AIN
au décollement large du tissu cellulaire rétro-péritonéal. Lecène a vivement insisté sur les dangers qu'il peut y avoir à pratiquer cette méthode dans tous les cas de cancers adhérents ou qui sont le siège d’un processus inflammatoire accentué ; la suppuration des ganglions est fréquente et l’on conçoit tout le danger qu’il peut y avoir à pratiquer un décollement côlo-pariétal dans de telles conditions. Aussi, croyons-nous que cette méthode de la colectomie étendue est quand même la meilleure, à condition de la réserver à toutes les tumeurs qui ne s’accompagnent pas d’inflammation aiguë, cas pour lesquelles une dérivation à distance semble s’imposer. Mais, quand on est en présence d’un cancer en virole (et c’est le cas le plus fréquent), qui n'offre aucune difficulté à se laisser détacher des adhérences qu’il peut avoir contractées, que ce cancer siège sur l’angle droit ou sur un point quelconque du transverse, nous croyons que la colectomie étendue est la meilleure des opérations. Réservée à ces cas, elle n'offre pas un élément de gravité particulière et elle présente le très gros avantage d’être vraiment une intervention radicale. Comme l’a très bien dit Arbuthnot-Lane : outre la suppression du contenu particulièrement toxique de l’intestin en aval de la tumeur, il y a des avantages post-opératoires non douteux : le ventre est flasque, la tension abdominale nulle ; on supprime du même coup la-stase intestinale chronique à laquelle sont sujets depuis de longües années la majorité des cancéreux côliques et il n’y a pas de récidive possible au niveau .du cô-
lon.