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Le genou droit porte des taches analogues, le gauche est le siège d’ulcérations qui ont succédé à des bulles.
Aux pieds, la peau est un peu pigmentée ct squameuse, l’ongle du gros orteil droit est strié et le petit orteil du même côté est mutilé.
Au pied gauche, les orteils sont en griffe avec des altérations des ongles.
Les membres supérieurs ont aussi des taches cicatricielles, et des ulcérations qui ont été précédées de bulles siègent dans la région des coudes.
Les nerfs cubitaux sont très angmentés de volume.
Les petits doigts de chaque main présentent la disposition en griffe. On constate de l’atrophie musculaire sur les muscles grands dorsaux ; les muscles des bras, des avant-bras, mais pes aux éminences des mains.
Il n’y a aucune atrophie des muscles de la face ni des membres inférieurs.
L'examen bactériologique a été fait d’une part par l'ecamen du pus d'un vésicatoire et a permis de constater quelques rares bacilles. L’examen biopsique de la peau au viveau d'une plaque d’anesthésie a montré la présence dans la peau d’un nombre considérable de bacilles lépreu x, surtout dans la couche profonde, au voisinage du tissu graisseux sous-cutané.
Tout récemment, Marcano et Wurlz (1) ont montré l'importance capitale que peut acquérir le diagnostic bactériologique de la lèpre. [ls ont appliqué avec succés le diagnostic par biopsie à un cas où la lèpre ne se manifestait encore que par une tache unique, au niveau de laquelle ils avaient constaté de l’anesthésie. Ce début est considéré par
(4) Marcano et Wurtzs, — Archives de médecine expérimentale ; 1895 ; 1
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ces auteurs comme Île véritable accident initial de la lèpre et ils ont relevé son existence dans quatre observations anciennes empruntées à Leloir. Ils pensent en outre que cette tache lépreuse doit être souvent constatable chez les malades soigneux dans les pays où la lèpre est endémique ; mais elle est ordinairement négligée parce qu’elle n’a pas de caractères propres: « La tache lépreuse isolée ne présente rien de caractéristique, ni comme aspect, ni comimne siège, nicomme étendue, ni même comme marche. On peut la confondre avec l’érythème solaire, les taches de rousseur, le purpura, l’acné, l’eczéma, le pityriasis, le psoriasis, la roséole Syphilitique. les syphilides, le lichen, le lupus, les sarcomes mélaniques, (Leloir) et même avec de simples verrues (Leloir). Dans le cas que nous relatons, l’aspect de la macule unique rappelait celui d’une roséole papuleuse. Cette multiplicité d'aspect est sans doute la cause pour laquelle, dans les pays infestés, on néglige de rechercher l’exanthèmeet de l’étudier.» Seule l’anesthésie à ce niveau peut permettre le diagnostic clinique ; et si véritablement c’est bien là accident initial de la lèpre, il y a une indication formelle, urgente, c’est l’extirpation du foyer primitif; c’est à quoi se sont trouvés conduits Marcano et Wurtz dans le cas qu'ils ont étudié.