‹ Étude sur le chancre syphilitique du rectumChapitre 16 sur 22 · VEN · texte numérisé non relu

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… Il ne nous semble pas possible de confondre le chancre wrectal avec des rectites et particulièrement la rectite blen- “morrhagique; les commémoratifs, l'absence d’ulcérations, -d’hémorrhagies, les caractères mêmes de l'écoulement, “nennent lever tous les doutes.

On pourrait en dire autant de la fissure anale, dont le -iège babituel est en arrière entre les plis radiés qu’il faut “£taler pour la voir, et présentant à sa partie supérieure un petit tubercule appréciable également à la vue et au tou- Cher; et cependant la confusion a été faite (cas de Ri- «Tord).

Le diagnostic, pour être complet, doit encore être fait avec les ulcérations simples du rectum de nature traumatique, par exemple, ou bien encore déterminées par l’inæroduction dans l’anus de corps étrangers : les commémoæatfs, l'hémorrhagie qui les accompagne, sans parler de “tous les autres caractères, suffisent à les faire reconnaître.

Doit-on faire une mention spéciale des ulcération,s “æmberouleuses, cancéreuses ? Ces dernières nous paraissent mériter qu’on insiste quelque peu.

La forme ulcéreuse du cancer du rectum est la seule qui gusse simuler réellement le chancre syphilitique. Mais le <æmcer du rectum et particulièrement cette variété, s'acaœmpagne d’hémorrhagies très abondantes, et le toucher d£aote l'existence d’ulcérations irrégulières, souvent mul- “piles, reposant sur une zône d’induration qui n’occupe pas seulement l’épaisseur de la muqueuse, mais qui envali plus ou moins les tissus circonvoisins, au point d’em- “æËcher la mobilisation de l'intestin sur les plans sous-jaent. Bien entendu, il faut ajouter à cette symptomato-

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logie les troubles de la santé générale qui accompagnent l'évolution de tout cancer organique (cachexie), etl’étiologie habituelle des néoplasmes, sans parler de la marche des lésions.

Des syphilides tertiaires ulcérées du rectum peuvent avoir des signes se rapprochant beaucoup de ceux du chancre rectal, maïs ceci est une simple hypothèse puisque cette différenciation n'a jamais été établie.

Quand le chancre syphilitique rectal s’est développé sur des hémorrhoïdes, il prend dans ce cas un développement considérable (Jullien) avec induration bien caractérisée. Il suffit d’être prévenu du fait.

Malgré tout, il peut arriver que le chancre soit encore trop près de son époque de début, que les commémoratifs fassent absolument défaut : il faudra alors surveiller le malade, s'attendre à voir apparaître la roséole et réserver son diagnostic jusqu'au jour où l'on sera certain de n'a-

voir pas eu affaire à un accident primitif du rectum.

Perceau $

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