‹ Etude Sur Le Bacterium Coli CommuneChapitre 21 sur 44 · AUTO · texte numérisé non relu

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Grassi (1) qui depuis 1878 avait souvent rencontré l'Amœæba coli en.lialie, lui refusa toute action pathogène, parce qu'il la constatait dans différentes maladies (typhus, choléra, entérites) et que sa disparilion n’amenait aucune amélioration.

Calandruccio (2) fit les mèmes constatations.

Tandis que les auteurs précédents se bornent à nier l’action des amibes, d’autres attribuent la dysenterie à certains microbes qu’ils découvrent dans les lésions.

Chantemesse et Widal (3), à l'autopsie d’un soldat mort en pleine poussée aiguë d'une dysenterie prise au Tonkin, constatèrent les lésions anatomo-pathologiques caractéristiques. Dans la paroi du gros intestin, dans les ganglions mésentériques, dans la rate ils ont trouvé un microbe dont ils avaient déjà constaté la présence dans les selles pendant la vie, et qu’ils retrouvèrent dans les selles de quatre autres dysentériques revenant du Sénégal et de Cayenne. Nous avons déjà rappelé la description de ce microbe.

Les cobayes auxquels ces auteurs firent des injections soit dans l'estomac, après alcalinisation de son contenu, soit immédiatement dans l'intestin, présentèrent une inflammation de la muqueuse du gros intestin avec ulcérations, dépôts pseudo-membraneux, diarrhée et gonflement des ganglions mésentériques. Le bacille fut retrouvé dans l'intestin, dans l'épaisseur de la paroi elle-mème, dans les follicules clos et dans des foyers nécrotiques du parenchyme hépatique.

Donc la présence de ce bacille dans les organes, son action sur l'intestin du cobaye, son absence dans les selles de l’homme sain plaident en faveur de sa spécificité.

Babès a décrit dans les selles, les glandes intestinales et dans les ganglions d’un dysentérique un bacille liquéfiant la gélatine, ressemblant au proteus vulgaris et produisant chez les animaux une entérite aiguë ou une septicémie.

Le 24 octobre 1891, MM. Marfan et Lion présentèrent à la Société de biologie deux observations sous la rubrique suivante : Deux cas d'infection générale apyrétique par le B. coli commune dans le cours d'une entérile dysentériforme.

) Grassi. Aéti della R. acc. dei Lincei, 1888.

(2) Cazaxprucci0. Aféi della Academia. Giænia, 1890. (3) Cuanrewesse et Wipas. Académie de. Médecine, 1388.

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