Aubert. Lyon médical
hs — Nos quatre observations ont trait à des personnes ayant atteint à peu près l'âge moyen de la vie, et sauf la malade de M. Jean qui n'avait que 24 ans, les autres ont un âge indéterminé (Ricord), 45 ans (Sauri Ricardo), 35 ans (obs. inédite).
Les causes prédisposantes, ou que l’on peut considérer comme telles, du chancre syphilitique rectal sont banales ; elles ont été particulièrement bien exposées dans la thèse de M. Jean; il est certain que toutes les ulcérations du rectum provoquées ou entretenues par un état inflammatoire aigu ou chronique, rectite par exemple, quelle qu’en soït la cause, ont une influence prédisposante indiscutable : agissent de même les pratiques desodomie, avouées ou non par les malades, surtout lorsqu'elles sont de date récente, en raison des déchirures ou des érosions qui se produisent plus facilement sur une muqueuse rectale non habituée à des contacts anormaux. Est-il nécessaire, comme on le croyait il n’y a pas longtemps encore, que pour voir réussir l’inoculation du chancre rectal, il y ait une perte de substance de la muqueuse? Nous ne le pensons pas, une simple dénudation épithéliale suffit. C’est peut-être pour ces raisons que les malades atteints de constipation habituelle, d’hémorrhoïdes internes plus ou moins enflammées, se trouveront dans des conditions de réceptivité tout à fait spéciales. Quant aux causes occasionnelles, elles peuvent consister très exceptionnellement d’ailleurs, dans l'introduction dans l'anus d’un corps étranger ayant servi à un syphilitique, dans des liquides contaminés, s'écoulant de Ja
fourchette vers l'anus, et venant baigner des hémorrhoï-