‹ Etude Sur Le Bacterium Coli CommuneChapitre 6 sur 44 · D RU NE LE LEA RE « DAV ARCS 7 EL · texte numérisé non relu

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CR PME

Le bacille de l'intestin peut donc utiliser l'azote de composés très simples, tels que l’ammoniaque.

3° Fermentation.

Escherich avait déjà mentionné que le B. coli fait fermenter le sucre de raisin.

En effet, les recherches ultérieures ont vérifié que le B. {coli dé. compose énergiquement la glucose et la lactose, pourvu que le milieu renferme en même temps une petite quantilé d'azote assimilable (peptone, tartrate d’ammoniaque).

Escherich a prouvé que la décomposition du glucose ne nécessite nullement l'intervention de l’oxygène, elle se fait très bien à l'abri de l’air.

.Baginsky a prouvé la même chose pour la lactose.

Cette décomposition s'opère avec dégagement de gaz : acide carbonique et hydrogène en quantité notable (Escherich), avec un peu de mélhane (Baginsky). Il se forme en outre des acides : des traces d'acide formique, de l'acide acétique, de l'acide lactique, et un corps volatil, passant au commencement de la distillation et fournissant de l’iodoforme, avec l’iode et la potasse caustique. La connaissance de ces produits est due à Baginsky.

L’acide lactique formé est de l'acide paralactique. Les acides formique, acétique et lactique, ainsi que le corps volatil ne dérivent pas les uns des autres, mais naissent d’une facon indépen-

dante.

__ L'acide formique ne se rencontre dans les cultures qu’en minime quantité. On doit admettre qu'ea réalité il s’en forme des quantités plus considérables, mais qui sont décomposées en hydrogène eten acide carbonique, au fur et à mesure de leur production (Scruel) (1).

Ce corps donnant la réaction de l’iodoforme ne se produit que dans les milieux qui renferment du sucre (lactose, glucose). Les bouillons ne renfermant pas de sucre ou contenant, à sa place, des formiates, des acétates ou des lactates, n’en fournissent pas. On doit donc considérer ce corps comme’dérivant du sucre (Scruel).

Le B. coli ne transforme pas l’amidon en sucre (Baginsky).

4° Rôle de l'oxygène.

(1) Scruez. La Cellule, t. VII, 1891. Contribution à l'étude de la fermentation du bacille commun de l'intestin,

CNE Ve re

Le B. coli se développe peu dans les liquides conservés à l'abri de l'air et ne renfermant que de l'extrait de viande et de la pep-, tone. Si dans ce milieu on fait arriver de l'oxygène, il s’y produit une pullulation abondante. L'oxygène n'est donc pas un corps indifférent pour le B. coli; il est, au contraire, un aliment de valeur ; mais il peut être remplacé, avec avantage même, par le glucose. Le maximum de développement se remarque sous l’influence combinée de l'oxygène et du sucre (Ide) (4).

0° Comparaison des produits formés pendant la vie à l'air et à l'abri de l'air.

La quantité d'acide acétique et d’acide lactique comparée à la quantité de sucre détruit est la mème avec présence de l'oxygène que si l'oxygène est exclu (Scruel).

Action sur le lait.

Parmi ces diverses propriétés biologiques du B. coli, celle qui nous intéresse le plus, pour le moment, est la fermentation des sucres et principalement la lactose.

Nous verrons ultérieurement quel service cette fermentation rend au diagnostic du B. typhique. C’est grâce à elle que le B. coli détermine la coagulation du lait, à la faveur de l'acide lactique qui résulte de la décomposition de la lactose. L’excès d’acide lactique finirait par arrêter le développement du microbe : l'addition de carbonate de chaux causant l’absorption de l’acide lactique au fur et à mesure de sa formation, la culture continue.

A la surface du lait se montrent des bulles d’acide carbonique. La coagulatien du lait par le B. coli se fait en 24 heures à l’étuve à 37°, mais à la température ordinaire elle demande plusieurs jours.

(1) M. Ine. La Cellule, t. VII, août 1891. Anaérobiose du bacille commun de VPintestin.

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