S IL
MEMBRANE OU PÉRIOSTE ALVÉOLO-DENTAIRE.
Le périoste dentaire est une membrane mince interposée dans l’alvéole entre la dent et la mâchoire, et intimement adhérente au cément, qu’elle tapisse dans toute sa surface (2). Formée par l’enve-
(t) Voy. Histol. hum., p. 426.
(2) Fougeroux (ü/emoiVe /c« 05 , p. 30; 1760) a conclu de celte adhérence du périoste avec les racines, et de ses rapports avec l’alvéole, que les dents pourraient bien être produites par les vaisseaux qui traversent ce périoste, et ne faire ainsi qu’un seul corps avec lui. Haller {Mémoire sur la formation des os, p. 245) et Duhamel {Mémoires de l’Acad. des sciences, 1742 et 1743J, bien qu’ignorant, ainsi que Fougeroux, l’existence du cément, ont néanmoins rejeté cette supposition comme contraire à l’observation.
1857. — Magitot.
loppe externe, épaissie, du follicule, que nous avons vue se fixer fortement au collet de la dent, elle prend origine en ce dernier point et y contracte souvent une assez forte adhérence avec le tissu gingival, dont elle ne paraît être du reste qu’une continuation, circonstance qui, dans l’opération de l’extraction des dents, cause quelquefois des déchirures de la gencive, quand on n’a pas pris le soin d’isoler la dent des parties molles. Elle se porte ensuite vers le sommet de la racine, envoyant çà et là quelques brides fibreuses lâches à la paroi alvéolaire, et, parvenue enfin au sommet, elle rencontre les vaisseaux et nerfs de la dent, sur lesquels elle se prolonge pour former leur gaine, sans se replier, comme on l’a cru, dans les canaux dentaires et y tapisser la surface de la pulpe. Ces vaisseaux ne sont donc pas accompagnés par le périoste dans leur trajet au sein delà dent, mais se trouvent en contact immédiat avec l’ivoire. v
La structure de cette membrane participe en même temps de la structure de la muqueuse et de celle du périoste osseux; aussi peuton la considérer comme intermédiaire à ces deux derniers. On la trouve composée 5 en effet, d’une trame fibreuse simple, sans éléments élastiques, parcourue par un réseau vasculaire très-riche et de nombreuses ramifications nerveuses, formées, suivant Kfilliker, par des tubes larges. La vascularité de cette membrane et sa richesse nerveuse expliquent les inflammations fréquentes dont elle est le siège, et les douleurs vives qui les accompagnent.
La membrane alvéolo-dentaire est susceptible de présenter un grand nombre d’altérations encore peu étudiées, et elle semble éprouver chez le vieillard une sorte d’hypertrophie graduelle, qui concourt peut-être, avec bien d’autres causes, à la chute physiologique de l’organe dentaire.
tes
r^ÉCÈW
b^KÉSp
i^xplieation des Planches.