d'autre part aux parties dorsales et latérales des 4m, 5me Ge anneaux. Les cloisons intersegmentaires ne la divisent pas, de sorte que cette masse musculaire buccale est unique (fig. 55, 56, 58). La plupart des colorants colorent fortement la partie postérieure de ce muscle alors que la partie antérieure voisine du pharynx ne se colore que faiblement.

L'histologie de ces fibrilles musculaires n'est pas du tout semblable à celle que nous avons décrite pour les muscles longitu-

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dinaux, ici les fibrilles n’ont pas une disposition pennée, elles sont bien disposées dans un plan plus ou moins longitudinal, mais elles s'entrecroisent de façon à former une masse unique vascularisée à l'avant par de nombreux vaisseaux et sillonnée à l’arrière par de nombreux éléments figurés spéciaux qui se colorent beaucoup trop facilement, comme on le verra plus loin.

De plus sur les fibrilles sont disposés de nombreux noyaux allongés ayant tous un nucléole.

La partie antérieure de ce muscle parait avoir ses fibrilles soudées les unes avec les autres au point où elles s’insèrent sur le pharynx.

Cette partie buccale n'a pas encore été étudiée chez Lumbricus herculeus, c’est pourquoi je m'y suis arrêlé plus longuement.

Sur une coupe frontale et en colorant au carmin de Grénacher, il est facile d'étudier la constitution histologique de la partie postérieure de ce muscle, chose qu'il est difficile de faire en colorant à l’hématoxyline, car cette parlie-là se colore beaucoup trop facilement ; donc sur une coupe frontale et en colorant au carmin de Grénacher on voit que cette partie est composée de gros éléments cellulaires allongés se colorant fortement, ayant un noyau qui se colore très peu, et un nucléole qui se colore facilement.

Entre ces cellules allongées il y a de petites fibres musculaires qui se rendent à l'avant. Chez Lumbricus la masse musculaire n’est pas divisée par les cloisons intersegmentaires et elle peut s'étendre en arrière parfois, jusqu’au 8° anneau chez Lumbricus herculeus et au 6°-chez Lumbricus castaneus.

II. Genre ÆEophila Rosa. Genre rare, vit en Roumanie. Je n'ai pas pu me procurer d'exemplaires.

HI. Genre Derdrobæna Eisex. Dans ce genre la disposition du muscle buccal ressemble beaucoup à celle du genre Lumbricus. Cette similitude s'applique aussi aux glandes de MoRREN el à

l'anatomie des organes génitaux.

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