‹ Étude sur le Diabète PancréatiqueChapitre 16 sur 20 · USE · texte numérisé non relu

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Observation VIII (Marcel LABBÉ.)

sue.

Diabète avec dénutrition. Pancréutite.

Tabes.

Homme de 60 ans, consulte en 1944 pour diabète, pancréatite et tabes. Deux ans

auparavant, s’était installée sans douleurs une diarrhée persistante : matières molles, blan-

châtres, d’aspect graisseux à la surface.

ment ; en 18 mois son poids étant tomb

l'examen des urines ne décelait rien d’anormal ; le malade n’avait pas eu de jaunisse anté-

rieurement.

En même temps, le malade avait maigri rapideé de 84 kilogrammes à 60 kilogrammes, cependant

Un an après le début de ces troubles digestifs apparaît une soif intense : on trouve une glycosurie de 85 grammes par jour. Le régime la fait cesser, puis elle reparaît, s’élève à 300

grammes et devient irréductible. Le m

alade a de grands symptômes d’hyperglycémie, ses

dents branlent et tombent. Dans ses antécédents héréditaires on trouve l'obésité et le diabète. Dans ses antécédents personnels : crises de goutte répétées chaque année depuis l’âge

de 49 ans. Il a un tabes dorsalis très net.

régime hydrocarboné).

Régime alimentaire : Albumines

Mais pas de syphilis connue. (Le malade est à un

f 371 gr. (Az. 60 gr.)

Graisses 569 (G. W. 532,32) H. C. 90,52.

Urines : At . 14 Quantité L,650 Rap. ÀZ- ammoniaque 6 9 0/0 |A eme rien nu he fi ae total LE Azote total Fe ; Indican quantité faible azote del JE ras 59 Urobiline très légère Ammoniaque } distillée 2 60 Pigments biliaires néant raie 088 ? Albumine néant ke GI Fehling 13,2 Rapport azoturique 67 o/o Jeue pue a 126, 18 ; Acétone Réact. acidose négatives.

Fèces : (T2 heures).

Quantité 1.180 G. N. 2,88 0/0 Extrait 850 Acides gras 61,44 — Azote total 27,03 Savons ; 27,80 — Graisses 560 34 Insaponifiables 7,37 —

Bilan de la nutrition :

Azote ingéré 60 gr.

Azote fécal 27,03 Azote urinaire L4,64 Azote total éliminé 71,67

Examen macroscopique des fèces

Equilibre azoté — 11,67 soit p. jour — 3,89

Azote absorbé 32,97 soit 55 0/0 Graisses absorhées Coefficient de H. Labbé 3,03 0/0

: Aspect gras et soufflé, consistance huileuse et molle, sans mucilage. — Examen micr

oscopique : Résidus cellulaires très abondants ;

résidus-cellulosiques en moyenne abondance. Rares grains d’amidon non digérés, matières grasses extrêmement abondantes. — Réactions chimiques : Réaction acide. Stercobiline

abondantes. Traces de pigments biliaires.

L'équilibre azoté est rompu. L’absorpti

on des matières grasses est nulle, cependant le -

dédoublement des graines est très avancé. Un traitement apothérapique a produit une certaine amélioration de l’absorption digestive.

(In : Annales de Médecine, 1919, Loc. cit.).

St 40) | d Observation IX (Marcel LABBÉ) Diabète sans dénutrition azotée. Pancréatite chronique ANSE 41 ans. Homme ayant une hérédité paternelle de diabète et d’obésité ; a toujours

ans ; a eu de l’entérite pendant l’eufance et l'adolescence ; la jaunisse à 20 ans. À 32 ans a eu des douleurs du foie et une hypertrophie de l'organe. À 35 ans a eu une crise de goutte . qui s’est répetée l’année suivante. À 36 ans a éprouvé des douleurs épigastriques extrêmement violentes avec retentissement dans l'épaule droite, apparaissant sous forme de crises qui duraient 12 heures, nécessitaient une pigüre de morphine et se reproduisaient tous les 3 mois. Enfin à 40 ans il a commencé à maigrir et à ressentir une soif intense ; l'amaigrissement a été rapide et profond ; de 96 kilogrammes le poids s’est abaissé à 63 kilogrammes. Un examen d'urine en mars 1914 a décelé une glycosurie de 233 grammes.

En juin 1914 on constate chez lui un grand syndrome diabétique. La glycosurie est de 70 grammes pour une ingestion hydrocarbonée de 55 grammes. Examen de la nutrition (urines et matières fécales).

Régime alimentaire : Albumines 460,5 (Az 73,6) Graisses 681 (G.N. 646,95)

H.C. 167,76 Urines : (3 jours) | Quantité 10.850 Purines 2,147 Albumine 0 Az. total 40,25 Rapport azoturique 88 oo GI cosel Fehling 211,30 -Urée 76,70 Rap Az ammoniaque Ÿ Polarimètre 211,55 AZ. ureique 35,80 ERA TT Gerhardt 0 Ammoniaque OR La peu Réaction acidoses Legall 0 Az de l’ammoniaque Mobiline traces \ Lieben 0 Az. complémentaire 4,45 Pigments biliaires Q Acétone 0,32 Fèces : (3 jours) Quantité 2142 G:5N: 14,61 p. 100 Extrait total 507,65 Acides gras 55,39 — Azote total 23,85 Savons A 40, Graisses 290,73 Insaponifiables 25 — Bilan de la nutrition : 5 Azote ingéré 13,6 Equilibre azoté — 9,50 soit L 3,16 p. jour Asote fécal -93,85" Azote absorbé 67,6 oo Azote urinaire 40,25 Graisses absorbées Dole Azote éliminé total 64,10 Cœffiicient de H, Labbé 6,56 —

Examen des fèces: macroscopique : Srlles abondantes, molles peu colorées. Microscopique : Quelques fibres musculaires ; Cellulose très abondante. Quelques grains d’amidon. Graisses très abondantes. Réactions chimiques : réaction acide ; pas de stercobiline.

Le foie du malade n’est pas hypertrophie. Les réflexes ne sont pas abolis ; il n’y a pas de troubles pupillaires. Pas de syphilis : réaction de Wassermann, faite le 25 Juin 4914, négative.

Le malade a succombé quelques mois plus tard.

(In. Annales de Médecine 1919. Loc. cit.)

DR Ja

to | ‘Observation X (Marcel LABBÉ) = Diabète grave avec dénutrition. Insuffisance de la digestion pancréatique. A PACRE Homme de 38 ans ayant une hérédité maternelle diabétique. Est devenu lui-même

représente une forme sévère.

Régime alimentaire : (3 jours) Albumine 246,56 (Az. 39,44) Graisses .. 149,50 )G. N. 148,77) H. C. 103,3 |

Urines : (24 heures) Volume 1300. Az. de l’Urée 13,22 GI cose ne 54,92 AZ. total 15,65 Corps ammoniacaux 0,96 y Polanimètre 52,88. Urée \ 28,175 NH3 (sels ammoniac.) 0,89 Indican Proportion notable

| NH3(acides aminés’ 0,065 Pigments biliaires néant Rapport azoturique 85 o/o Acide diacétique présence Urobilinogène traces Acide Boxybutyrique 0 . Acétone . 0,53 Fèces : (24 heures) Quantité 338,50 G. N. 2) 00 Extrait sec 43,50 Acides gras. .1186 — Azote total 2,29 Savons 9 — Graisses 14,03 Insaponifiables 15 —

Bilan de la nutrition :

Azote ingéré 13,14 Déficit azoté — 4,80 : H. C. ingérés 34 Azote fécal 2,29 Az absorbé 10,85 soit 82,6 0/0 H. C. urinaires 55 Azote urinaire 15,65 Grais. absor. 50,77soit 78,2— H. C. en déficit 21

Azote total éliminé 17,94 Coœfficient de H. Labbé 2,96—

Examen des selles : macroscopique : Selles un peu liquides avec quelques parties moulées ; microscopique : Quelques fibres musculaires. Quelques gouttelettes de graisses neutres et des cristaux d'acides gras. Cellules végétales en assez grand nombre. Réactions chimiques : Réaction très légèrement acide ; pas d’hydrates de carbone, pas de pigments biliaires. On note la présence de stercobiline. LL (In. Annales de Médecine. 1917.-Loc. cit.)

Observation XI (UMBER)

Diabète pancréatique

LR 30 ans. Sommelière. Entrée le 16 février 4907.

L’été de 1906 à la suite de carie évoluant rapidement, se fait arracher 12 dents. Depuis sept semaines, est couchée avec grande sensation de faiblesse, amaigrissement marqué, malgré une alimentation plus forte que lorsqu'elle était en bonne santé (beaucoup de farineux et surtout beaucoup de pain). Sensation de soif très vive au point que la nuit elle buvait habituellement 3 litres de lait. Douleurs dans Ie dos, dans les jambes ; fréquemment de violents maux de tête. Souvent il lui passe comme un voile devant les yeux. Depuis le début de sa

maladie, elle a remarqué une odeur particulière de l'urine et une augmentation du nombre des selles, trois à quatre par jour. Les symptômes se découvrent d’une façon assez soudaine, en peu de jours, alors que jusqu'à ce moment elle avait pu aller et venir.

Après un séjour de 5 semaines à Bombay, il y a 2 ans, elle souffre d’une fièvre (?) qui frappe aussi d’autres passagers. A cela près et abstraction faite des maladies de l'enfance, elle n'a jamais été malade. Réglée régulièrement, Pas de grossesses. Toute sa famille est bien portante. Ses parents et 4 sœurs vivantes sont bien portantes.

La malade est extraordinairement amaigrie. Elle pése maintenant 40 kilogrammes. Il y a 4 ans elle pesait encore 65 kilogrammes et dans l'été de 4906 59 kilogrammes 500. La peau est flétrie et sèche, la musculature extraordinairement insuffisante. Le ttssu sous-cutané graisseux à complètement fondu. Température normale. Peau et sclérotiques blanches, sans trace d’ictère. Langue diabétique typique ; organes du pharynx sans particularité. Forte odeur d’acétone de l’haleine. Réflexes patellaires abolis. Réaction prompte des pupilles à la lumière et à l’accommodation. Organes thoraciques : partout on trouve un son normal à l’auscultation et à la percussion des poumons. Bruits de râles isolés à la base gauche seulement. Pas de toux, pas d'expectoration. Cœur normal ; pouls réguher ; expansion peut importante des artères, abdomen ballonné, tympanisé ; anses intestinales manifestement météorisées ; aucune sensibilité à la pression nulle part. Foie et rate normaux. Selles : trois à quatre fois par jour, selles graisseuses accentuées ! avec addition de graisse liquide qui se fige en une croûte

. épaisse. Urines : il s'écoule manifestement de l'intestin, toutes les fois que la malade urine,

un peu de graisse liquide qui surnage. L’urine extraite par catéthérisme ne contient pas de

graisse.

Avec une alimentation de :

Crème 500 gr. Œufs No 6 Thé 1.000 gr.

Lait 300 gr. Viande 250 gr. Bouillon 500 gr.

Beurre 100 gr. Café 1.000 er. Pain Graham 300 er.

Légumes 300 grammes représentant 24[ grammes de graisses, la malade éliminait le 5 mars 1907

Graïsses 169 gr. soit 70 p. 100 Acides gras 48,6 p. 100 LEHN 20,4 p. 100 À Savons 31 p. 100

Le sérum sanguin présente un aspect lactescent (lipémie) il contient : Graisses neutres 0,1 p. 100 Acides gras 0,91 — Savons 1,36 —

De ce jour jusqu’au 6 avril la malade prend trois fois par jour 2 grammes de pancréon dans un peu de bouillon, avant les repas. La graisse fluide disparait des selles qui sont désormais moulées. Aprés la suppression du pancréas la graisse réapparait ; les selles ont une consistarfte de bouillie. A la fin de la cure de pancréon pendant une période ds 3 jours où la malade absorbe une quantité de graisse totale de 510 grammes, elle élimine

Graisses 208 gr. ssit 40,8 0/0 Acides gras 50 0/0 Graisses neutres RTE Savons 43 0/0

Il résulte de l'observation que l’absorption difficile des {graisses était favorablement influencée par la préparation de pancréon : l'absorption monta de 30 à 60 p. 100 avec une ration de graisse approximativement la’ même. La préparation pancréatique n’a aucune influence sur l’assimilation des hydrates de carbone :

Bilan des H.C. au {cr jour de la cure de pancréon (12 mars 1907) :

H.C. alimentaire 83 gr. : Taux du glycose urinaire, 3,3 p. 100

Glycose total urinaire 139 g. 9 Acidose forte AU Quantité d'urine 4.240cme (Rotation à gauche dans l’urine après fermentation)

Le jour suivant la cessation de la cure de pancréas (6 avril 1907).

H. C. alimentaires 71 gr. Quantité d'urine 2.900 cme Glycose urinaire 151 gr. Taux du glycose urinaire 3,9 0/0 Acidose

Pendant le temps où la malade a été observée ; on a noté soigneusement l'apport alimentaire (pesage journalier) l'élimination du sucre (appareil de Lippisch, saccharimètre à fermentation de Lohnstein) la détermination de la rotation à gauche dans l'urine fermentée et enfin le dosage de l'azote total urinaire. La glycosurie en rapport avec le régime était influencée lorsqu'on réduisait peu à peu l’acidose ; bien que la cure d'avoine fut impossible en raison de l'insurmontable répugnance de la malade.

Après 3 mois de séjour la malade sort le 18 Mai. Une semaine plus tard elle est réadmise avec un état d'aggravation ; elle a des œdemes. Elle meurt le 4er Juin dans le coma.

Le pancréas à l’autopsie (Dr Hüter) est très altéré, cirrhotique. Prolifération intense du tissu conjonctif avec diminution et atrophie de la substance glanduleuse. Il reste en général de celle-ci à peine quelques lobules, des reliquats entourés d'infiltration inflammatoire. Les canaux excréteurs sont conservés et élargis.Les ilôts de Langerhans ne sont pas hyalins ; ils ne sont pas augmentés : peu abondants ils sont entourés d’une prolifération de tissu conjonctif dur. On trouve des glanglions rétropéritonéaux, des foyers tuberculeux dans la base du poumon gauche et des calculs dans la vésicule biliaire.

(In Umber. Lehrbuch des Ernahrung und Stoffwechsel Krankheiten. Berlin- Wien. 1909 pages 157-158.)

Observation XII (NAUNYN) Coiiques pancréatiques. Diabète.

Cas 37. Femme mariée. 34 ans. ……. À l’âge de 18 ans souftre d’une inflammation abdominale. 3 avortements. 4 couches normales. Le 12 Février 1895 yient pour la première fois à l'hôpital. Se plaint de douleurs d'estomac, de vomissements pendant la nuit, de violents frissons ; depuss le mois de Janvier elle présente un aspect soi-disant jaunâtre. Expulsion de calculs biliaires douteux. L’examen montre un foie modérément augmenté avec un bord passablement dur, palpable à 3 travers de doigt au dessus de l'ombilic, et dans l’hypochondre droit une tumeur vésiculaire non délimitable. A l’épigastre une certaine résistance qui disparaissait après gonflement de l'estomac abaissé et dilaté (capacité énorme : HCL libre, 1/1000 ; acidité, 2/1000 ; beaucoup de bacteries, pas de lévures, pas de sarcines) et après évacuation de l’intestin. Les selles ne contenaient pas de bile, les urines, foncées,contenaient bilirubine-et urobiline. :

Le 23 mars la malade va mieux. L'état local est peu modifié ; douleurs peu marquées dans l’hypochondre droit. |

Le 1er octobre elle revient à la clinique se plaignant de faiblesse et de sensation de soit très forte.

Examen le {er octobre 1915. C’est une femme petite, très grêle au teint anémié, sans. ictère. Dents en partie cariées. Organes thoraciques normaux ; foie non augmenté de volume ; vésicule biliaïre non palpable ; rate et estomac ne sont pas délimitables. A droite au-dessous du foie, résistance diffuse, mobile. Pas d'artériosclérose. Système nerveux et organes des sens intacts. Réflexes patellares normaux. Les urines eontiennent du sucre. Poids le 5 octobre : 43 kilogrammes.

45 octobre, Selles blanchâtres, brillantes comme de la graisse,

SDS ae

{7 octobre. Absorption des graisses 94 p. 100. 28 octobre. — SN AL VE 29 octobre. L’estomac s'étend, après gonflement, jusqu’à l’ombilic ; il n’y a pas de mouvements péristaltiques. -

4 novembre. Absorption des graisses 84 p. 100. * 18 et 19 novembre — — ANA EE Ve 20 et 21 novembre — — 91,3 — (après ingestion copieuse de viande)

6 décembre. L’exploration sous anesthéné générale donne un résultat négatif. Paroi abdominale relâchée ; l'intestin est visible autour de l’ombilic ; pas de gonflement ni de tumeur à gauche de l’épigastre.

14 décembre. Selles toujours d’aspect graisseux brillant et toujours relativement riches en graisse ; pas d'éléments de la bile à l’examen spectroscopique.

Examen des urines :

" Quantité Glycose p. 24h. Régime

2 octobre 900 6,3 Viande 400 gr., Beurre 100 gr., Lard 400 gr.

3 — 3800 26,6 Lait 200 gr., Légumes permis 300 gr.

4 — 1600 24 même régime

T — 1600 22 Réact. d’acétone —

8 — 1200 5 Réact. d’acétone —

D PO «0.0 m1 10 — 100 ? 0 — romage 100 gr.

41 — 1200 0 — ie : 2 12 — 1600 0 — + lait 250 gr.

La malade reste à cé régime et se maintient sans glycosurie.

Elle sort le 9 décembre.

Avec des écarts de régime le sucre réapparait, mais on réussit à réduire la glycosurie à uouveau. Le 4 février 1896 il y a 150 grammes de sucre par 24 heures, avec le régime indiqué ci-dessus, mais comportant 30 grammes de pain en supplément. Le 19 février, toujours avee le mème régime, il n’y a plus de sucre. Le poids de la malade est de 50 kilogr.

En avril 1898, elle garde le lit 14 jours pour une affection pulmonaire s’accompagnant de violentes douleurs. A partir de décembre 1898 elle se plaint de violentes douleurs, à forme de crampes, si fortes qu'elle se couchaït sur le sol ; ces douleurs s'étendent à tout l'abdomen. Elles n’avaient à ce que croit la malade aucun rapport avec l'estomac ; pas de vomissements, pas d’ictère, l’appétit est bon. Elle revient à la clinique le 13 janvier 1899. Son . poids est dé 46 kilogrammes. Elle est pâle et maigre. Il n’y a pas d’ictère, rien d’anormal au poumon, au cœur, au système nerveux. Dans la profondeur de l’hypocondre gauche, on perçoit lors d’une profonde inspiration une tumeur de façon incertaine (rate, pancréas).

La malade mise au régime, voit son sucre urinaire passer de 6 gr. 2 le 19 janvier, à 18 grammes le 23 janvier, pour disparaitre complètement le 25 janvier.

Elle n’a plus vu reparaître la glycosurie dans la suite ; on n’a plus observé de douleurs et on n’a jamais trouvé de concrétions.

(In. Naunyn — Der Diabetes melitus (Wien) 1906, Page 119).

Observation. XIII (G. FAROY) (Résumée)

Diabète avec insuffisance pancréalique

M.‘ Cl... 58 ans, industriel. Antécédents : pleuro-pneumonie et fièvre typhoïde. Un diabète s’installe en 1910 avec polydypsie, polyphagie, polyurie de 2 litres et demi à 3 litres. Glycosurie de 140 grammes environ par 24 heures. Le malade, malgré un régime, maigrit : son poids est passé de 97 kilogrammes à 78 kilogrammes ; le sucre tombé à 9 grammes par litre. est remonté à 70 grammes par litre. Au mois de janvier 19146, le malade a des selles molles, pâteuses contenant du mucus, au nombre de 4 à 5 par jour. Il évacue une quantité abondante de graisses sous forme de liquide huileux dans lequel baignent les fèces. Peu à peu cette quantité de graisse augmente et le malade évaéue chaque jour une quantité d'huile énorme qui part en fusant. Le malade maigrit de plus en plus, son poids tombe à 69 kilogrammes. Troubles de la sensibilité, Réffexes abolis. Les selles examinées au microscope montrent des fibres musculaires striées abondantes, non digérées et des graisses neutres en abondance. Le foie est volumineux. Rien du côté du pancréas.

Il y a ensuite une amélioration de la digestion, des fibres musculaires ‘et des graisses, par ingestion journalière de À gr. 50 de poudre de pancréas. Au mois de septembre l’amélioration continue, le nombre des selles quotidiennes a diminué et elles ont perdu leur caractère spécial.

L'année suivante le malade a repris des habitudes éthyliques ; les seHes ont de nouveau un caractère graisseux. La glycosurie est de 53 grammes par litre ; l’amaigrissement continue ; le malade meurt dans le coma en décembre 1917.

(In. Bulletin et Mémoires de Ja Société Medicale des hôpitaux de Paris, No 9-10, Paris 1914, Page 234).

Observation XIV (MOSENTHAL) (Résumée)

Diabète pancréatique

Un étudiant âgé de 20 ans, sans antécédents diabétignes héréditaires. A eu rougeole et oreillons dans l’enfance. Pas d’habitudes alcooliques ni tabagiques. A la suite d'un accident a présenté pendant 24 jours de la confusion et de l'imitabilité.

En novembre 1909, ressent brusquement des douleurs abdominales intenses, sans diarrhée ni fièvre. Le mois suivant remarque qu'il se fatigue facilement. On trouve de la glycosurie (8 p. 100). En janvier, il a des vomissements s’accompagnant de sensation de brûlures mais sans douleurs abdominales franches. En février, les vomissements cessent, mais les selles changent de caractère ; abondantes,’ comme du mastic, elles ressemblent à de la « mayonnaise ». Elles persistent avec ce caractère jusqu’au moment de l'examen actuel. Le poids du malade était à l’origine de 62 kilogrammes 600. La quantité totale maxima de sucre observée a été de 8 p. 100.

Le malade pèse 51 kilogrammes, sa taille est de 5 pieds 9 pouces. Amaigrissement extrème. Peau et muqueuse pâles ; langue sèche, blanche et brillante. Pouls à 52. Foie et rate non palpables. Rien au cœur ni aux poumons. Pas d’ascite, Réflexes normaux. Léger œdeine des membres inférieurs. L'examen du sang montre 75 à 80 p. 100 d'hémoglobine. Les selles ont le caractère précédemment décrit : volumineuses, molles, au nombre de 1 à 4 par jour

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