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des chutes violentes, des heurts, des coups, ainsi que des coups de feu frappant les parties voisines.
Casper (Traité pratique de médecine légale, traduction française de Germer Baillière, 1862, t. II) étudiant l'inspection extérieure des cadavres insiste sur la possibilité de lésions internes très graves ayant causé la mort rapide ou immédiate de sujets écrasés, précipités, etc., sans qu'il existe de lésions extérieures visibles. Il cite à ce propos une observation (obs. XL) qui est un cas typique d’arrachement total du cœur et que nous reproduisons plus loin (obs. XIX). Dans l'édition allemande suivante (Æ/andbuch der gerichtliche Medicin, 6° édition, 1889. Casper- Limau), il signale deux autres cas : l’un que nous n’avons pas retrouvé et qui ne semble pas du reste une observation personnelle de Casper : il s'agit d'un accident de chemin de fer à la suite duquel « le cœur arraché de ses vaisseaux avait été lancé à travers une déchirure du diaphragme sur la racine de la cuisse écrasée ». Le deuxième cas est cité en entier avec une autre observation semblable dans les (Klinische Novellen zür gerichtlichen Medicin, 1863. Casper). Nous reproduisons ces deux observations (obs. XVI et XVII).
Dans le Manuel de médecine légale de Maschka (1881), Wet étudiant les blessures de la poitrine (Lt. I, p, 226) signale les contusions étendues, les ruptures des organes internes, du poumon, du cœur qui peuvent se produire dans les grands traumatismes sans qu'il existe nécessairement de blessures de la paroi thoracique. Plus loin
(p. 277), étudiant ces blessures au point de vue de leur
PARU RES gravité, il cite comme lésions mortelles les ruptures ou plaies contuses du cœur,ainsi que l’arrachement de celui-ci.
Hormanx (Nouveaux éléments de médecine légale, traduction par Lévy, 1881) consacre dans les blessures de la poitrine un chapitre spécial aux ruptures des organes internes. Après avoir décrit les ruptures du cœur, il ajoute: « Le détachement complet du cœur de ses vaisseaux, n'a d'importance que comme curiosité. Il a été décrit par Fischer et Casper qui a même fait l’autopsie d’un individu dont le thorax avait éclaté par la chute d’un tronc d'arbre sur cette partie du corps, et dont le cœur violemment détaché avait été lancé à quelques pas plus loin. W. Stokes a observé une dextrocardie sur un individu qui avait été entrainé sous la roue d’un moulin.» Dans l'édition allemande de 1903 nous n avons pas trouvé plus de détails sur l'arrachement traumatique du cœur.
Lesser dans son A{/as de médecine légale dit à propos des lésions traumatiques (L. II, 1892), et après avoir décrit une rupture traumatique de l'aorte : «Parfois on rencontre des ruptures de plusieurs gros vaisseaux thoraciques ou des lésions multiples de l'aorte avec de grandes variétés de profondeur et de largeur. »
STRASSMANN dans son Manuel c'e médecine légale (1895) classe ainsi les ruptures des organes internes : « Le foie semble devoir être placéen premier lieu; après luion trouve les poumons la rate, les reins, le cœur, plus loin l'aorte et les autres gros vaisseaux sanguins, l'intestin, etc. Les ruptures se présentent tantôt comme des déchirures uniques ou multiples, superficielles ou profondes... ou en-
core comme arrachements d'organes entiers. Nous avons
vu à B...le cœur arraché de toutes ses insertions, les poumons, une fois même les deux poumons, détachés près du hile; une autre fois un gros fragment de poumon se trouvait libre dans la cavité thoracique ; de même se produit l'arrachement de gros morceaux de foie, l'arrachement desreins au niveau de leur bassinet. »
Voici d'autre part après cette rapide revue des principaux ouvrages de médecine légale, ce que nous avons pu trouver dans les journaux médicaux allemands au sujet de l’arrachement du cœur. |
Il faut signaler en premier lieu, tant par la date de sa publication .que par son importance, l'article de FiscHer sur les blessures du cœur et du péricarde (in Arch. für Klinische Chirürgie, 1868). Fischer cite là 6 cas d’arrachement traumatique du cœur recueillis dans la littérature médicale antérieure, entre autres les 3 cas de Casper. De plus, il consacre un paragraphe spécial à leur étude et, se basant sur les 6 cas réunis, il recherche les conditions dans lesquelles se produit cette lésion et les caractères anatomo-pathologiques qu'elle présente.
En 1880 Scauster étudie les blessures de la poitrine ; la suite des contusions dans un article du Zeitschrift für Heilkunde ». 11 passe en revue les lésions du cœur et celles des gros vaisseaux intra--thoraciques, et parmi les observations qu'il cite on en trouve 3 recueillies dans les ouvrages médico-légaux de Bernt, qui sont des exemples d’arrachement partiel du cœur.
En 1887 Muzzer (thèse de Fribourg) étudie la rupture
traumatique du cœuret des gros vaisseaux d'après un en-
"of te
semble de 55 observalions il décrit d'une façon spéciale l’arrachement du cœur dont il donne une observation trouvée dans le Spitalzeitung, 1863 et cherche à élucider le mécanisme de cette lésion.
Messserer publie, en 1888, une observation d’arrachement ventriculaire (Friedreich's Blatter für gerichtliche Medicin).
Un peu plus tard ELTEN étudie les blessures du cœur (in Vierleljahrsschrift für gerichtliche Medicin, 1899). II réunit 87 cas de ruptures et de blessures par contusion ; et il dit à propos de celles-ci : « Dans les cas rassemblés par nous, nous avons trouvé une fois un orifice de 4 centimètre de long sur le péricade : deux fois nous avons trouvé le péricade intact ; une fois il était complètement déchiré, et une autre fois il avait une si grande ouverture que le cœur complètement arraché de ses vaisseaux pouvait passer à travers. »
Puis en 1896 (in Friedreich's Blætter) NoBitixG publie plusieurs observations de lésions traumatiques du cœur ; parmi elles à sont des exemples d’arrachement dont elles représentent toutes les variétés : arrachement total, arrachement partiel et arrachement ventriculaire.
Geir en 1900, BERNSTEIN en 1905 (in Vierteljahrsschrift für gerichtliche Medicin) signalent simplement au cours d'articles sur la rupture des organes internes et sur les blessures du cœur, la possibilité d'un arrachement total ou partiel de cet organe.
Enfin. en 1903 et 1905 paraissent deux articles de Revens-
torf (in Mitteilung aùs den Grenzgebieten [ür med. und.
Chir). Dans le premier, consacré aux ruptures traumatiques du cœur, Revenstorf, après avoir étudié les ruptures des oreillettes, signale l’arrachement traumatique du cœur et dit quelques mots de son mécanisme. Il cite sans détails un cas personnel ainsi que les observations de Nobiling. Dans le deuxième article consacré aux ruptures traumatiques de l'aorte, il donne plusieurs observations personnelles parmi lesquelles un cas d’arrachement total du cœur et 2 cas offrant tous les caractères des arrachements partiels. De ces recherches dans la littérature médicale, résulte en somme un total de 29 observations d’arrachement du cœur à l’aide desquelles nous allons es-
sayer l'étude de cette lésion (1).
1. Nous avons trouvé trop tard, pour l’utiliser, une observation de Torresi que nous donnons du reste à la suite des précédentes (obs XXX, supplémentaire).
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