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de diabète ces auteurs ont noté : « une raréfaction des ilôts, lésions insulaires fréquentes, rareté des formes de transition acino-insulaires et fréquence des formes de régression ». Dans certains cas cependant les ilôts paraissaient nombreux et le pancréas indemne de sclérose. Les auteurs insistent sur le défaut de parallélisme entre l'intensité des lésions et la gravité du diabète. Par contre à l'examen des pancréas des non diabétiques ils ont trouvé des lésions assez importantes soit acineuses, soit insulaires ct dans 7 cas seulement sur 37 il y avait intégrité apparente du pancréas.
On ne peut donc conclure ni à la constance ni à la spécificité des lésions décrites chez les diabétiques.
Diabète maigre et diabète pancréatique
Dass l'incertitude oû nous sommes de pouvoir affirmer l’origine pancréatique de tous les diabètes, y a-t-il néanmoins un diabète que lon puisse qualifier spécialement diabète pancréatique, ou doit-on le nier ? Dans cette dernière hypothèse comment concilierait-on cette conception avec celle du diabète maigre, décrit par Lancereaux, qui répond à une réalité clinique ?
M. Linossier croit qu’il n’y a pas une relation nécessaire entre la lésion du pancréas et l’évolution chez l'homme du diabète maigre. Celui-ci peut être réalisé cliniquement sans qu'il existe des lésions pancréatiques constatables à l’autopsie. MM. Marcel Labbé, Laignel-Lavastine et Vitry considèrent que les deux expressions diabète maigre et diabète pancréatique ne doivent plus être synonymes. Elles créent dans l'esprit des médecins une confusion. Le diabète maïgre est un diabète avec dénutrition. Nous employons ainsi les termes de la nouvelle classification des diabètes proposée par M. Labbé qui distingue des diabètes sans et avec dénutrition azotée ; il existe aussi des formes intermédiaires. M. Rathery adoptant la inême conception a choisi une terminologie différente, diabète simple, diabète consomptif et diabètes mixtes exactement superposable à celle de M. Labbé.
Le diabète maigre correspond à une forme clinique non identique au diabète pancréatique. Est-on donc en droit de parler encore de diabète pancréatique ? MM. Marcel Labbé, Laignel-Lavastine et Vitry pensent affirmativement et que l’on doit réserver ce nom au cas où la maladie réalise une lésion du pancréas telle que l’exploration fonctionnelle de la sécrétion glandulaire, montre une indiscutable insuffisance pancréatique, portant à la fois sur la fonction exocrine et endocrinè. Il y a des cas de grosses lésions du pancréas avec abolition fonctionnelle complète de la glande.
M. Carnot a pensé que le diabète pancréatique était le plus souvent un diabète simple sans dénutrition, au début du moins. Nous croyons que fréquemment c’est ün diabète avec dénutrilion.
Les Allemands considéraient déjà le diabète pancréatique comme l’expression d’une forme particulière de diabète caractérisé par des troubles de la fonction de secrétion irterne et externe du pancréas. Von Noorden
YA
admet qu’on ne peut affirmer le diagnostic qu’en cas de grosses lésions déterminant des symptômes précis. Naunyn, Umber ont décrit minutieusement la symptomalogie et insistent sur les signes d'insuffisance de secrétion externe.
Les Américains ont apporté également leur contribution à cette nouvelle manière d'envisager le diabète pancréatique.
Nous allons maintenant étudier le diabète pancréatique en nous appuyant sur le mémoire et les observations de M. Marcel Labbé ainsi que sur les observations françiases et étrangères que nous avons pu collationner.