‹ Etude Sur Le Bacterium Coli CommuneChapitre 8 sur 44 · TRUE · texte numérisé non relu

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avec atrophie de la rate. Nons avons observé des cas semblables. l'animal mourant au 15°, au 20° jouravec atrophie de la rate.

A côté de cette grande virulence du B. coli des diarrhées infectieuses, nous trouvons parfois des B. coli de certaines affections qui, . au premier examen, manifestent.une virulence moindre, tuant les animaux de septicémie en 3, 4, 5 jours. Tel est le B. coli que nous

avons trouvé.dans un cas d'’ictère grave que nous devons à l'obligeance de M. Ménétrier.

‘Bacterium coli des suppurations.

En raison de la variabilité, de l’inconstance de la virulence du B. coli, il semblerait hasardé de vouloir présenter une classification des divers degrés de la. virulence elle-même. Néanmoins, en comparant les effets obtenus dès les premiers examens d’un B. coli isolé des organes malades, on est frappé de la constance de certains résultats.

Tandis que le B. colides diarrhées graves a toujours le maximum de virulence, au contraire, le B. coli des suppurations nous a semblé avoir des caractères fixes d’une autre nature. Nous avons eu l'occasion d’étudier la virulence de deux cas de B. coli de suppuration humaine ; nous n'avons pas obtenu chez l'animal de septicémie aiguë en inoculant les doses habituelles sous la peau (lapin, Cobaye). L’inoculation dans l'oreille du lapin tuait cet animal en 3 ou 4 jours. Mais l’inoculation sous la peau toujours était suivie d’abcès. Le B. coli, très virulent inoculé sous la peau, provoque un œdème inflammatoire n’aboutissant pas à la suppuration. Le B. coli pyogène détermine aussitôt la formation d’un phlegmon dont l'intensité règle le pronostic. Si l’abcès se localise et s’ouvre au dehors l’animal peut guérir ; sinon le phlegmon, la suppuration l’emportent en 5 à.9 jours: probablement par intoxication, car ni dans le sang, ni dans les organes on ne trouve le micro-organisme : i} n'existe que dans le pus. Ces abcès sont blancs, caséeux, crémeux.. sans odeur fétide. Toutefois, l’action du microbe inoculé ne se limite pas toujours au tissu cellulaire sous-cutané ; et on peut observer d’autres lésions indiquant que le microbe inoculé commence par envahir l'organisme ; ainsi à l’autopsie de certains animaux, on trouve parfois des suppurations péritonéales, péricardiques. L’inoculation du B. coli pyogène dans le péritoine du cobaye

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