‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 16 sur 49 · L. 4^ 8092. Nbkt · texte numérisé non relu

L. 4^ 8092. Nbkt

Brugach : n Ich bin gekommen zu dir o mein Gebieter , damit ich schaue [naii) deine Wohlthaten."

Mincis: //I bave come to thee, my Lord. Thou hast brought me to see thy good things."

Birch: //I bave come to thee, my Lord. I bave brought my self to see thy blessings."

L'ancien et le nouveau canon ne difiPèrent pas essentiellement : ain-a ;^r-k (n nb-a) an kua r maa

Je suis venu à toi [à mon seigneur) f approche pour voir nfr-u-k.

tes bontés.

Le mot ;^r se retrouve dans U|Ap<^> ad. An sert à indi* quer ordinairement le mot apporter^ toutefois l'emploi en paraît plus large et le sens de venir s'y retrouve plusieurs fois, le copte "Cn représente les mêmes significations offerre, ducere ; venire, accessere. Le mot se trouve ici en parallèle avec ai et je rejette pour cela la signification de nhrovighV*. Le signe

syllabique an se lit /vy/vv^A^I > coi^me p. e. dans le nom de antf.

Leemans, Lettres à Salvolini, PI. II, fig. 21, 22: c'est un signe composé de J^ et A . Dans les variantes de l'ancien empire on rencontre le signe H isolé des deux jambes exprimant le même verbe, Denkm, , II, 6. Il change avec le verbe ai, au et hu^ comme l'indiquent les variantes ci-dessus. La forme au peut être, soit une autre transcription hiératique du signe ^r de la basse époque, soit un verbe qui le remplace, parce que le même sens y était attaché. Le verbe au peut être rapproché du copte Ci comme le verbe ai, ou à OVOI t ventre. Une autre variante est ^ <V^ ou <V^ \ ^U . Plusieurs savants lisent ce groupe cÀ;^ pour moi je pro--^ pose

la lecture ht. Les seules fois que j'ai trouvé les phonétiques du signe sont m A • I*P8- Kon. IV, N°. 27, pour^ Q et J^^ A. Duem., Rec. I. 78, 13 Sa«M"i« (Plut, d e j. et O. . Ghap. 15). La variante du dernier nom divin ^ Il A 1 1 nous

force à le lire aUaas; comparez ^ ZV^ 4^ noa& mène

à la lecture de hmaas. Comparez Daem. , Bauurkunde , p. 26 et 27. Que peut^on déduire de ces vanantes? la lecture h avec le complément de u^ nous donne hu pour le groupe O A , dans la transcription grecque il se peut que le h ait été oublié, la prononciation du mot en peut être la cause. En tous cas si Ton voit dans le nom de la déesse celui que les grecs nommaient £acM-ic 1& première syUabe soit hu soit iu ou t est supprimée. Le mot iu ou plutôt ai ou t peut donc être aussi bien une variante de senê que de wn du mot Q A et je crois que la transcription de A par h dans le nom de hk décide en faveur de l'acception que le nom de la déese se lisait Huaaas et

que le verbe ^5) A. ®® ^^^ *^'

La forme L. 3 est fautive ; peut être que c'est la transcription de l'hiératique et que les signes t-u doivent être placés après

le k ; on peut corriger le groupe comme tel en . M / /£( A .

Nfr-u, signifie comme dans le copte TlO^PB , utUitas , commodum, bonus ^ utilis et en général tout ce qui est bon^ beau, parfait^ les significations de uWohlthaien^^ » good things ^' tfblessings y' sont donc tous admissibles. M. Lauth cite les variantes phonétiques du signe, Manetho, p. 126, T = ^ ^ r= TAw^AA^ = ^33 , yâ^k-tw , nablium. Les coptes appelaient le nablium, BlOMXH» or on sait que la harpe se nommait bn-t chez les égyptiens depuis les temps les plus reculés, et le

signe T représente un instrument de musique espèce de guitare.

Comparez Monuments de Leide, II, 242 « fig. 471^, ailleurs Wilkinson, Ane. Egypt., 1854, 1, p. 121 — 125. Je crois pour cela qu'il ne peut être douteux que nfr et nhl soient dérivés du même mot, d'ailleurs le/ et le d se substituent l'un à l'autre p. e. «O&pB = «OiJp'E etc.

Le défunt continue:

n>Dtr 4*2 ntr pai-k n rn i^, tu-a rn-k kua r^, au-a

D-ntr 42 pa n rn r;^-kaa tu-a m-k kua r^ ta r^ aa-a

42 ntr n m r;^-kaa au-a m-k kua r;^ au-a

42 k rn tj(^ au-a rn-k r;^ au-a

n-ntr 42 pa-k m-k kua r;^ au-a

n ntr 42 pui-k n rn r;g-kua tu*a rn-k kua r;^ tu tj(^ au-a

aa-ntr42 pui-k n m r;^-kua m-k kua r;^ tu xy^ au-a

tu-a m-k tua r;^ tu r;g au-a

Min.

ntr 42 pai-k tui-a m-k kua r;^ tu r;^ au-a

42 jitr pa n m r;^-kua tu kua r;^ au-a

n-ntr 42 pa n r;^-ka au-a

42 ntr pa

42 ntr-u hr maa

42 ntr n rn kua r^

Nbkt.

aa ntr-u n m kua r;^

P. 3092 et Nbkt lisent . Ji 0^^ . Les variantes de 42 sont

Minut. ir^ff'n^^ L^dè 3. iiv» transcriptions fautives

des signes hiératiques.

Brugsch: //Ich will nennen deinen Namen und will nennen (ich gebe sagen) die Namen deiner 42 gôttlichen Beisitzer."

Hincks: ff\ will surely tell thy name (litt. telling, I will tell, as in hebrew). I can tell the names of those forty two of Gods of thine."

Birch: ffl hâve known thee. I hâve known thy name. I hâve known the names of the forty two of the Gods."

Le nouveau canon se lit:

au-a fjç^ (tu r;^;)kua m-k , tua r;(j-(kua) rn

Je connaîtrai {et je connais) ton nom , je connaîtrai le nom n pai-k 42 (n)ntr.

de ton nombre de 42 dieux.

L'ancien canon:

(au-a)r;^-kua rn n(pa)42 n ntr.

Je connaîtrai le nom du nombre des 42 dieux.

Le sens de ce passage est assez clair ; le défunt déclare qu'il connaît le dieu et les juges; c'est-à-dire, U sait ce qu'ils exi- j

gent du mortel. Au et tu sont tous les deux formes de l'auxiliaire être; au se retrouve dans le copte El, ense^ tu ou ut, dans la terminaison du participe passif c^o^HT. La forme au-a ry^ l'appelle la forme du futur du copte BIB— TtuJUl, claudam , mais nombre de phrases où cette forme se rencontre nous montrent que le présent et même l'imparfait et le parfait sont indiqués de la même manière. Toutefois rien s'oppose à voir un futur dans notre forme, car le défunt va démontrer que son assertion est juste. 11 se pourrait que ut, qui suit, doit être joint à rj(^ et alors rjç^-ut ne peut être qu'une forme du participe passif. Il faut donc traduire les mots par je serai connu , je connais ton nom^ suivi d'une phrase analogue, ^> connaîtrai aussi le nom. Tua-rj^ ou tua ry^-hia paraît avoir la même valeur que au-a rjf^-^hia; comparez Chabas, pap. Harr. , N**. 610; Rouge, Tombeau d'Ahmès, p. 66. M. Page Renouf traduit tua-ry^'hua par nom et la phrase qui termine la première partie de notre chapitre paraît exiger cette traduction, mais si l'on traduit ce passage aussi par la forme du futur, je ne crois pas que le sens en soit moins clair, car les noms des juges funéraires sont nommés après ; toutefois nous y reviendrons en traitant ce texte. Les variantes des chiffres 42 sont intéressantes, ils nous prouvent que les Rituels hiératiques ont servi de base à la transcription des Rituels hiéroglyphiques.

Le Papyrus W. 3 de Leide à transcrit les signes | T

par 11'*-'^-^; or on sait que les deux bras baissés sont indiqués par le signe / % . Le Rituel Nbkt a lu au lieu de f \ = r\r\r\r\, f ■ = ^ ■ et nous représente la variante de ntr-aa \jf ; comparez pap. D. 73 qui outre les

chiffres contient encore le signe m^^ . Le pap. Minutoli n'a pas non plus compris le signe f \ et l'a fautivement transcrit

dans les caractères hiératiques ^f f''^^ > ^^iff ^^^^ écrits au lieu des traits || = 1 1 . — La prononciation du groupe

42 est connue par le Papyrus 850 de Leide. On sait que ce Papyrus contient Ténumération de divers temples ou maisons qui sont numérotes par les chiffires 1 à 10 « 20 à 100, 200 à 600. Les phonétiques du chiffi^ de chaque demeure sont cachés dans les formules qui suivent. Les mots qui commencent et terminent les phrases les cachent; comparez p. e. Brugsch , Zeitschr., 1864, p. 39. A k ligne 25, PL U, on lit k formule

'^^|— I II suivi, ligne 26,dumot yAr J^î- Le mot

qui termine ce passage est partiellement détruit mais on y distingue

yV ^ JT , or on sait que les signes ^ et ▼ se changent entre

eux ^ dans la basse époque et notre Papyrus, comme l'indique récriture , appartient au style de la XX^™« à la XXVI«n»« dynasties. Le mot peut se lire Km ou ym or le copte ÎJX^ > signifie quadraginta, ce qui prouve que notre mot, ainsi que le mot

^^ xl/'Ç} Y pour exprimer vinçt, en copte îfOVtUT, ne sont pas formés selon la règle proposée par M. Goodwin: '/Die alten Aegypter haben sich ohne Zweifel der Pluralform der Einer bedient, um die entsprechenden Zehner auszudriicken, ahnlich wie die Hebraer." Le nom du nombre 30 prouve

la même chose. Les phonétiques de 1 1 sont sn; Denkm. , II ,

p. 61 a 1 1"**" en copte CMAV- ^ ^^' ®°'i®r ^^ ^^^ alors km'ên ou j^m, il est précédé du pronom possessif jpeit-^ ou pui'i ou l'article défini pa. Ceci nous force à traduire les mots 42 dieux, par société ou cycle de 42 dieux, les dieux qui forment le tribunal de l'enfer, car autrement on ne peut exprimer le singulier, exigé par le pronom au singulier. Toutefois il faut observer que dans les meilleurs textes on trouve maintefois le pronom au singulier joint à un substantif au pluriel. P. e. Sali. I, p. 2, 1. 7: pa-aput-u, le Aérants; Sali. I, p. 3, 1. 1: pai-f ur-u, son chefs; comparez au contraire Sali. I, p. 4, 1. 7; nai-u-f bak-i-u, ses serviteurs; nai-u-f aau-u, ses bêtes;

înm ^ «21; 5 3

Sali. I, p. 4 » 1. 8: nai-sn us'au-u; L 9: nai-an marau-u etc.

Des 42 juges le défunt déclare en s'adressant au juge

suprême; Ch. 125,1.2.

mati-u nt ^^X'^ *^ hna-k un-u L. 17.

mati nt us;^-t m nti un-u L. 18.

inati-u tui-nti us;^-t hna«k un-u L. 24.

ma-ti nt us;j;-t m un-niu L. 62.

mati-u nt U8;^-t m hoa-k unna Min.

ma-ti nt us;(^-t m un-u D. 67.

ma-ti nt ns;g-t m hna-k un-u Todtb.

ma-ti nt ^s;^-t m hna-k un-iu D. 72.

ma-ti ^s;^-t m P.8115.

ma-ti ^^X'^ ^ hna-k un-iu L. 2.

ma-ti hna-k un-iu L. 3.

ma-ti nt n8;^;-t m hna-k L. 4.

ma-ti nt U8;^-t m hna-k r un-u L. 5.

m-;^^t-f un-u L. 6.

ma-ti nt us;g-t m hna-k un-u P. 8092.

ma-ti nt ns;g-t m hna-k un-u P.Nbkt.

Ju est écrit •^fll ou •Il ou •lll ou iVi ||* ^^Z^^ '

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