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ἀνὴρ δρέχων. ὁ di θὴρ δράχων, On aurait tort d'y toucher !, puisque le nom d'homme Δρέχων est également béotien : Δρέχων SGDIT, 591 g 7. Comme Hérodien(11,733, 16) aflirme que l’éolien donnait au nom propre Δράχων le gén. Δρά- 46V0$, par opposition au nom d'animal ὄράχων, ὄράχοντος. 1] est établi que ce dialecte avait trois formes, 1. Δρέχων: 2. Δράχων, Δράχωνος; 3. δράχων. δράχοντος. Selon toute apparence Δρέχων vient de * δΔερχων influencé par δράχων. Ce * Acpxwy rappelle les noms propres panhelléniques Δερχέτης, Δερχύλος, Δερχυλίς, etc., et le verbe δέρχομαι (Voir pourtant Hoffmann Gr. Dial. I, p. 310).
4° Les mots éoliens suivants n'ont pas de correspondants connus ni en thessalien, ni en béotien, ni en arcadocypriote :
a) — ἔρσεν IGMA 553, 6. Mais si l’attique dit ἄρρην. Hérodote a écrit ἔρσην (Smyth, Zonic, p. 106). On rencontre également époeves à Epidaure SGDI, 3340, 132: EA 1899, col. 1 suiv. (ἔρσενα 1. 20); — en Crète : ἔρσενες Loi Gort. X, 52, ἐρσένων X, 49: — à Cos : ἔρσενι Paton-Hicks, Cos n° 4x a 2. — La double forme de ce mot a été expliquée par M. J. Schmidt (AZ XXV, p. 23); elle date d'une époque antérieure à la constitution des dialectes grecs.
b) — γελάνα. ou plutôt γελάννα. (ἃ. ΠῚ, 1 (mss. γελήνη) : ce mot dérive du thème γελασ-, où la racine normale est de règle, cf. γέλως. Semblablement Pindare employa l'adjectif γελανής. Enfin la forme attique γαλήνη de *yxava remonte sans doute à *yeava, dont l’e se serait assimilé à l'& suivant (J. Schmidt ΚΖ, XXXII, p. 321 suiv.).
6) — ὕπερσε - ὑπόρσε ἃ. III, 48 ne se rattache pas à ὄρνυμι. dont la racine, ou base, est *oreu (Hirt, Ablaut, p. 117). En effet les homériques ἀποέρσε. ἀποέρσειε. par leur hiatus intérieur, révèlent une racine rep-. D'ailleurs
τ. Giese (Üeb. äol. Dial. p. 29 Anm.) corrigeait : τὸ δράχων δρέχων. ὁ δὲ θὴρ φῆρ ; — et Ahrens (Dial. I, 119, Anm. 15), à l'opinion duquel
M. Meister se rallie (Gr. Dial. 1, Zusätze, p. 309) : ὁ ἀνὴρ Δράχων Δράxwvoc, ὁ dE θὴρ δράχων δράχοντος.
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δόρυ Alcée dit ὄρωρε frg. 91, et C. Il, 3 attribue ὦρσεν à l’éolien. αἰ) — ἔρθυρις « grande porte ». Hérodien (11. 247, 19), qui fait connaître ce mot, le considère comme une forme syncopée de * ἐριθυρις. Le préfixe augmentatif ἐρι-, doublet de ἀρι-, se retrouve dans le nom propre éolien ᾿Ιρίδοιαν IGMA 50, 4. Mais l’on sait que ᾿ρίδοια est, dans Pindare et Sophocle, le nom de la femme de Télamon. Enfin ἐρι-, aussi bien que ἀρι-. appartient à la langue homérique : ἐριδῶλαξ, éplépouoc, ἐρικυδής, mails ἀρίγνωτος. ἀριπρεπής᾽. ele.
6) — ἔδοντες, ἔδυναι Greg. Cor. 597, ont, sous la réserve de l'accent, conservé leur initiale primitive. Par une assimilation vocalique postérieure, l'ionien-attique les a changés en ὀδόντες, ὀδύναι (v. J. Schmidt AZ XXXII, 347 suiv.).
f) — Le mot transmis στελεγμόν Sa. 17 — att. στάλαγμον. devrait se lire στάλυγμον (Bergk, ad loc., Schulze GGA 1897 p. 886) *.
Si l’on rassemble les résultats précédemment acquis, on constate : 1° que Θερσ- et κρετ- appartiennent au vocabulaire de tous les dialectes, — 2" que les Eoliens, les Arcadiens et les Cypriotes en usèrent autrement que les Thessaliens et les Béotiens, — 3% que Δρέχων n’est remarquable que par la métathèse du p, — /° enfin queles autres mots étudiés doivent rester hors de cause. Par conséquent il est vain de prétendre que les dialectes dits éoliens ont eu, ainsi que l'enseigne M. Künstler (Gemeins. p. 11), une préférence marquée pour les formes en &.
Pour être complet, il convient de mentionner encore quelques vocables thessaliens, béotiens ou arcadiens :
a) Le vocalisme de l’arcadien ζέρεθρα — att. βάραθρα (Strabon VIII, p. 389) se trouve également dans l'homé-
1. La forme béotienne sonnait GOt-, s'il est vrai que ᾿Αρίαρτος. ancien nom de la ville ᾿Αλίαρτος, est composé de ἀρι- et de τ-ᾶρτος « assemblé, joint » (Meister Gr. Dial. I, 252).
2. Κληνερήτη et. ΚΚλειναρέτη CIA II, 2877 n'a sans doute rien de spécialement éolien, Sur ce mot, v. Schulze 1. c. p. 88r.
--ὄ 32 — rique et hérodotéen ἠέρεθρον. Celui-ci, qui est le résultat de la contamination de *ôepehpoy par GSépabpos ', prouve que l'arcadien n'a pas modifié les voyelles de ce mot. La forme éolienne est inconnue.
Ὁ) À l'ionien-attique βάλλω répondent les arcadiens δέλλω ζέλλω : ἐσδέλλοντες SGDI 1222, 49 ; ζέλλειν, ζέλλω gloses. La racine normale y est introduite aussi régulièrement que dans στέλλω, τέλλω, στείνω. etc. De leur côté, les Eoliens disaient διέδαλλε IGMA 596 a 15; βάλεσθαι Gr, 10 ; ἐπιδάλλομαι Sa. 102 ; χάδθα(λ)λε Alec. 34, 3.
c) Nous rencontrons un compromis entre les formes qui auraient correspondu à l'attique βούλομαι et au dorien δήλομαι. dans le thessalien βέλλομαι et le béotien βείλομαι. Ex. : thess. : βέλλειτει (— att. βούληται) SGDI 345, 20 ; βελλο-μένου 1332, 15 ; — béot. : βειλόμενος SGDI 459, 6, et d'autres encore. L'éolien d'Asie semble concorder avec l'ionienattique: ἐῤδολλάμαν Th. 28, 15; βόλλεται Th. 30, 30 (ms. βούλεται).
L'e de ζέρεθρον δέλλω βέλλομαι ne peut donc passer pour une particularité « éolienne », d'autant plus que les Attiques eux-mêmes employaient ἐρρηφορεῖν et ἀρρηφορεῖν. ΠΠυγαλεύς et [Πυγελεύς (Meisterhans, Gr.° p. 112), μυελός, πύελος, σίελος, ἔγχουσα, et d'autres, pour μυαλός. πύαλος, σίαλος, ἄγχουσα (Kühner-Blass, Gr. Gr.° 1, p. 115). Le
E ÉOLO-IONIEN — À DORIEN
M. Boisacq (Dial. Dor. p. 33 suiv. et 74) énumère les mots dans lesquels le dorien répond par un α à un € ionien. Ce sont ’Aprauus, ἱαρός, ἅτερος, στράφω, TPÉTU, τράφω, τράχω: τάμνω, πιάζω. σχιαρός. χαράδεος, γα. χα, ὅχα πόχα etc., le suffixe 0x, puis χταίνω, φθαίρω. ai. IL importe de rechercher si sur ce point la langue de l'Eolie se rapproche davantage de l'ionien que du dorien.