L. 16. Ch
rn-k mati-u nb-t t'aaui-u-f maki
mati
mati nb-t OOti-u-f mak
rn-k raati-u nb-t t'aui-u-f mak
rn-k mati
rn-k mati-u nb-t t'aau-ti-f mak
rn-k mati nb t'aau-i-u-f mak
ff « ■
nb-t
t'aaui-u-f
nb-t
nb-t
Cb (b ti-u-f
nb-t
t'aui-u-f
nb
Min.
t'aau-f
nb-t
t'aau-ti-f
nb
t'aau-i-u-f
nb
t'aau-i-u
nb
t'aau-i-u-f
nb
ba-ti-mr-ti-f
nb
ba-ti-mr-ti-f
pui nb
ba-ti-mr-ti-f
ba mr .....
rn-k mati nb t'aau-i-u mak
rn-k mati nb t'aau-i-u-f mak
rn-k mati ... mak
rn-k mati nb ba-ti-mr-ti-f mak
rn-k ma-t-u nb ba-ti-mr-ti-f mak
rn-k ma-ti pui nb ba-ti-mr-ti-f mak
mak
rn-k ma-ti nb b8>ti-mr-ti-f m
P. Nbkt.
m-k ma-ti • nb ba-ti-mr*ti'f
Les variantes du surnom à'Unnfr sont des plus intéressantes.
Min.
L'autre variante' du mot se lit dans l'ancien canon:
.<^//<=Jtm1lt aiS:
Brugach: //Herr der Gerechtigkeiten dies ist dein Namen." Birch: z)' Placer of spirits. Lord of Truth, is thy name." Le nouveau canon ainsi que l'ancien peuvent être lus: mak t'aau-f nb-t mati(u) m-k
Vraiment esprit double seignewr de la double justice est ton nom. Le mot mak est connu ayant la signification d'une interjection ou d'un verbe. M. Birch traduit le mot comme verbe par placer, moi je préfère la traduction de car, vraiment, oui, en vérité; comparez Chabas, Pap. Harr. s. v. Les deux oiseaux expriment une dualité divine. Ils se lisent faau4i-f et mr-ti.
Par ces deux oiseaux sont indiqués les cotés femelles et mâles d'une puissance divine, ou les oppositions du bien et du mal dans l'ensemble des choses ^ ou deux puissances également bonnes s'occupant du même oeuvre. Voyons les textes qui nous autorisent à admettre cette assertion. Il y en a un bien clair à ce sujet, qui se lit; Rit. Fun. , Chap. 17, 1. 42: //Je suis un esprit dans son état d'esprit double, c'est-à-dire: Osiris s'en va vers Tattu, où il rencontre l'âme de Ra, l'un et l'autre s'unisnissent, ainsi ils sont devenus un, ou une âme, un esprit
^^P^^p'* ^8^ ci^ ensuite un autre exemple, une âme
dans un tel état est une réunion de Horus , vengeur de son père , et Horus y^nt an , ou encore de l'âme de Ba et d' Osiris , de S*u et de Tfn. Donc par la condition d'un esprit dans son état de faau est exprimé la réunion de deux puissances divines travaillant dans le même but, chacun sur son domaine. Par Ra et Osiris est exprimé le domaine du ciel et de l'enfer, par s'u et tfn le côté mâle et femelle de la puissance divine. Les fau-u comme dieux séparés sont nommés Rit., Chap. 64, L 9
Chap. 109, 1. 11 >4P >4P^ jfw^' ^ ^^^^^ ^^^^' ^^^' pent qui a la garde au-dessusau naos du soleil, pendant son séjour dans l'enfer, est nommé encore Rit., Chap. 71, 1. 7
qu'elle réunit les forces bienfaisantes et pernicieuses , dans sa qualité de gardienne du dieu. Une variante du terme bien intéressante, se Ut encore dans le manuscrit 2 de Leide, Chap. 17, 1. 42 place correspondante du Todtb.;
t'aui-f hri ba-u nk
et plus tard on lit :
,^AA^^/yA
t'aui-f hri ba-u
La dualité de l'âme, est exprimée dans ces phrases par un mot au pluriel, déterminé dans le second exemple par deux dieux assis.
Le même couple d'oiseaux détermine le groupe fr-H; Rit. Chap. 17, 1. 13 et sert à exprimer le dualisme des deux soeurs, Isis et Nephthys, des deux uraeus, symboles de la puissance , des deux plumes et des deux yeux. Duem., Rec. I, p. 96, L. 11, fr-ii
est déterminé par ^ 6t ^ ceci peut être comparé avec le
sens donné au mot par le Chapitre 17 du Rituel. Le mot se
rencontre encore comme •jf[^ ^l^, Duem., Bau.,p. 31:
j^j/^ M , Duem., Bau., Taf. III, Rec. I, 55, 1. 8: IT,
fr-ti; Duem., Bau., Taf. VI, Rec. I, 97, 1. 38. Je crois qu'il f|ut traduire cette dénomination générale ainsi que celle de taui'f par dieuœ ou divinités. Ce mot peut être dérivé de
jK , THD , amnis , tmiversel ou de 2Cop , fartia , poteniem ,
esse. L'autre forme qui indique la liaison intime de deux esprits, de îfCuK, componere, et il se peut que le mot faui-f se retrouve dans ^Hi[> propinquum^ coynatum, esse.
Si l'on compare les variantes de l'ancien canon entre«elles, on voit que les deux esprits sont nonunés aussi ;»r/i, déterminé par deux yeux, deux serpenta et deux dieux. L'âme double reçoit ainsi un surnom de plus, il est mis en rapport avec les deux déesses mr. De quelle manière cette divinité se rencontre t'elle? Deux Chapitres du Rituel nous présentent l'individu mort devant cette divinité ; Chap. 37 et 38. Le défunt déclare : //Je brille dans la barque, Moi, Horus fils d'Isis. Je m'en vais
pour voir mon père Osiris. Hommage a vous ^m QQ ^"*^ , L L .XL ' J| J| -J^' J® vous ai juge par mes forces.
Le titre se lit: Chapitre pour repousser les deux mr tandis que la vignette nous réprésente seulement un serpent. De ce Chapitre suit que le défunt avait à r^arder les frères ràA ainsi que les soeurs comme puissances pernicieuses. Or les rkA sont Horus et Set, et les deuœ soeurs Isis et Nephthys; je crois donc qu'il faut expliquer ce passage de la manière suivante : O dieux du tribunal, qui m'ont jugé juste à cause de mes vertus, je ne suis pas tombé sous la puissance des bourreaux, Isis et Nephthys ne me pleureront pas. Alors mrti peut-être appliqué aux deux rAA et aux deux soeurs. Mais tout ceci n'expUque pas le mot mr , et on n'en trouve pas non plus une explication Chapitre 122, 1. 1. Dans le Pap. Fun. de Leide, N"*. 2, 1. 38, dans un hymne au soleil, on trouve une indication qui peut nous conduire à une explication plausible. On dit du soleil ;
les mr-u ofi et nbn de U est nourri.
Ici le terme ne signifie que les déesses du Sud et di» Nord , protectrices de la suprématie de TÉgypte. Une signification analogue doit être donnée, comme il me semble, aux formes.
Brugsch , Rec. I , 10 , 1 , 2. '53. Jm , ^M ■ ■ ■
Mrti est déterminé par deux serpents, ou par deux yeux. Ceci nous rappelle la forme singulière de la déesse Mr. Comparez
su n rnn
Rit. , Chap. 1 40,1. 7 f"^-^ ; Chap. 99 , 1. 20 f et M-'^D^M ^^ rap. Harr. , p. v , 1. 3. Dans le premTer cas le nom oe la déesse est déterminé par le coin , symbole des divisions de la terre. Ceci nous rappelle la forme ^
pour exprimer TÉgypte méridionale comme déesse, mr était le nom aussi du Delta, et l'on sait que dans le pap. Sali., I,
p. 1, l. 2; le nom est écrit 0%X/ )Èll T^^"*^'
comme
le grec rrêiwptç. Les deux mr étaient en outre une expression pourindiquer toute l'Egypte ^ÎLf ?, variante de ^rl^^. - •
Birch , Patère , p. 33. Nom qui nous représente le même nom que celui du dieu taureau de On le ^^^^^fljÉ^^jjff'riJ*
Rit., Chap. 99, 1. 15, comparez JabL Panth. L. 4, c. IV.
Tous ces mots sont des combinaisons de la racine mr, qui admet diverses valeurs selon les déterminatifs qui le suivent.
Il signifie — -y ■— i (TJ ^/^ , Pap. Sali. II, p. 5, 1. 4,
i^ff^^/y t Pap- Sali. I, p. 6, 1. 6: «» débarcadère, un
port, M,^OX , portu8 , ^^^^;^ Greene, Fouilles, 1. 24: la
mer, JULHp'E, inundatio. De la même racine dérivent les dénominations des subdivions des territoires de l'Egypte, et plu-
sieurs noms de localités tels que ^JJJJJJJJ^ , lAoïpiQ , Mvpiç , le lac
Moeris. Ce nom de mr me paraît alors signifier inundatio, le nom de ta mr, terre de rinondation^ ou les deux ^B,ys de Tinondation; le dieu mr, sera le dieu de F inondation , qui se retrouve peut être aussi dans un des surnoms d'Osiris r |||
ààm^jp^^<^ lf|PfCZ>
®t II ^..^ I , Brugsch, Geogr. 'H^ . IS88 : seigneur de JBnn.
La déesse mr ou plutôt les deux déesses mr symbolisent la puissance divine des deux parties de l'Egypte, la haute et la basse Egypte. Tout ceci nous met à même d'accepter la supposition de M. Duemichen, Bauurkunde, p. 39, qui identifie la fête de F ~^ '^F^ > ®* ^^ eopni nu/ivXim. Le dieu
riaâs/AuAi;; fut AtyvTnoç 6eot TptxTùifijç. Kpotrivo^ o vswrepoç Fiyao-iy oûç o'^o^pcûç AiyvTvmiifç , ^oj^^^ptc , TlctûifivXiiç. Enfin la fête des Pamylies paraît être intimement liée à celle des Phalléphories, toutes deux sont mises en rapport avec le culte d'Osiris,
Mais quels oiseaux sont représentés par les figures en ques-
tion? M. Lauth pense que ce sont des Kràhe^ M. de Rouge les tient pour deux oies, comparez, sa dernière publication sur les 6 premières dynasties p. 38. M. Lauth cite le texte de HorapoUon I, 8« selon lequel h^o lepaKeç signifient êipea Kctt h<Ppohrn^ ainsi que ^o Kopwau , mais les derniers signifient aussi avipct KUi yvyuiKa, et selon Cbap. 9 encore ya/iov. Je trouve pour moi la conjecture de M. Lauth trop ingénieuse pour ne pas l'accepter, surtout parceque un bon dessin des deux oi* seaux ne m'est pas encore connu. Les seuls sont ceux du Todtb. qui représente d'ailleurs les deux oiseaux tout autrement que
les animaux connus. On se rappellera que le mot S^ ^ ffKr ,
Anast. V, p. S, 1. 8, indique le nom d'un oiseau qui peut être dresse.
L'expression Esprit douhle me paraît donc donner la traduction du signe >4P >4P ^^ ^ signifiera ici le dualisme exprimé par la justice qui châtie et la justice qui récompense.
Le défunt s'adresse ensuite aux juges en ces termes: