‹ Etude Sur Le Bacterium Coli CommuneChapitre 42 sur 44 · ANT UN · texte numérisé non relu

ANT UN

que du pus fut ensemencé. Il donna des cultures pures du Bacterium coli.

Les auteurs ne croient pas que ce micro-organisme soit la cause de l’abcès; ils supposent qu'il y est arrivé secondairement et que tout au plus a-t-il pu retarder la guérison.

Dans les péritonites par perforation nous avons vu en maintes circonstances le B. coli être le seul micro organisme présent dans le processus inflammatoire ; mais souvent aussi, il s'associe aux microbes habituels de la suppuration, habitant comme lui le contenu intestinal. Le fait était à prévoir, et les observations abondeni dans ce sens (Fraenkel, Dupré etc.).

Nous ne reviendrons pas sur l’association du B. coli, avec le streptocoque ou le pneumocoque, dans le poumon ou dans ja plèvre.

Nous avons signalé aussi sa coexistence avec d’autres microorganismes, (streptocoque, . bacille de Lœæffler, microccus) dans la constitution de fausses membranes de la bouche (Bourges).

La question la plus intéressante à l'égard de ces associations est de savoir la part qui revient au B. coli. A notre avis. il faut le considérer comme agent pathogène au même titre que ceux qu'il accompagne, moins virulent peut-être, mais d'une action pathogène probable. Lorsque, dans une lésion pulmonaire, on rencontre à la fois le streptocoque et le pneumocoque, il ne vient à l’esprit de personne d'attribuer cette lésion à l’un des deux microbes, à l'exclusion de l’autre. Pourquoi en serait-il autrement à l’egard du B. coli? N’a-t-il pas dans de nombreuses occasions montré qu'il pourrait acquérir autant, sinon plus, de virulence que les agents pathogènes habituels, que nous hébergeons comme lui à l’état de commensaux ?

Dans plusieurs cas la virulence du B. coli des associations, n’a pas produit ce qu'on attendait d'un agent pathogène: cela ne suffit pas pour le faire considérer comme un simple saprophyie. Si la propriété de pénétrer les tissus malades et de s'associer aux microbes pathogènes, était le fait des saprophytes, nous les verrions plus souvent manifester cette propriété dans les lésions voisines des endroits où ils végètent habituellement.

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