RUPTURES DU CŒUR
De toutes les lésions consécutives à l'ischémie artérielle du cœur, les ruptures des parois auriculaires ou ventriculaires sont peut-être les plus anciennement connues, en tout cas les plus soigneusement étudiées. A ce titre, elles méritent les détails circonstanciés dans lesquels nous allons entrer. Elles constituent, en effet, le chapitre le plus important, nous pouvons dire le plus décisif, de la thèse que nous nous sommes proposé de défendre.
Nous étudierons successivement les causes de la rupture du cœur, sa pathogénie, le mécanisme qui lui donne naissance, les lésions macroscopiques et microscopiques qui l'accompagnent, et enfin la symptomatologie qui permet de la reconnaître ou tout au moins de la soupçonner.