‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 46 sur 49 · LA CLAUSE · texte numérisé non relu

LA CLAUSE

Cette confession est terminée par une autre contenant une déclaration du défunt qu'il est sain et pur et se terminant en une prière. Il déclare qu'il est reconnu sans fautes au jour du jugement en ces termes:

mm

uab uab-a

ha-t-sutn-nn

uab uab-a

sutn-;(;nn

uab uab-a

sutn-;^nû

uab uab-a

sutn-;^jnn

uab uabu-a

ha-t-8utn-;^nn

uab uab-a

sutn-;^nn

uab uab-a

âutn-;^nn

uab-u uabu-a

sutn-;^nn

uab-u

sutn-;^nn

uab-u

m. abu-u-a sutn-;^nn uab uab-a sutii-;^nn Les variantes:

sp-aftu uti-m

nti-m

sp-aftu

nti-am

sp-aftu

nti-m

sp-aftu

nti-m

sp-aftu

nti-m

sp-aftu

sp-aftii

nti-m

sp-aftu

nti-m

sp-aftu

sp-aftu nti-m sp-aftu nti-m

uab-kua pfi-aa

pfi-aa

uab-kua

pui

uab-kua

pui-aa

uab-kua

pui-aa

uab-kua

pui-aa

uab-kua

pui-aa

pui-aa uab-kua

uab-kua

uab-kua

pui

uab-kua

Chap. 125, 1. 11.

r^£;isi

ftn

au-a bnnu

bnnu

au-a

bnnu

au-a

bennu

au-a

bennu

au-a

bnnu

au-a

bnnu

bnnu au-a bnnu au-a

au-a bnnu au-a bnnu

/SAA/VWS /WWV\A

If

Mm.

tf

Nbkt.

Desc. 62; I. 2; L.

Beinish: //Gereinigt werde ich also werden vierfacb, meine Reinheit ist die Reinheit des grossen Phônix in der Stadt

Sutan-Chanan."

Birch: ft\ am pure! I am pure! 1 am pure! I ani pure! I am pure ! Pure is that great Phoenix which is in Suten-Khen (Bubastis).

Les deux canons lisent:

au-a uab-kua sp-aftu uab-(u)-a uab(-u) je suis pur quatre fois ma pureté est la pureté bennu pui aa nti m Sutn;(;nn du Phénix ce grand qui est à Sutnj^nn

ou // mes purifications sont les purifications de etc qui

est à Sutnhaj^nn*^

La difficulté de la traduction de ce passage réside dans l'identification du nom de ville Sutny^nn^ avec un des noms de villes connus de TÉgypte. Le symbolisme du sens est parfaitement ' clair. Le Bennu l'oiseau d'Osiris selon la mythologie , sert d'emblème de l'individu purifié. Selon Mr. Brugsch l'oiseau est \Ardea garzetta^ en tout cas c'est une espèce de Héron, d'ont le Rituel nous présente les dessins, que je reproduis selon l'exemplaire II du Musée de Leide, Planche IX, fig. 4, dans le copte 6€m, grus. On lit au Rit, Chap. 13, 1: /y j'entre comme épervier et je suis sorti comme Héron dieu du matin" = Chap. 121 où l'oiseau Bennu est identifié avec la planète Vénus selon Mr. Brugsch. Mr. de Rougé à traité le même sujet dans \Athenaeum Français^ 1866, p. 27. Cette étoile est identifiée aussi avec Osiris. Dans le tombeau de

Seti elle est nommée n l'astre qui traverse {la planète) ..^D» l ^

rétoile d'Osiris" et ailleurs à la place correspondante du Ra-

messeum; k T2f 91 '^^ planète Bennu d'Osiris/* comparez la légende de Biban el moluk citée par Mr. de Rougé. Ceci noté, le Bennu symbolise Osiris , comme étoile

du maHn, ce qui s'accorde paifaitemeut avec le passage 17, 10, du Rituel funéraire.

Le texte déclare: //Je suis ce grand Bennu qui est à On: c'est la confirmation de tout ce qui est. Qu'il explique cela! C'est Osiris (ancien style)" ou; //Bennu c'est Osiris qui est à On." Donc la forme avec laquelle on symbolisait l'Osiris d'On -était l'oiseau Bennu. Ici dans notre texte du Chap. 125 le défunt déclare, qu'il est pur comme le grand Bennu à Suten;^nn.

Ceci convient avec le texte du Rituel Chap. 17, 1. 2: //Je suis le soleil (Ra) dans sa domination, lorsqu'il commence son règne etc.; c'est le soleil qui règne a Ha-t-sutn-;^nn. " Ici l'apparition du soleil coïncide avec l'apparition de Bennu.

Les variantes du nom de ville prouvent que l'on pourrait écrire aussi bien sutn-hat que Aat-suin. Je pense que, dans le second cas , le nom de ville fut mtnj^nn et que hat etc. , signifie : le temple de mtnjçnn. Ceux qui ont comparé le mot avec la ville gnec se sont du reste abstenus d'expliquer ce fait. Les identifications de Mrs. Brugsch et Chabas de cette ville et l'oase Sioah à cause du culte de HarsapheSy sont abandonnées par suite des textes Géographiques du Rec. de Mr. Duem., 1 , 58. Cette ville ou le culte de Hrs'af ou Arsaphes fut établi est la capitale du XX»^™ nome de la Haute-Egypte

A, j^nt-aiHy Arsinoites anlerior, changée en Heracleo'

polîtes anterior par Mr. Brugsch, Zeitschr., 1864, p. 51. Il faut avouer que ce changement est fort, parce qu'il y avait deux nomes Arsinoites selon Strabon et Pline et il n'y avait qu'un nome Heracléopolites dans la Heptanomide selon Ptole-

mée* D'ailleurs le (jf A, am-ph, ph-am (fiioa) est certainement le Arsinoites posterior; comparez la Géogr. de Mr. Brugsch et la description de l'Egypte Ant. , Tome IV: //Heracléopolites est in Insula Nili, longa passuum quinquaginta M, in qua et oppidum Herculis appellatum. Arsinoitae duo

sunt: hi et Memphites ad summum Delta perveniunt

substituunt alios nomos ut Heroopoliten , Crocodilopoliten." Selon cet auteur rArsinoîtes posterior ou le Crocodilopolites et l'Arsinoites anterior ou Heroopolites formaient une série avec le Memphites et le Heracleopolites , formé par un Ile , et étaient adjacents. On serait tenté alors de croire que Ton devait chercher la ville sutnx^nn dans une autre emplacement p. e. Mla- Aoun, HowaraA el Kebir ou quelqu'autre encore; comparez Planche IX, fig. 6.

Une seconde difficulté pour Tidentification de ^nec et notre nom de ville, me paraît être la prononciation du mot, qui se

retrouve avec le simple X préposé, dans la basse époque,

mais dont il est certain par bon nombre de variantes qu'il doit être lu comme nous l'avons proposé.

Contre l'acception de ^nec pour la traduction de 9utnynn paraît se révolter le Papyrus II de Berlin. Un ouvrier vient des campagnes de sel et de natron à Meruitens qui habite, comme nomarque, mtwj^nn^ et qui est prêt à se mettre en voyage dans une barque. La ville était située auprès de la rivière et aucune des places JhnM repond à une telle situation.

Enfin la place Butnyjm selon l'inscription historique de Pian;^i n'était non plus située au bords du Nil. Car lorsque le roi se rend à Memphis après avoir soumis toute l'Egypte, la ville n'est pas nommée, et quand il se rend dans l'Arsinoites Postérieur à TatAni, I^îi— |j> ^ n'aborde non plus mtny^nn.

Retourné après le siège de tiermopolis, son adversaire Pfaabast roi de Sutnj^nn se rend.

Il est donc très vraisemblable que la ville était située à l'est, auprès du désert libyque , au canal qui joint le Fayoum au Nil, au rives du BaAr Joucef. Dumoins s'il n'y aît preuve plus évidente que Hnea est bien certainement nommé dans l'antiquité sutnj(nn ou sufn-ann précédé de Aa et à traduire par demeure

du roi j(nn ou Snn. Pour la dernière lecture il y a d'intéressantes remarques à lire dans l'étude de Mr. Goodwin, qui retrouve le roi Snn dans le JSfememp^es de Manethon; Zeitschr.» 1867, p. 82 68. — ffi(p ou T^AAa TapaaiffAa eyeifero zat 0iopci fieyi- TTij KAtetr^ê Tify AiypTTov." Comme je l'ai , dit le sjrmbolisme du texte est clair, l'individu déclare: Ma pureté est comme celle d'Osiris. ^^^

pfi fnti-f nk hr-nti

pfi ^%^"^ 8-an;g nf-u \ L. 17.

m-An

hsb

nb-t

pfi

fnti-f

nk

hr-nti

pfi

hru

Page 1