‹ Étude sur le chapitre 125 du rituel funéraireChapitre 47 sur 49 · an · texte numérisé non relu

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m-An ut'a-t n-mh

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r^'XX 8-an;jj nf-u

m-An ut'a-t n-mh

Les variantes:

^AAWvvA L. 2 ; P. 8092 ; L. 1 7-

lii-f'

Todtb.; D. 72;

P. Nbkt.

2; p. 3092; Nbkt.

ÎS2L1î

OIU]

Beinish: //Weil ich bin der Geist des Hernn der liûfte, welcher belebt aile Menschen, an diesem Tage der Rechenschaft in HeliopoUs/'

Birch : Il Because y am the nostril of the Lord of the winds giving live to the good the day of veiling the Eye in Annu (HeliopoUs)."

Les canons:

Hr-nti nk fiit-f pai n nb-t nf-u

Puisque mai je suis son celui du seigneur des souffies

organe de respiration s-an;^; r;gi-ïi i^b-t hra pui n hsb ut'a-t

mh qui vivifie les hommes tous jour ce du compte de VXJt'a

de Paccomm An plissement

à Héliopolis

Comme nous l'avons dit ailleurs, l'Égyptien regardait le nez comme l'organe de respiration d'où sortaient les souffles vivificateurs. C'est ainsi par exemple que le Papyrus VII de Berlin déclare que rien ne vivait avant que le dieu suprême n'eût vivifié des souffles de son nez tout ce qui existe L. 38 : // Il n'y avait pas de vie dans les dieux lorsque le souffle sortit de ton nez et l'eau de ta bouche." L'individu déclare qu'il est l'organe de la respiration, l'organe d'où sortent les souffles qui animent les hommes, de sorte qu'il est semblable au dieu vivificateur. Les créatures d'un certain degré de développement moral sont nommées les rj(^-u^ ceux qui savent, le copte piocg^, videre, peut être mis en rapport avec la racine antique.

L'individu est donc semblable au dieu qui rend la vie aux élus le jour du jugement. C'est le sens de la dernière partie de la phrase, de Asb ufa-t ou de ma ufa-t selon l'ancien canon. Mr. Brugsch a traité dans son Dictionnaire cette expression et la traduit par ^ pleine lune.'' Certainement l'oeil symbolique signifiait en plusieurs cas le soleil ou la lune; voir le texte de Berlin VU, 1. 43. //Ton oeil droit est le disque solaire ton oeil gauche la lune:"

Mais ceci ne nous autorise pas encore de traduire tous les

expressions de mA Wa par vpleine lune'' Selon le Chapitre XVII du Rituel, l'individu est semblable au soleil victorieux après la défaite de Set. Le soleil est ici appelé l'Ut'a, TUt'a droite comme dans le texte du Musée de Berlin. Mr. de Rouge a dit sur ce sujet Rit. 17, 25, //on doit reconnaître dans l'Ut 'a d'une manière plus générale les points fixes d'une période , comme les solstices et les équinoxes, la pleine lune et la nouvelle lune, ainsi que les époques de renouvellement des grandes périodes astronomiques, ce que le II livre de HorapoUon nomme otxoKctTcto'Tcia'tif ToXuj^foviov, à propos de la mort et au retour du phénix à Héliopolis: le terme de la vie des Apis, est également indiqué sur les stèles du Sérapeum, comme un Ut'a. L'Ut'a de l'homme peut indiquer l'heure de la mort ou bien le moment de sa naissance."

Ceci nous explique la chose très-singulière que l'on appelle mA ut'a aussi bien la lune au quinzième du mois qu'au trente; comparez le Calendrier de Mr. Brugsch, pages 60 et le texte du Chapitre 140 du Rituel. Ce Chapitre devra être envisagé de plus près, lorsque nous aurons terminé la discussion de notre passage. Quant à moi je crois que le compte de l'Ut'a indique le jugement dernier sur les actes de l'individu devant le tribunal d'Osins, après que l'homme a terminé sa vie terrestre. II est trouvé pur et saint, ses jours étant accomplis.

Les mots ne présentent pas des difficultés à l'explication,

les variantes de iCD indiquent qu'il faut lire ce groupe Aru et

l'Ut'a tantôt déterminé par l'Uraeus, tantôt par l'oeuf, doit indiquer la personifîcation féminine du temps passé. Ceci est assez étrange car et la lune et le soleil sont des dieux mâles en Egypte.

La suite du texte nous rapporte que l'événement de la justification eût lieu à Héliopolis à un jour déterminé.

ai^^-'i^'g»

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pn pn pn pn pn

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hru-ark m-bh hru-ark m-bh

m-bh hru-ark m-bh hru-ark m-bh hru-ark

pr-t pr-t

pr pr pr-t

Chap. 125, 1. 12.

abt-sn L. 17.

abt-sn m L. 24.

abt-aft m L. 44.

abt-sn m D. 67.

abt-sn m Todtb.

abts-n m D. 72.

hru-arki pn n-ta nb m-bh hru-arki pn n-ta nb m-bh hru-arki Les variantes sont:

pr-t abt-sn m L. 2.

pr-t abt-sn m P. 3092.

pr-t abt-sn m P. Nbkt.

OP-Nbkt.

BeinisA: //Am letzten des Monates vor dem Herm der Erde." Birch: //Before the Lord of the Earth on the 30 th. Epiphi." Bruffsch, Dict., p. 685: n Km letzten Tybi." Les canons: M. abt sn pr-t hru ark

au mois second de F hiver le jour dernier m-bh nb ta pn

devant le seigneur de terre cette Le second mois du saison pr, n'est ni Tybi ni JSpipAi. Comme le décret de Canope traduit le premier mois de pr par Tvfii, il s'ensuit que le notre doit être le mois Meyi/r^ traduction acceptée d'ailleurs par Mr. Brugsch lui même dans son Calendrier, par Mr. Lepsius dans sa Chronologie, et par Mr. Lauth dans ses Zodiaques. Le dernier a fait des combinaisons ingénieuses au sujet du nom du mois avec la racine couper, trancher, le mois de la coupe du blé jiia;6otX, instrumentum rostratum fabri, vel liynarii, ainsi les mots messie, moisson, messer , dérivent tous de la racine metere avec la signification

de couper; compares Mf;^ip et Viax^tifa. Le mois de Me;^ir repr&ente le sixième mois de l'année , de sorte que le dernier du mois peut être envisagé comme le dernier jour du semestre , la fin du if/i/ict/ieAcoy ^Aiajcoy et du j/xiituieAioy treX^^iwùv. Il faut donc accepter que le dernier jour de Me;^ir fut r^ardé comme le jour du jugement, jour fixe alors et bien connu comme tel par les ^3rptiens. Peut-être que ce jour coïncide avec la fête de la moisson de Diodore 1 , 14. En tout cas ceci doit être relevé. L'Egypte considérait le dernier jour du mois de la moisson comme le jour du compte des oeuvres du mortel. C'est un dogme fondé dans la nature visible et si admirablement prononcé dans le parabole de la semence de Jésus (Matth. 13: 30 ss.). Mais il y a un texte qui semble réfuter cette opinion. C'est celui du Sali., lY^ 19, 6.

examen ^ bien 9 pr-t mo ieS

An à paroles des

Il faut reconnaître que ce jour ne diffère pas beaucoup du date du Chapitre 125, et il se pourrait très-bien que la fête du compte des oeuvres durait quelque jours, surtout puisqu'il y a un texte qui nous confirme que le date au Chap. 125 est bien authentique, c'est celui du Chapitre 140 du Rituel.

Le texte annonce que le livre c'est //le livre des actes à faire au dernier jour de Me;^ir, quand la lune est pleine au dernier jour de Me;jjir.

La vignette représente l'individu devant le chacal l*'^, tenant

ie sceptre sur le dos, ensuite l'oeil symbolique au«dessus d'un dieu maie, le défunt, ensuite le dieu Harma;^is. H est dit dans

la première ligne que le dieu m y, sj^m^ gouverne ou s'élève. Ce dieu n'est autre que le chacal dans le titre ; et celui-ci doit

symboliser le mois mejçir comme dans les représentations astronomiques; comparez Lauth, Zodiaques, p. 40.

Lorsque ce dieu s'élève le soleil brille, les habitants du ciel ainsi que ceux de l'enfer, sont réjouis. Le texte du Todtb. n'est pas facile à comprendre à cause des fautes nombreuses. Notre Musée n'en possède que deux rédactions , l'une des temps de la XXVI dynastie, l'autre du Pap. XVI, la dernière la plus complète correspondant à celui du Rituel de Turin se lit: ff^j^m s'élève. L'horison brille. Atum s'élève sur son (sti) marais (P). L'esprit brille au ciel. La demeure de BnBn est en joie et ceux qui l'habitent, les images leurs ressemblent. Cri de joie dans l'intérieur du naos! salutation circule le ciel inférieur I Hommage dans la bouche de Atm-Harma;^is ! Sa majesté est en route et le cercle des dieux suit sa majesté! Sa majesté ordonne de glorifier TUt'a. Venez ! Mes membres lui sont accordés et la force de tous les parties de mon corps. Ils le rendent fort à se manifester! Sa bouche est la bouche de sa Majesté et sa splendeur répose sur son siège. Sa majesté se trouve à cette heure redoutée de la nuit, la quatrième heure est pleine et la terre est heureuse, au second mois de l'hiver, le dernier jour. Sa Majesté de l'Ut'a est devant le cercle des dieux. Sa Majesté brille comme à sa naissance (P)

et l'Ut'a est sur sa tête. Les dieux sont L'Ut'a est

comptée, devant le seigneur de cette terre. Voyez elle est faite complète eUe est en repos. Les dieux sont joyeux à ce jour, leurs mains s'empressent à célébrer des fêtes en l'honneur du dieu Seigneur."

On le voit , la même chose se retrouve dans les deux Chapitres 125 et 140. L'individu justifié est reçu dans le ciel et les dieux sont réjouis lorsqu'ils le peuvent reconnaître comme moral et religieux. Selon Diod. de Sicile on avait la coutume de juger les individus après leur mort. Dans le livre I, Chapitre 72 il décrit le jugement des rois morts, au Chapitre 92 l'en-

sevdisaaiiait des citoyens et les oaânoiiies qui raooampagiiciit. Aa Chapitre 93 il nous assure que lofsqae le mort fambanmé sera ensevdi les parents ei amis annonçait le jour de Te&sevetiasemâit au juges # on tel doit passer le lac/' Akus plus d'one quarantaine de juges s'appiodi^it et s'asseyait dans un danicerde. On fût descendre une barque dans le lac. Lorsque cette cérémonie est finie et avant qu'cm pose le copceuil dans la barque, quiconque peut accuser le mort. S'il est prouvé que sa vie fût mauvaise les juges prononçait la seatence et l'ensevelissemmt solennd est rrfusé. Si au contraire le mort est déclaré juste on lui chante des hymnes et on l'amène dans le tombeau de b fiuniUe. Les monuments nous confirment dans ce qui nous est rapporté par l'auteur grec. Le premier Chapitre du Rituel nous montre une procession funèbre jusque dans les moindres détails et les lacs que Ton rencontre encore aujourd'hui auprès des ruines des temples ne laissent aucun doute. Ce qu'on rencontra sur la terre on le croyait retrouver dans le ciel et voilà l'individu devant le seigneur de ce monde « le dieu Osiris, et ses 42 dieux parêdres, se défendant contre les attaques des accusateurs malins. Bienheureux qui récitera la clause finale de notre Chapitre , devant le dieu bon, le juge suprême en ces termes: Chap. 125,1, 13.

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Todtb.

P. 3092, P. Nbkt

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