‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 14 sur 107 · XEY est d’un usage beaucoup moins fréquent que KE · texte numérisé non relu

XEY est d’un usage beaucoup moins fréquent que KE

— futur φθέρσω Hérod. IT, 807, 15 ; Choer. Il, 52, 5; Eust, ns 75. |

En regard de ces différences frappantes existent des coincidences non moins curieuses :

1° Dorien ἅτερος : 60], ἄτερος. Sur les inscriptions ἄτ[ερον] IGMA 5, 25 ; puis drépa Ale. 41, 5 ; ἀτέρυι Hérod, I, 509, 5; AO Il, 160, 10; — mais χἀτέρωτα Sa. 1, 5 ; y'ärepa (sic) Th. 30, 24 prêtent à l’'équivoque. La forme ἕτερος n'est attestée que par des documents de peu de valeur: ἔτερος IGMA 499, 9 (inscription tardive): ἕτερος est transmis Sa. τοῦ : Alc. 41, 5; Th. 29, 15: 350, 19, toujours avec un esprit rude. Enfin ἑτέρωτα Apoll, 1953, 5, ἑτέροσε᾽ ἄλλοσε (à lire sans doute drépwra ἄλλοσε) C. III, 635 sont mentionnés pour leur terminaison. Apparemment ἄτερος seul fut éolien. Mais il exista également dans l’attique θάτερον.

“" Dorien ai. Cette particule fait aussi partie du vocabulaire éolien ; fréquente sur les inscriptions, par exemple IGMA 1, 13, 15 ; 6, 11, 14, 27, 34, 37, etc., elle ne l’est pas moins chez les poètes : Sa. 1, 5, 22, 23; 28,1; Alec. 77; 86 a, etc. Les Ioniens non plus ne l'ont pas ignorée, bien que son emploi dans l'épopée semble déjà un archaïsme : ai χε, où γάρ. αἴθε.

3° Dorien χταίνω. Les KEoliens disaient à la fois χταίνω (Eust. 1648, 5, qui cite Alcée comme référence) et χτέννω — ait. κτείνω (Hérod. IT, 303, 2 ; Il, 539, 16, etc.).

4° Dorien rw. Hérodien (11, 949, 23) assure qu'Alcée a dit πιέζω et πιάζω. Mais 51 πιέζω est la forme ordinaire des Ioniens, συμπιάζω se lit dans Hippocrate 1228, 5.

5° Dorien -ba dans ἄνωθα ἔμπροσθα. L'usage éolien fut le suivant": 4) -θεν après un thème nominal ou pronominal*: χήνοθεν Alc. 86; ἄλλοθεν Alc. 86; πόθεν An. 55; μηδάμοθεν IGMA 15 ὃ 7. — ὃ) -θα après un thème adverbial, dans la langue du vue siècle: ἐξύπισθα An. 67, ἔμπροσθα, πρόσθα,

1. Sur la triple forme -0e, -0ev, -ÿa, cf. Henry, Précis 5 p. 202. 2. Apollonius (153, 14) aflirme que les Eoliens ne disaient pas ἄλλοθα οὐράνοθα. mais ἄλλοθεν οὐράνοθεν..

Page 1