‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 21 sur 49 · CHAPITRE 125, 1. 1 à H · texte numérisé non relu

CHAPITRE 125, 1. 1 à H

Le chapitre 125 du Rituel est divisé, comme nous l'avons dit, en trois grandes parties, de texte et un tableau. Plus tard le chapitre 126 y est joint, sa vignette se trouvait auparavant insérée dans la dernière partie, la partie c, du texte. Toutes les trois parties contiennent une confession négative. La partie b représente 42 péchés et c'est la rédaction la plus étendue. La première partie n'en contient que 86 et la dernière partie en contient encore moins.

La troisième partie du chapitre manque presque toujours aux manuscrits , les deux autres parties s'y rencontrent très-souvent ; dans les manuscrits de quelque importance on les trouve toujours. Dans la première partie on remarquera que les idées se suivent constamment dans tous les manuscrits dans un même ordre. Dans la seconde partie il y a une grande différence

dans l'ordre de succession des confessions diverses , et même le 5î^« péché dans Tun des textes convient au 20^^°^® d'un autre. Dans les temps postérieurs ou dans le nouveau canon, on remarque le même ordre et la même succession d'idées aussi pour la 2® partie; c'était lorsque le nouveau canon était accepté. Il s'ensuit que puisque dans les temps reculés on remarque un tel ordre dans la succession des idées dans la première partie, le canon de cette partie était accepté généralement, plus tôt que ou antérieur à celui de la seconde partie du texte. Donc la première partie paraît être la plus ancienne et comme nous le verrons, elle forme à elle seule un traité dogmatique arrondi. La première partie énumère 36 péchés; ce nombre est remarquable à plus d'un titre, nous y reviendrons en traitant la seconde partie de notre chapitre.

On peut distinguer trois sous-divisions dans l'énumération des confessions du défunt. Il énuméré ses vertus envers les hommes, envers l'état, envers les dieux. Mais les séries sont entremêlées de manière que l'on ne peut découvrir un système de division logiquement développé. Nous nous étenderons davantage sur ce point , lorsque nous serons venu à la fin de notre traduction, car ce n'est qu'après avoir reconnu le sens des phrases que nous pourrons arranger les idées. Selon la méthode acceptée nous procédons en traitant chap. 125, L 8.

Chap- 125, 1. a.

rt-u

au

rt-u

Lm ...

rt-u

au

rt-u

au

ecd—

ar-a

ari-a

an

ari-a

an

ar-a

an

ari-a

an

ar-na

;^t-u au asft-u

asft-u

rt-u

rt-u

rr-u

rt-u

rt-u

rt-u-a

rt-u-a

rt-u

asft-u

asft

an

Min.

ar-a

an

ar-a

an

Todtb.

ar-na

an

ar^a

an

ar-a

an

ar-a

an

ar-a

an

ar-a

an

P.Nbkt.

asft-u

Les variantes sont sans aucune importance.

Bruffsch : ti Nicht habe ich gesprochen aine unrechte Rede zu einem Menschen/'

// JReiniak : n Ich habe nicht begangen Lug und Trug vor den Menschen." Hinch: ff I hâve commited no fraud or injustice to any man." Birck: tt\ hâve not done prively evil against mankind." Le nouveau canon : an ar-a ;^r (asft-u) r rt-u

L'ancien canon: an ar-a asft-u rrt-u

je n'ai pa8 commis des péchés aiuc hommes.

Comme on le voit, l'ancien canon ne nous présente pas la lecture ;^7': dans quelques manuscrits tout le passage manque, probablement parceque la clause de la partie précédente contenait déjà la négation: //j'ai anéanti pour vous les péchés." Ceci est peut-être aussi la cause que les manuscrits modernes présentent la lecture j^r au lieu de asft-u ou à coté de asft-u, pour présenter quelque différence avec la confession qui précède. Toutes les trois divisions du chapitre commencent par cette négation générale //je n'ai pas commis des péchés."

Le mot jçr déterminé par le petit oiseau %\jgtïA% fraude , mensonge, comme le copte (sot^, mendacium^ spolium, furtum, falsus. Comparez p. e. Rougé, Tombeau d'Ahmès, p. 150.

La signification primitive peut être mise en rapport avec posséder , prendre posseseion de , ici , d'une manière honteuse , de là frauder , mentir. Le texte se traduit donc par, pas j'ai commis de fraude ou le fraude de péchés envers les hommes. Au lieu de Toeil pour ar, ari, le Pap. 16 nous présente la prunelle , signe

de l'époque des Saïtes suivi de T . Bt se retrouve dans la

racine rt pa)T, germer. Comparez sur ce point Rougé, VI Dyn., p. 6 et Chabas, Voyage d'un Égyptien. — Sur la lecture an rx-A^ il faut que nous nous étendons davantage, car les différentes leçons proposées nous forcent à traiter de nouveau ce sujet. Pour la valeur déterminative de '^-a-^ on est d'accord que le signe représente l'idée de repousser, et il détermine comme tel le groupe j(m; on a donné au signe comme syllabique les valeurs de mn^ an, nn, yin, d'autres prononciations ne me sont point connues. Mn est la lecture ordinairement acceptée par plusieurs égyptologues , ils suivent en cela M. firugsch, Chabas, et d'autres. M. Reinish (Basilocogrammate Schay, p. 28) est le représentant de cette opinion et c'est lui qui a de nouveau traité la question, Zeitschrift, 1863, p. 88. Toutefois dans tous les exemples que ce savant nous offre il n'y a pas un seul qui résulte d'une variante hiéroglyphique ,

si ce n'est celui de x^' ^^^^^^ ^TtCnt? qui doit être lue non pas

mni, mais an ou mn mni selon l'observation juste de M. le Page Renouf. La lecture mn est basée sur une tout autre variante, c'est-à-dire, sur celle du nom divin ^m ou i»ii, le dieu ithyphallique. Les variantes du nom de ville ^ox,eiJ^!Miç , Letopolis

sont pa.sxm = ^^^

Br. , Géogr. I, p. 248, N^ 1134. On obtient pour phonétiques de -^-A.-n la lecture sj(m ou ^(m. Une autre ville XfiiifMi<;,

Panopolis, est écrite avec les signes ^^v ^ ^ , que les

coptes nommaient ^jniit ou ^jmh et les arabes Aschmin.

M. Brugsch divisait ce groupe en yin et mn parce qu'il avait trouvé la variante du dieu -^t» = umnn Géogr. p. 199, N"*. 905 » selon Plutarque mv , semblable au Mfy^ç des grecs , le mn-ti ou double mn des ^ptiens. Manque d'exemples plus concluants on lisait, et moi aussi j'ai suivi cet exemple, '*-'^-«^ = -«^ = tMiÈÊik , Toutefois cette lecture paraît tout-àfait fausse, quoique Ton peut citer quelque formes coptes en sa faveur, qui cependant peuvent être expliquées d'une tout autre manière. Ce qui est certain par ce qui précède, c'est que ''^-^^-^ et -^mmm^ ctaicut lus tous les deux ym. Et la preuve que du temps des grecs ^^ avait encore la valeur de ym réside dans le nom de ville Diod. I^ 18 Xei^iita fiB^efiiYiyevoyLtvny ^e Uoivoc m-oXtv , d'où dérivent peut-être les variantes 'X.Jtk.itv et u|4Mii. Donc la lecture mn me paraît être contestable. — An, M. Page-renouf, Mise, notes, p. 2 croit pouvoir accepter

que la lecture aaawwI est établie. Ceci se peut très-bien , mais

il faut observer que dans l'exemple que M. Goodwin propose,

an /wvwvsl peut être un autre adverbe négatif et seulement

une variante de sens non pas de son. Les exemples tirés des Rituels doivent être cités avec bien de prudence, surtout quand s'agit de textes modernes et mal écrits. Les signes hiératiques sont plusieurs fois écrits si négligemment que Ton ne lit

que ^ . Dans le Papyrus I à IV de Berlin le groupe négatif n'est presque jamais à reconnaître. Si l'on trouve dans un Rituel et dans un pareil contexte on peut être presque sûr que c'est une transcription de " ^ . Toutefois je me range à la transcription de «-^^-^-^ par an , quoique pas un exemple de transcription bien établi ne me soit connu. Je me fonde sur les valeurs de nn, à^ na ou de n qui sont très-admisibles.

Nn un r fC^^ semblable à C2n""^'^^^ d'où

/^AAA/sA^

qpXI'

/WWWS il /NM^VNA

= II- Contre cette variante il n'y a rien à dire, nous la devons à M. Chabas, Mél., Il, p. 192. Un autxe mot se trouve Brugsch, Rec. , I, 15, 1. 9 /^ >x-a-^ ^ Jf ^ le dernier signe probablement pour Jfi . Ce mot est écrit ordinairement ^l J0 y, (sthh, mollia, debilis, etc. Comp.

Duem., Rec., II, p, 87, 29 jfl 1^^ V,

= ^. Les exemples que MTKeinisn a donné dans le Zeitschrift ' ne me paraissent pas satisfaisants ; dans les textes du Rituel on trouve une quantité de pareilles variantes. Les exemples que j'ai cités sont tirés de monuments solides en pierre dont les textes sont ordinairement mieux écrits.

Na. Cette valeur résulte des variantes du nom de ville

@,.^0^#^f^^^l'*-'^-^ . Le Rit. II de Leide (excellent exemplaire) nous donne pour variantes du nom de cette viUe les dénominations suivantes:

O \ M /wwws , T^^^T^ ^m JE

/WWAA ,

df M I JÊ /wvsws . Dans ces exemples le signe «^^^-«^ est

AAAA(WS

semblable à JÊ ou à » et l'affixe M , au lieu de .^.«o^, prouve

que le nom de demeure ou de v3le doit être lu naar-f ou naaf'U, celui qui exerce l'action naar, le signe ^O^ est déterminatif dans ces exemples ; comparez les mots maar , taar , etc. La conclusion me paraît être que «-^-«i déterminait le mot j(^m , am, etc. et avait la valeur syllabique de an?, nn on n, na ou n, ou simplement de n, semblable à l'ii négatif des coptes.

i-^;;*»- <^liM^\L

untu-u nnni

nnta-a

nntu-u

nnu-u

nntu-u

nnu-u ki t't

amtu-u

untui

itui

amtu-i

tu-f-u

untu-iu untu-iu untu-iu untu-iu

aar-a taar-a

s.tr-a taar-a taar-a taar-a

taar-a

taar-a taar-a s.mam-a s.maar-ka s.mam art-a

s.maar-a s.maar-a s.maar-a

Ohap. 125, I. 4, L. J6.

an L. 17.

an L. 18.

an L. 24.

an L. 44.

an L. 62.

an Min.

an Todtb.

an D. 72.

an P.3115.

an L. 2.

an L. 3.

an L. 4.

... Jj. 0.

au L. 6.

an P. 3092.

an P.Nbkt.

Les variantes des deux mots sont bien intéressantes: L. 2. L. 3.

^%'^Â.ÂÂ^\

p. 3092 et Nbkt.

\ÂZ.

nnuu'U. L. 16 ^ Todtb.

untu-iu ou uniU'Ui D. 72.

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