‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 2 sur 49 · HISTOIRE DU TEXTE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DU TEXTE

L'histoire du livre des Morts est celle du peuple égyptien. Les transformations successives que le peuple a subies , le texte du Rituel les a partagées. L'histoire du texte peut être divisée alors comme l'histoire générale de l'Egypte en 5 périodes. La première contient l'histoire par rapport à notre livre sous l'ancien empire , la seconde sous la XYIlI^ïne jusqu'à la XXI^«^« dynastie, la troisième des temps de la XXIP"« à la XXVP™« dynastie, la quatrième sous le règne des Ptolemées, la cinquième sous les empereurs. Pour ce qui est des temps de l'envahissement des étrangers de la XIV^« à la XVI^« dynastie, il ne reste aucun document qui nous fasse connaître l'état moral ou religieux du peuple.

Nous ne pouvons puiser l'histoire ancienne de l'Egypte qu'à des sources bien peu nombreuses et on ne peut répondre qu'approximativement à la question si notre chapitre était déjà connu sous l'ancien empire. Nous ne possédons point de Rituels de ce temps là; toutefois il existe des passages et des fragments de légendes ou de formules sur les monuments de cette période, qui trouveront plus tard une place dans le canon sacré. Mais pour les retrouver il faut avoir quelque notion du contenu de notre Uvre.

Sdon^ la doctnne egypt^uffe le d^ùnt apj^raît après Tenseve- Ussement devant le tribunal d'Osiris , assiste de ses 42 juges , qui se rassemblent de tous les côtés de son rojraume infemcd. L'âme de l'individu est pesé et doit faire équilibre à la déesse de la justice placée dans l'autre bassin de la balance. Ainsi l'état moral et religieux de l'individu est apprécié à sa juste valeur, le résultat de l'examen est noté et communiqué au juge suprême. L'arrêt en dépend et le défunt est proclamé juste, ou condamné à de pénibles purifications. Le livre de l'entrée dans la salle de justice nous représente l'individu plaidant sa cause. Il se justifie de 42 péchés qu'il a pu commettre pendant son séjour sur la terre. Il en fait l'apologie sous la forme d'une confession négative. Cette confession nous porte à croire à l'existence d'un code moral, qui contenait les prescriptions ou les lois fondamentales de l'état ancien; on y rencontre les devoirs mvers les dieux, les hommes, sa propre personalité, les animaux, et l'état.

Cela étant établi, entrons immédiatement en matière et tâchons de retrouver les traces des idées morales du peuple sous l'ancien empire. — Le plus ancien exemple d'un jugement en Egypte nous est raconté dans le papyrus de Berlin, N^. II. Selon la l^ende 1. 73, ce papyrud remonte au temps de Kanb-ra le roi Xvoufioc d'Ératosthène, le Kep^ef^c de Manethôs, dernier roi de la troisième dynastie, qui régnait Tan 8150 avant notre

ère; U faut observer que le roi est appelé JL2ss^ > ma-j^ru, dit

ou proclamé jmte , terme ordinairement employé pour exprimer que le défunt est trouvé sans péché devant le tribunal d'Osiris , ce qui nous porte à croire que les mêmes idées avaient pris naissance déjà dans ces temps reculés. Le pap. Berlin II, contient l'histoire ou le roman d'un ouvrier rural opprimé par son supérier. U se rend chez le chef du domaine et il se plaint de l'injustice de son maître. Cette allocution est bien longue et il paraît que l'auteur a choisi la forme du récit pour pou-

voir prononcer ses idées au sujet de 1^ rejj^on, de Uk morale et de Tart de gouverner le peuple. Dans une des allocutions L'ouvrier, énumérant les vertus du cheif du domaine à. qui il s'adresse , s'énonce de la manière suivante 1. 62 ss. /^Toi, tu es le père // du misérable > le mari de la veuve , .. . . le père de l'orphe-

// lin Bon seigneur .... Grand sans [i^etitesse, qui ané-

//antis la fausseté, qui causes la vérité. Viens à la parole //qu'émet ma bouche. Je parle» écoute moi» fais moi justice." La notion des devoirs de l'homme est exprimé très-bien dans ce passage» et si on prend le papyrus Prisse en mains» on est surpris des bons principes» énoncés et recommandés trente siècles avant le christianisme» pour la vie heureuse d'ici bas» et dans le monde inconnu. Selon la clause de la première partie de ce dernier papyrus il serait composé sous le roi HeStpysÇ qui a vécu Tan 3498 avant notre ère. Mais il est transcrit plus tard» et joint à un autre document d'un contenu analogue des temps du roi Assa» en tout cas le livre est écrit avant la Ylème dynastie , à la fin de la V^™* peut-être , de Tan 2669 à 2625 a. n. ê. selon la Chronologie de M. Lepsius. Nous nous promettons de revenir sur ce document» car nous y trouverons l'explication de plus d'un mot qui désigne quelque péché du livre que nous étudions. Ces témoignages des papyrus trouvent un appui dans les inscriptions sur les tombeaux. Il n'est pas besoin de relever le fait que déjà dans les dynasties anciennes les rois ont emprunté des surnoms à la déesse de la vérité» ni que cette déesse se montre plusieurs fois sur les monuments de cette période. Il nous faut des monuments où on lit des phrases analogues à celles que nous rencontrons dans le traité en question, qui peuvent être en quelque sorte l'origine de la confession native.

Un tel document est l'inscription d'un employé des temps de Menkaura et Nfrkara, Miu^epti^ et tiecpefj^epti^ , Tan 2966 et 2799 a. n. è., temps de la Y^^^ dynastie. On dit

d'un certain 4ÉI J^ ^^^^ » Vryuu , Leps. Denkm. II , p. 43.

//Voyez, il est d^endu vers Tétang, dit de la justice. Il a pratiqué la justice. Il a été bienfaisant pour les hommes. Il a été proclamé juste par les anciens. Il ne faisait jamais du mal à personne. Il ne faisait jamais mourir une personne. Seigneur du Ciel ! Grand de l'univers I C'est moi qui apporte la paix qui rend agréable. Qui ai aimé son père, qui ai aimé sa mère, qui ai été agréable à ceux qui ont été avec lui. Doux pour ses frères et ses soeurs, aimé de ses serviteurs. Il ne faisait jamais de mal à personne." On le voit de ce temps là on connaissait déjà les devoirs de l'homme envers le prochain et on croyait que l'amour qu'on avait témoigné à ses parents et ses inférieurs, à tout le monde, l'assurait d'un bon accueil devant le tribunal infernal.

Je ne connais guère d'autre document de cette époque. Le sarcophage W. 26 du musée de Berlin appartient à un temps postérieur. M. Brugsch, Cat., p. 15, pense qu'il doit être rapporté aux 6 premières dynasties. Mais le nom de Bk-nrn-f appartient aux temps de Bokcàaris. Dans la XXVI dynastie un tombeau a été construit pour un employé qui portait le même nom et il me semble que le sarcophage à été tiré de ce tombeau Leps., III, p. 259 ss. Quant à la valeur de l'inscription de ce sarcophage, M. Brugsch dit: //Was ausser dem die Inschriften des Sarges merkwûrdig macht sind die Darstellungen der 42 unterirdischen Gôtter , Richter und Bestra-

fer der Uebertreter der 42 Hauptsunden des verstorbe-

nen , und Beizitser des Oberrichters , des Osiris. Den Namen jedes einzelnen so wie das Land wo er haust, nennen die kleinen hieroglyphischen Legenden iiber jeder Gestalt." Un voile obscur couvre encore l'histoire des dynasties VII à XI et ce qui rend notre ignorance inévitable sur ce point c'est, que le nom de la ville de Héracléopolis n'a pas encore été découvert sur les monuments, du-moins si ce n'est le Suten-ha-senen. En tout

cas les noms des rois nous sont conservés sur les listes royales de l'ancien empire, mais il ne nous est parvenu aucun fait historique de leur règne et presque toujours il faut deviner Tordre dans lequel ils se sont succédés. Les monuments de» Entefs sont les seuls documents qui nous en apprennent davantage, mais je crois pouvoir affirmer que la caisse de momie d'un de ces rois, qui se trouve au Louvre, ne contient aucune allusion à notre chapitre. Les monuments de la XII« dynastie , dont on peut citer les discours composés en l'honneur des défunts, nous rappellent les documents déjà traités. Un chef du nôme Sah, des temps d'Osortasis I, de l'an 2380 avant notre ère, s'était procuré la faveur royale, par nombre d'exploits militaires. Devenu nômarque il déclare /y j'ai rendu service à 8ah, dans toute son étendue par de nombreux serviteurs. Je n'ai ni opprimé un petit enfant ni tourmenté une veuve, je n'ai ni repoussé un

ahuti (pêcheur) , ni oiFensé un berger H n'y avait pas

de misère dans mes jours. Dans mon temps je n'ai pas causé la faim. Au temps de la famine j'ai fait cultiver les champs de Sait de la frontière au sud et au nord. Je n'ai laissé mourir de faim aucune personne. J'ai donné aux veuves comme aux mariées. Je n'ai établi aucune distinction entre le grand et le petit. J'ai donné tout. Lorsque le Nil grandissait ses eaux et faisait croitre tout, je n'ai pas fait des trous dans les canaux." Quelque chose de pareil se trouve dans le papyrus de Berlin, W. I , sous le même roi de la XIP dynastie. Le bon directeur en chef de la domaine Aa déclare qu'il a donné au roi une grande partie des revenus de ses cultures et qu'il à satisfait toute la population. //Je donnais de l'eau (dit il) à quiconque avait soif." Il raconte //qu'il a rempli tous ses devoirs envers le roi, la reine, et les enfants royaux. Maintenant il est devenu vieux, mais lorsqu'il sera mort il servira le seigneur universel, et aussi dans l'autre monde, il jouira de la faveur du roi et des princes, comme il en avait joui dans ce monde."

Au chapitre 126, L69, nous trouverons la promesse, faite au défunt^ de la société dés rois de la Haute et Basse Egypte, et dans le cours du texte nous rencontrons dès phrases analogues à celles que nous avons traduites

Les monuments de la XIÏI® jusqu'à la XVP dynastie sont peu mombreux, aussi les documents de ces temps-là, ne nous présentent aucime légende qui nous met à même de pouvoir juger de la condition morale de cette époque. L'histoire de notre livre commence avec là XVII® dynastie. Dans une inscription d'un scribe d'Élytheia, nommé Paher ^ publié Leps. Denkm. III, 1. 13, les vertus du personnage sont énumérées et on y trouve mentionné pour la première fois , autant que je sache, la balance de la justice. A la dernière ligne du côté droit de l'inscription, le défunt déclare. '/J'ai été posé dans la balance et je fus trouvé en état de perfection. Jugé, je m'en allai, mon coeur me suivit vers l'enfer. Je ne parlai point de mensonge aux prochains etc." Parmi les vertus nombreuses, qui sont nommées dans le texte, il y en a plusieurs que nous rencontrons aussi dans le chapitre 126; l'ordre dans lequel elles se succèdent, ainsi que le contexte dans lequel on les rencontre, prouvent clairement que le dogme de la rémunération juste était arrêté. Mais il résulte en même temps de ce texte que le canon de notre chapitre n'était pas encore fixé, car maint péché, nommé ici, ne se rencontre plus dans le Rituel, tandis qu'il y en a dans notre chapitre que noua ne trouvons pas dans l'inscription de Paher. Dans le tombeau d'Abd-el-Quma Leps. Denkm., III, 1. 38, on trouve inscrit le chapitre 17 du Rituel, peut-être le texte le plus ancien, qui soit connu jusqu'à présent de ce chapitre. A la ligne 36 on lit la légende, chapitre 17, 1. 18: je sais que ma tête est dans T étang des justices, et il me semble que par cette phrase le jugement funéraire est désigné.

La salle du jugement , ainsi que le pèsement de l'âme , est

représenté pour la première fois» pour autant que j'ai pu trouver, dans la XVIII^ dynastie , à savoir dans le tombeau 15 de Âbd-el-Qurnà. Amenophis III est assis sur un siège, comme Osîris juge funéraire. Devant lui sont écrits les noms de ses prédécesseurs dans la dynastie. Les quatres génies funéraires, la déesse de la justice, la balance, et le dieu Thoth s'occupeut du défunt, voilà ce qui nous introduit au milieu du cercle des dieux du tribunal infernal, représentation qui sert de vignette au chapitre 125 du livré des Morts.

Il se pourrait que notre chapitre fut composé vers cette époque. Aussi est-il probable que l'autre classe des Rituels, dits astrologiques est formée dans ce temps-là. Les Rituels astrologiques nous représentent le cours du soleil à travers le ciel inférieur, et les monstres ou ennemis que le soleil doit combattre dans le séjour des ténèbres. Il se pourrait aussi que déjà sous Amenophis III commença la révolution dans la religion, qui éclata sous Amenophis IV. Du-moins la représentation du cours du soleil dans le tombeau du Roi, nous fait voir que déjà

vers ce temps-là Tastre brillant était l'objet d'une vive vénération. Comparez Denkm., III, 1. 79. Le temps d' Amenophis III livre les plus anciens exemples connus de l'existence du livre // de rentrée dans la salle de justice*' et des rouleaux qui représentent le f/ cours du soleil par Fen/er"

La dynastie des fils d'Amun , fut succédée par les dynasties XIX et XX, des fils de Ba. Le culte d'Amun fut rétabli a côté du culte de Ra-harma;^is. Les plus beaux hymnes au soleil sont écrits à cette époque et les Rituels furent écrits tréssoigneusement, les vignettes sont bien dessinées et le type hiéroglyphique linéaire est écrit d'une main habile. C'est le temps que la science fiorissait. La plupart des manuscrits que nous possédons dans les musées, dérivent des temps de Ramses Miamun , Menephtah et leurs successeurs. Les Rituels de ce temps se distinguent de ceux des autres périodes par un type gra-

phique grand et ferme , de belles vignettes coloriées et par une plus courte rédaction des textes. Vers ces temps nous plaçons la composition de l'ancien canon, qui doit avoir été fixé au temps de la XX^ dynastie, car le premier roi^Ramses III, nous est représenté dans son tombeau prononçant le chapitre 125^, la confession négative aux juges funéraires, Leps. , Denkm. III, pi. 226. Mais il faut observer que l'introduction du chapitre est tout autrement formulée que celle du Uvre en question, aussi elle ne nous présente aucun point de rapport. Un certain Pn-no^ officier de Ramses III, nous est représenté comme le défunt dans le Rituel, sur les parois de son tombeau à Anibe, et si l'on connaît les anciennes rédactions des Rituels, il est bien facile à voir que la même composition a servi de base à la représentation. Nous reviendrons plus tard sur ces documents. Maintenant nous pouvons nous occuper des Rituels de la XXP™« dynastie. Les prêtres d'Amun s'étaient rendus maîtres du trône de l'empire et dans le papyrus VI de Leide nous possédons probablement un document de ce règne comme i'indiquent les noms du défunt. Peut-être que les Rituels, tels que N**. 7 de Leide sont écrits aussi vers cette époque. Le contenu et la composition nous rappellent l'ancienne rédaction.

Je ne connais pas de Rituels des XXII^s et XXIII«« dynasties. Le nom de la déesse Bast qui sert à composer les noms de personnes de cette époque, pourrait nous les faire retrouver , ainsi que les noms qui nous rappellent les rois de cette période. Le sarcophage et le tombeau de Bknrnf pourraient dériver de la XXIV® dynastie, si le nom de Psamtik, nommé dans le tombeau , ne nous forçait pas à placer le monument vers la XXVI® dynastie. Dans ce tombeau toutefois nombre de chapitres du Rituel sont inscrits sur les murs, et ils démontrent que le nouveau canon serait bientôt accepté.

La XXVe dynastie nous représente la suprématie de l'Ethiopie. Les rois de ce peuple s'associaient aux idées, aux cultes, et

à la civilisation en général de l'empire subjugué, et les pyramides de Méroé» tombeaux des personnages illustres, nous en ont conservé les monuments. Ces monuments sont publiés dans le cinquième volume des Benhmàler de l'expédition Prussienne. PL 20, 31, 33, 36 nous représentent des tableaux du tribunal infernal , bien intéressants pour l'histoire de notre livre , car nous y voyons rempli la lacune entre le canon ancien et nouveau, entre les représentations de la XX^™« et celles de laXXVP™® dynastie.

Nous possédons les plus beaux manuscrits funéraires en caractères hiératiques des temps de la XXVP^e d3mastie. Ce sont p. e. les Rituels d'un Paamtik de notre musée et d'un Ouaphrea de la Deacription de FÉfft/pte, trouvés tous les deux à Memphis. Dans ce temps furent composés, pour la première fois, comme il me semble, les Rituels sous la forme de celui qui est publié dans la collection Belmore. Quoique les textes de ce canon soient tous d'une époque plus récente, nous possédons pourtant sous une forme analogue des manuscrits de la KXVI« dynastie, le S' ai n senain de Paris qui a été écrit- pour un certain Arsiem dont le père fut Horua , Jils de S's'nk. Les autres manuscrits hiératiques de cette dynastie ne diffèrent que très-peu des meilleurs manuscrits du temps des Perses et des Ptolemées. C'est surtout la longueur du texte et le type graphique qui les distinguent de documents plus récents. Les Rituels, tels que le rouleau à'Arsiesia en publication par M. de Rougé, et le Rituel N"*. XVI de Leide, peuvent donner une idée du canon sacré avant les Ptolemées.

La seule représentation monumentale du jugement du mort devant le trône d'Osiris , selon la nouvelle représentation , se trouve dans le tombeau du Roi Philopator I; comparez Leps. Denkm., Abth. IV, pi. 16. Il me paraît que le livre des Morts de Turin, publié par M. Lepsius appartient à la même époque, quoique ceci ne soit qu'une supposition. Les papyrus

Rhind remontent à cette dynastie, mais ils n'ont rien à faire avec le texte de notre livre, le second des deux manuscrits contient un S'ai n snan , mais c'est ici un tout autre texte que celui des documents traites par M. Brugsch sous ce titre. Enfin il se trouve encore un exemplaire du livre de l'entrée dans la salle de justice écrit en caractères démotiques à la bibliothèque Impériale de Paris. Il contient tout le texte excepté la vignette, et selon la clause, il a été écrit sous l'empereur Néron, l'an 10, de son règne.

Voilà en résumé l'histoire du chapitre 125 du livre des Morts. Deux époques bien différentes de l'histoire ont imprimé leur sceau sur les manuscrits qu'elles ont produits. La première époque, celle des dynasties XVIII à XXVI vit naître et se développer l'ancienne rédaction, la XXVI dynastie et les suivantes donna naissance et développement à la nouvelle. Puisque les manuscrits des divers musées peuvent être rapportés à l'une ou l'autre de ces périodes, nous tâcherons d'indiquer aux textes, que nous venons d'étudier, la place qu'ils doivent occuper dans la littérature égyptienne.

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