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moins étendues, siégeant sur l'aorte ascendante au voisinage des valvules aortiques et même à l’origine du tronc artériel et dont les lèvres présentent parfois une netteté remarquable.
A côté de ces lésions aortiques ainsi caractérisées, il peut en exister d’autres (obs. XIV, XVIIT par exemple), mais beaucoup moins fréquentes, ne faisant pas partie des lésions constitutives de l’arrachement traumatique et qui seront décrites avec les lésions coexistantes.
Les lésions de l'artère pulmonaire sont plus rares que les précédentes. Sur la totalité des 24 observations on les retrouve signalées dans 15 cas répartis ainsi parmi les trois formes anatomo-pathologiques d’arrachement du cœur : dans 8 cas, il s’agit d’arrachement total (obs.X VII à XXIV); cinq fois c'est un arrachement partiel (obs. XII, XII, XIV, XV. XVD ; dans 2 cas, il s’agit d’arrachement fruste (obs. III et IX).
Dans un cas, la déchirure s’est produite sur la branche gauche de l'artère pulmonaire (obs. XIV) : dans tous les autres cas (14) la déchirure a intéressé le tronc même de l'artère et présente des caractères que vont préciser l’étude des observations.
Pour l’artère pulmonaire comme pour l'aorte, la déchirure du vaisseau peut être totale. divisant le vaisseau en deux tronçons, ou partielle et n intéressant qu'une partie plus où moins étendue de la paroi vasculaire. Sur les 14 observations où il existe une lésion du tronc pulmonaire, on n’en trouve qu'une seule où il s’agisse-de déchi-
rure partielle (obs. IT) : cette déchirure embrasse le
quart de la circonférence du vaisseau : dans tous les autres cas il s’agit de déchirures totales.
Les déchirures de l'artère pulmonaire divisant presque toujours complètement le vaisseau, sont par suite des déchirures plus ou moins transversales ; la direction ellemême n'est guère précisée dans les observations ; deux seulement peuvent donner quelques renseignements à ce sujet: l'observation III qui spécifie que la déchirure embrasse le quart de la circonférence du vaisseau et l'observation IX qui indique une déchirure transversale.
La situation de la déchirure sur le tronc artériel est en général très proche de l'origine du vaisseau ; c’est ce que montre l'examen des 6 observations donnant quelques détails à ce sujet: dans une seule de ces observations (obs. IIT) la déchirure siégeait à 3 centimètres au-dessus des valvules; c'est la déchirure incomplète placée en outre sur la paroi gauche du vaisseau. Dans les autres cas la déchirure est beaucoup plus voisine du cœur ; voici ce que disent les observations : l'artère est déchirée juste au-dessus de son origine (obs. IX); l'artère pulmonaire est arrachée du cœur avec ses valvules (obs. XII) ; l’artère pulmonaire est sectionnée à sa naissance au ras du cône, au-dessus des valvules (obs. XXD) ; dans les deux dernières observations les déchirures se sont faites à l’origine des gros vaisseaux (obs. XXID et au ras du cœur sur lequel on ne trouve plus de traces des troncs artériels ni des valvules (obs. XXIV).
Quant à l'état des lèvres de la déchirure, il n’est guère
indiqué dans les observations : l'observation XVI indique
d'une façon générale, comme nous l’avons vu, que tous les vaisseaux sectionnés se faisaient remarquer pour la plupart par la netteté des bords de la déchirure ; une seule fois (obs. XXI) des détails sont fournis sur la lésion : « la section est en partie régulière, — il en est ainsi à droite où l’on voit encore nettement deux valvules, — et en partie fort irrégulière, il en est ainsi du côté gauche où la ligne de séparation se montre déchiquetée et où les tuniques artérielles ont été arrachées à des niveaux différents. »
En somme, ce qu’on peut conclure au sujet de ces déchirures de l’urtère pulmonaire c'est que, de direction transversales elles siègent le plus souvent tout près de l'origine du vaisseau sur le cœur ou sur cette origine même ; caractère qui leur est commun avec les déchirures aortiques.
Les déchirures des veines caves existent dans 16 de nos 24 observations. Elles se répartissent ainsi: dans 8 cas il s'agit d’arrachement total du cœur {obs. XVII à XXIV) ; 4 cas sont signalés dans les observations d’arrachement partiel (obs. XIIT, XIV, XV et XVD : enfin les lésions des veines caves sont notées dans 4 observations d’arrachement fruste (obs. I, IV, X et XD.
Les déchirures peuvent intéresser les deux veines caves ou seulement une de celles-ci. Les deux veines caves sont déchirées dans 10 cas : dans tous les cas d'arrachement total (obs. XVII à XXIV) et dans 2 cas d’arrachement partiel (obs. XIV et XV); la veine cave inférieure est seule intéressée dans 5 observations (obs. I, IV, X, XI et
SAS TTOR
XII) ; quant à la veine-cave supérieure elle n’est déchirée seule qu'une fois (obs. XVD). |
L'étendue de ces ruptures est variable : tantôt il s’agit de ruptures isolant complètement une où les deux veines caves du cœur ; tantôt il s’agit de ruptures incomplètes laissant la veine lésée unie au cœur par un lambeau de paroi plus ou moins étendu.
Sur les 10 cas de lésions des deux veines caves on trouve neuf fois une déchirure totale (obs. XIV et obs. XVII à XXIV); dans un cas (obs. XV) il s'agit de déchirure partielle : « le cœur tient seulement avec les gros vaisseaux par un pont large de 2 centimètres que forme la paroi postérieure de l'oreille droite ». La veine cave inférieure est cinq fois intéressée ; mais dans 2 cas (obs. I et XI) l’étendue de la déchirure n'est pas précisée; dans les autres cas on trouve une fois une déchirure complète (obs. X) : « La veine cave inférieure est presque totalement arrachée de l'oreillette droite... La veine est ouverte sur la plus grande partie de sa circonférence et la continuité avec le fragment inférieur et l'anneau d’embouchure dans l'oreillette n'est plus réalisée que par un lambeau de tissu » ; dans les 2 autres cas il s'agit de déchirure totale (obs. IV et XII).
L'observation XVI ne dit rien des lésions de la veine cave supérieure intéressée seule par un traumatisme qui respectait la veine-cave inférieure.
Ces déchirures des veines caves comme celles de l'aorte et de l'artère pulmonaire sont souvent transversales ; cette particularité est indiquée dans quelques observations :
«la veine cave ascendante est déchirée transversalement »
ue DAS (obs. I); la veine-cave est ouverte dans la plus grande partie de sa circonférence » (obs. X).
Le siège de ces déchirures est indiqué dans 6 observations, et l’on voit quil peut occuper deux points différents : Tantôt la veine cave est sectionnée plus ou moins complètement au voisinage ou au niveau de son insertion cardiaque, c'est un fait bien indiqué dans 3 observations : Observation X : «La déchirure de la veine cave-inférieure siège exactement à son embouchure dans l'oreillette droite »; observation XI : «... On aperçoit à la face inférieure de l'oreillette droite une vaste déchirure détachant la veine cave inférieure à son implantation auriculaire » ; l'observation XXII enfin indique que le cœur est intact, sauf les déchirures à l’origine des gros vaisseaux » ; c'est là la déchirure transversale comparable à celle de l’aorte et de l'artère pulmonaire. Mais dans d’autres cas l’arrachement des veines caves se produit aux dépens des parois de l'oreillette dont une partie plus ou moins importante reste adhérente aux vaisseaux; trois observations signalent cette variété de lésion : « la veine cave inférieure ainsi qu'une partie de l'oreillette droite est arrachée du cœur » (obs. XIII); «les gros vaisseaux sanguins auxquels adhèrent quelques lambeaux de la musculature de l’oreillette font saillie dans le péricarde » (obs. XX); « l'examen du cœur montre... qu'il ne reste plus attaché au cœur qu'une partie de la paroi latérale droite de l'oreillette droite et que l'oreillette gauche a été presque entièrement arrachée du cœur » (obs. XXI).
Quant aux lésions des veines pulmonaires elles ne sont
pas spécialement indiquées dans nos observations ; d’après
les descriptions des lésions dans les différents cas on peut seulement conclure à leur existence dans 11 cas : huit fois il s’agit d'arrachement total du cœur (obs. XVII à XXIV); trois fois d'arrachement partiel (obs XIV, XV et XVI. De plus l'observation XXI signalant que l'oreillette gauche élait presque entièrement arrachée du cœur,on peut penser que parfois comme les veines caves les veines pulmonaires peuvent entrainer des lambeaux de leur oreillette.
A la suite de ces lésions il est évident qu'il se produit de vastes hémorragies que l'on trouve à l’autopsie dans le péricarde, les plèvres, le médiastin, etc.
Groupement des lésions. — Formes anatomopathologiques de l'arrachement du cœur par rupture de ses moyens de fixation. — Au degté le plus élevé tous les moyens de fixation du cœur sont rompus ; c’est l'arrachement total; le cœur se trouve absolument libre au milieu des organes voisins, 8 observations (XVII à XXIV).;
La situation du cœur dans ces Cas est très importante à considérer : le cœur reste rarement dans sa loge séreuse, il est le plus souvent déplacé el parfois à des degrés véritablement extraordinaires. Dans nos observations il a été trouvé dans les points suivants : une seule fois complètement libre dans l'intérieur de sa séreuse (obs. XVII) ; plus fréquemment il était hors du péricarde dans un point de la cavité thoracique : dans l'observation XVIII «le cœur séparé de ses vaisseaux se trouve libre dans la cavité pleurale gauche » ; de même dans l'observation XIX le cœur est libre dans la cavité pectorale; une fois il se trouve dans la
Nicolas