‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 37 sur 49 · L. 3: an · texte numérisé non relu

L. 3: an

Reinish: //Ich vermehrte nicht." Birch: ffl hâve not thrown down." Champottion: f/ Je n'ai pas été avare." L'ancien et le nouveau canon lisent l'un et l'autre:

an oh-a

Je fCai pas volé en secret {éie fripon).

Oh ou oah^ se trouve écrit maintefois dans les anciens manuscrits t^\\^ p > I^ftP- Prisse, 10, 4; 10, 11. Le signe initial, détermine le mot i ^7 , croître, Pap. Prisse, 12, 9;

7. 5. L« rigne dgniâe. ^^ peut s'en «>n,^. un fil auquel on a enfilé quelques fruits; comparez Planche VIII,

fig. 6; Pap. Berl. 1,1. 76. tlf% ^5 . De cette signification

est dérivée aussi la valeur symbolique de développement, qui réside dans le mot oah. Le mot a deux significations distinctes, celle de placer , poser , et celle de augmenter; comparez les mots coptes ovh£, imponere, adjicere, addere, ovog, ovcog, oTA£€. Ils représentent la transcription exacte des phonétiques antiques; comparez sur ce point Chab. , Mél. II,p. 52, 53, 67.

. llli^//wwvvsOT, je fais valoir le champ; Rit. 77, 4. J^Si^^oY» je me développe sur la terre; Rit. 30, 4.

/Wa^^^P Q T , Rongé, VI pjm. , p. 37 abondant en amoor.

t^^V\ t Anast. 1,1, Chabas , au ooeor ample ; compares Sali. II, 10, 4, Anast. 5, 17, 6; Ptip. Prisse 19, 1; 12, 18; 5, 7.

{2j^jSf tti ^ ûi'^^W* J'^ déposé mes fardeaux; comparez Orbîn. 10 , 1; 8, 4.

Le sens de profiter d'une manière illicite de quelqu'un , ou d'augmenter ses possessions d'une manière défendue paraît être le sens de la petite phrase, qui reçoit sa lumière de celles qui suivent. Pour cela Champollion a traduit le texte par avare, mais je crois que la nation dépeint plutôt la malhonnêteté cachée , la friponnerie causée par le désir d'augmenter ses possessions. Ce mot ouvre une série de pécha qui ont du rapport avec ce d^ut des n^ociants qui profitent des prochains en diminuant les poids et les mesures.

Le texte continue dans le même sens avec les n^ations suivantes. Chap. 125, 1. 8.

^ îîl-^ r' T L® ^ ^ '"

tbhu-u ;cbt'-a an L. 17.

hu-u tbhu-u m ;cb-n-a an L. 24.

tbhu-u x!^^^'^ an I-. 44.

yht'h an L. 62.

tbhu-u ;cbt-a Min.

tbhu-u 3jjb-a an Todtb.

tbhu-u 'x)^^'^ ^ Descr. 72.

tbh...-u ;t^-a an P. 3115.

tbh-u m x)^'^ &n L. 2.

tbh-u ;^b-a an L. 8.

tbh-u ht' an L. 4.

tbh-u m ;^b-a an L. 6.

tbh ;gb.a an P. 3092.

Les variantes sont.

ïodtb, P. 3115, 8092.

o I II

f^fl

Âéi

Reinish: //Und ânderte nîcht ab die Oebete."

Birch: ffl bave not changed measares."

Chabas: Pap. Harr. , p. 129: //Je n'ai rien changé aux prières."

Le nouveau canon diffère seulement de l'ancien dans le déterminatif du mot tbhuy je les traduits tous les deux de la manière suivante:

an ;(;bt-a tbhu-u

je rCai pas falsifié les mesures de grains.

Thhu est déterminé maintefois par le rouleau de Papyrus et ceci est la cause de la traduction du mot par prière , en copte to6£. Or le mot prière est écrit ordinairement

fX#i4f 1 ^'^^^^^ ' comparez Rit. 94 titre. Je regarde pour cette raison le rouleau de Papyrus pour la transcription fautive du gâteau ou de la mesure aux grains. Les variantes de l'ancien canon comparées avec celles de la Description de l'Egypte 72 et L. 24 nous présentent un mot déterminé par la mesure de grains; ce mot est bien connu d'ailleurs et signifie les grains

ou les mesures aux grains. Le mot est composé de tb; comparez ^Mf ^^^^> Tea&e, arca , dsta, vase, mesure et

I I I 4f ^^ ' ^m Q ^^ S!^* victus , aliments , les vases à mesurer; -j^bt en copte cgo&T, mutare ^ transfigurare ^ est déjà traité et la phrase entièrement expliquée. Une négation qui regarde un péché analogue nous est gardé dans les manuscrits L. 2, 3, 5.

( )g .5m - iU^\

an L. 3.

L'ancien canon restitué serait alors:

an ;^b-a m s'p n tb

pojs fai fraudé sur un paume pour un doigt.

L. 2 , peut être pour : an sat-a s'p , je liai pas omis un paume. Si ma traduction soit bonne, la phrase est claire, je n'ai pas volé un doigt ou je n'ai pas donné un doigt de moins en vendant les toiles. Le signe ^"^""^ hiératique ■ ^ } est traité par M. Lepsius, EUe. U a signalé la valeur phonétique de s'p qui est prouvée d'ailleurs par les variantes de notre texte; le copte tgoTi , palmus a conservé le même mot. Une variante du mot , MtÊf » représente la valeur des quatre doigts , valeur essentielle de la sousdivision de la mesure; comparez Lepsius,

Elle, p. 43. Le doigt | , tb, [l l— ^eij^, Te&, th&, di-

çitus, était la quatrième partie du paume. Les anciens manuscrits nous offrent encore une négation:

f^-yf

..il 11^*^^ IW^X^A^^^^^ M^^^ll // P

Le canon peut être lu:

an saat-a m aht-u

pas jai transgressé dans ce qui est des champs. Le mot saat , quoi qu'il ne soit pas toujours écrit d'une manière complète , représente le péché. Comme l'indiquent les déterminatifs» c'est un acte violent retranchant, qui mutile la personne ou l'objet auquel on l'applique. Le mot peut être traduit par battre à mort ou retrancher^ violer ^ annihiler, P. e. Rit, 17, 54: iiSsm^ V annihilatewr d^Osiris,'' 17, 76; Chap. 125, 45,

le mot se trouve déterminé par l'ennemi abattu ^^f^ , et se

lit aati sans 1'^ intensive. Il s'ensuit que l'on peut comparer

avec ce terme les autres comme ^^f . JE I , Sali. I ,

PL 1 , 3 , et d'autres ; comparez Chabas , Mél. première série , la peste , ^iT^^o , dejicere , ou ovot , delere , peuvent représenter l'ancien racine. L'acte violent s'exerce dans le texte L 2 contre les tati , les deux mondes , les terres , les domaines cultivables de r Egypte, dans le copte to, orbis terrarum, n Je nai pas retranché une partie de terre ^ peut être le sens de la phrase, soit qu'on entende par cette formule la mesure d'une terre vendue ou un agrandissement de ses domaines en tranchant en son faveur une partie des terres de son voisin. On

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