‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 22 sur 49 · L. 17. Todtb · texte numérisé non relu

L. 17. Todtb

p. 8115 fautive.

IMf

Brugsch: //Nicht habe ich ausgelassen Hochmuth." Betniah: //Nicht habe ich mishandelt meine Untergebenen , d. h. meine Schuldner." Birch: //I hâve not afflicted persons or men." Le nouveau canon: an taar-a nnu-u (amtu-u)

an s.maar-a untu-iu

Je n'ai jpaa tourmenté les misérables.

Je fiai pas oprimé les misérables.

^ /t"^ ^ ^ JUL * commence par le signe jUr , qui

ressemble beaucoup en hiératique au signe «LL » am ; -|-

était transcrit par X ^^ *!"' ^^^^ ^^ P^^^ s'assurer que du

signe

riante

transcrit par X ^^ *r' ^^^^ ^^ P^^^ s assurer que «I», un, dérive probablement X et du signe X la JJI . Les variantes des deux textes sont bien

vare-

marquables; Rit. de Leide, 17, a oublié le ^SL, , mais hors celui-ci tous les manuscrits récentes lisent le premier mot iacar déterminé par M^f^- ^^ signe se lisait aussi derrière le mot rt et c'est la cause de la lecture fautive des Ritueb 3 et 4 , de

Leide, qui ajoutent X^^ et ^y . Outre le déterminatif

éO(^ on voit aussi le bras armé derrière le groupe. Le mot se rencontre maintefois avec la signification d'une action violente destructive, par e. Berl. I, 93 « M. Chabas le traduit par réprimer , Reinish . Mir. Zeite 114, par verletzen , missiandeln. Comparez Fap. Prisse, 1, 4; 5, 12; 14, 1, tourment, tourmenter, dans le copte XApTp, ^«r Aar^ , T^pTujp , /w/iyer^ , Tu>p , qfiffù II me semble que le signe ^0(^ représente un noeud pour dompter des bêtes et qu'il détermine comme tel les mots qui expriment une action violente. La variante des anciens canons nous représente la lecture mcuir, déterminé par iO(^» L jf ^^ \ ce mot a été traité Pap. Mag., p. 101. Là j'ai cité les exemples qui me donnaient la signification de entraîné comme ennemi subjugué, lié comme un tel et de là on le rencontre dans le sens de tourmenter. Sjnaar signifie alors /aire tourmenter ; comparez les formes coptes jii^p , ligari , dngere , jkwç , jKop, Ji^o7^p. La troisième variante est s.mam, faire la mort , massacrer, toutefois il se peut que le mot avait aussi la signification adoucie de to^nne»/^ , comparez Rit. 125,1. 7; Rit. 17, 74. Ce mot est déterminé aussi par la tête et la gorge d'une vache ; comparez Pap. Prisse , p. 7 , 1. 10. Dans le Pap. Méd. le mot signifie couper, le copte cojvc, domare, peut-être mis en

rapport avec le mot; comparez ^'^ Jw r ^^- Mir.,

p. 132; Chab., Pap, Harr. s. v. et Mél. II, tuer, massacrer , frapper. Le mot signifie alors je n'ai pas tourmenté , frappé om tué l'objet du verbe actif se trouve dans le mot suivant.

NnU'U, nnnni'U est déterminé par le phallus et l'homme assis. M. Reinish sépare nn du mot suivant uu-u qu'il lit uumu

selon les variantes , et qu'il rapporte au €opte otujjm , wccumbere, mbjicere, Mir. p. 26; quoiqu'il ne connaît pas un seul monument où le mot se rencontre. C'est justement pour cette raison que je yeux laisser le mot en son entier et que je le regarde comme variante des formes suivantes.

Sarc. Set. 4. d. Berl. I, 195.

Rit. 149, 14. Horrack, Lam. p. 6.

Chab. Pap. Harr. s. v. Mél.

Rit. Leide, 6 e. II, p. 122; Voyage, s. v.

Négliger, tarder^ relâcUenient , ee reldcAer , faiblir , deficere. La traduction de notre mot par ceuœ gui sont faibles , défaillantes , misérables , IdcAes parait être certaine , les mots coptes non , relaxatiOy nom, vastari, dejiciy nioirti, stupefactio , peuvent être dérivés du mot antique. Le Phallus peut être dans ce mot le symbole de dépravation ou des actes honteuses, on le trouve comme tel encore dans d'autres mots. Le Todtb. lie au mot nnU'U avec la formule ki-fi le mot amtu-u. La lecture kift résulte des variantes des signes 21^ , dans d'autres manuscrits , p. e. dans le Rit. 2 de Leide , on rencontre au lieu de

o = 0^^ et i les mots f^^^ll^^^ . Ces mots

me semblent signifier, d'autres lisent, ou disent, ou autre^nent dit , on peut penser à un manuscrit ou à un auteur qui présente une autre leçon d'un texte. Dans ce sens nous trouvons la formule dans le texte du Todtb. , qui lie le mot du nouveau canon à celui de l'ancien par un ki-ft. Le mot de l'ancien canon se lit amtu-u ou untu-u.

La cause de la variante amtu me parait résider dans la trans-

cription da signe •(- , qui se trouve dans les ancien manuscrits. Le signe -|» était écrit en hiératique -|- comme dans les anciens manuscrits et X- ^ ^^^ ^^^ déterminé par Thomme et la femme assis; comparez Rit., Chap. I, 1. 2, 8, oii les anciens manuscrits présentent les formes:

Rit. 2 de licide. Rit. de Rougé, 1, S.

Rit. de Rouge, 1 , 2.

Comparez la forme Rit. 17, 8. <£^^ 0.1 1 , Rit. de Rougé

et Todtb. Il faut que nous commeny y cions avec la forme vu • (u. •(- avait la valeur de un suivi ordinaùrement de amv)amv, comme dans les exemples suivantes.

^ 9 «^ I • ^Ps- Kon- LXl , 7SC. = ^ •!- I .

Denkm. III, 226, c. 14. +8 ~ (B^

Awv^A^

Denkm. III. 225 a. b. 4 et dans les variantes de m3L être = -(-. P. e. Duem. , Rec., II, 68. . , ,f » **»» ««-», j'tf»

crè^ les existences. Le signe se lit dans le nom d'un oiseau *r , comparez Champ. Dict. espèce de Pingouin, comparez

Denkm., II, 69, pi. VIII . f. I , et dans les formes JE rw^ M

= ^n JE dBOM of^vres^^i?) »^^(K » Denkm. iT, 102 b. , qui ne se trouvent que rarement, enfin «J- pour X se lit

Denkm., III, 30, 29. It ' ' '*f-l-^«^ JfSj|#i " .

(^^i^cT ^ift «on^ auprès du roi.

La fleur entre encore dans d'autres mots qui ne sont pas

suivis de 'wwws mais de ^ ^ en hiératique ^ ^ ou

• ^^^" , Duenu, Rec., 1, 70, 3 signifi e des oflfrandes ou des produits ; comparez Duem. , Cal. 66 , 8 a. . . . g g 4- >

terme employé pour désigner les objets apportés comme produits d'un nome à la déesse de Dendera. Ce mot peut être

mis en rapport avec ff^ ^\^» espèce de boeufs employés

comme offirandes dans les temples. La variante Pap. Leide 3

résulte de ce nom , en hiératiques ^7 ^ ^n/i* ^ signe -^

a été oublié. Une autre variante se lit Duem. , Cal. 6 , 20. ^ -^4^

et Duem. , Cal. 94 , 10 (l(^^ Q Q T * ^^ ^^^ ^^^ ^^^^ lirons ûntu se trouve plusieurs fois sur les monuments , p. e. Denkm. , II, 152. Ce monument est bien curieux , c'est le dessin d'un tel animal, sur lequel les carreaux de dimension sont tracés. Une inscription hiératique de l'ancien style sur le corps de l'animal indiquait probablement quelle quantité de ces animaux devait être offerte à un certain jour, au chef de nome, au roi , ou aux dieux ; on y lit :

.... 3 fan untu

'® iip \ak

183 pièces le 10 du mais de la saison 1 mois

Le ûntu , est dans ce dessin , comme dans d'autres , un animal /aeV, ^sl^ Jeune, comme quelques savants supposent. C'est pour cela que l'on ajoutait très-souvent au mot untu, le mot ao, pour exprimer par ao-Unlu le mot boeuf, nommé unlu. P. e. Leps. , Denkm. III, 30 a, 1. 9:

1 1 1 1 1 \nmn iBÉf*"^ 1 1 1 cm v7\ •

Cet exemple est assez clair, comparez encore III, 80, 1. 4, 5, 14 et 31 a; 4, 9, 10 etc., et Planche VIII, f. 2, tirée des Denkm., II, 129. Je n'ai pu retrouver Tanimal dans les collections de planches qui traitent des mammifères de l'Egypte. La forme ^ ^ se retrouve dans le nom d'une espèce de chèvre # , p. e. Denkm. II, 23. tfntu est déterminé encore au

lieu du boeuf par le signe des vêtements X ou des tissus;

p. e. Pap. Anast., V, p. 13, 1. 4 Xff f^^û ~ ^^^® ^^^' 1. 8 X ^ ^fl ft X R ^toff® fabriquée -^ peut-être des poils, ou de la-^ -^ peau des boeufs tintu.

La variante de nn u est donc am tu ou untu , déterminé tantôt par le phallus et l'homme assis, par le phallus, l'homme et la femme , enfin par l'homme et la femme. Le phallus y ajoute l'idée de dépravation , de l'état ignoble , et les contextes du Rituel, que nous avons cités, y conviennent parfaitement. Toutefois le sens de misérables ne s'a ttache pas à des expressions

comme Denkm. III, 140, c. 8 ^^ I I ' t^'^'^f "^ '

que M. Reinish suppose être des captifs employés aux travaux pénibles et peu honorables des structures , Miramar p. 27. La phrase se traduit par les Amtu des temples. On peut comparer cette phrase à une autre , Pap. Anast. I , p. 1 , 1. 4 , que M. Chabas traduit par // au premier rang de ses concitoyens"

Ci/ ^n #iJj-A» -'^ . Je crois pour moi que

les mots géhs^ du peuple , ' ou le peuple , traduisent le mieux notre passage. Le peuple peut être accepté comme substantif, qui désigne la totalité des individus , mais qu'on employé aussi pour indiquer un certain degré de civilisation , la masse. Dans la confession est indiqué, comme il me semble, l'excuse de n'avoir pas abusé de son pouvoir envers des gens du peuple, des misérables, ou des faibles.

*|* et ^ -^|- sont des mots composés peut-être de X

s: «)•» être dans un état quelconque et ^^4, qui désigne le mal, le péché, l'état de dépravation morale autant que physique. Les misérables peut donc être regardé comme indiquant la traduction exacte du mot. Chap. 125, 1. 4.

ma-t ma-t

ma^t ma-t ma-t ma-t

ma-t

ma-t

ma-t

ma-t

ma-t-u

ma-t-u

ma-ti ma-t

;jjabu-u u-u

but

;^abu-u but-buu ;gabu-u

;j;bu-U

;^abu-u

;^abu-u

uui-t-u uui-t-u

uui-t-u ;gba-u

Les variantes sont les suivantes.

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