II. DIAGNOSTIC SPÉCIAL
Détermination de la nature de l’étranglement.
Lorsquhl survient chez un individu des signes d’occlusion intestinale qu’on ne peut rapporter à aucune des causes que nous venons de passer en revue, il faut chercher s’ils sont dus à un obstacle mécanique ou à une cause dynamique, si l’on a affaire en un mot, à un étranglement vrai ou à un fauxétranglement. Chacune de ces formes réclame une méthode thérapeutique bien différente; à l’étranglement vrai on sera presque toujours conduit à opposer un traitement chirurgical; dans le faux-étranglement, au contraire, une médication interne sera surtout indiquée. D’un autre côté, si l’on parvient à rapporter les symptômes observés à l’une des nombreuses variétés constituant ces deux grandes divisions on établit du même coup les indications thérapeutiques : ainsi on hâtera l’occlusion spasmodique au moyen de médi- ' caments appropriés (belladone, etc.) La paralysie inflammatoire réclamera les calmants et les antiphlogistiques, tandis que la paralysie nerveuse sera combattue par les stimulants. Il n’est pas moins important de savoir reconnaître chaque ' espèce d’étranglement vrai, car si l’on est contraint d’em- I ployerles moyens chirurgicaux, nous verrons que leur choix ' dépend tout aussi bien de la nature de l’obstacle que de 'son siège. Il n’est donc pas besoin d’insister sur l’import tance et la nécessité d’un diagnostic différentiel exact.
Nous allons donc, suivant le plan que nous nous sommes t tracé, tâcher de différencier les faux-étranglements d’avec 1 les vrais, afin de pouvoir, une fois ce résultat obtenu, cher- 1* cher les signes caractéristiques de chaque variété de ces dert niers et en déduire les indications et les contre-indications -des différentes méthodes opératoires.
Faux - ctrangicincuts.