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ἔνερθα, ὔπερθα. ὕπισθα, ἐξύπισθα, ἄτερρα Hérod. IT, 192, 17; Apoll. 153, 13. — 6) Cependant -θα fut peu à peu évincé par -ey et -0e. On lit déjà dans Alcée ' ἔνθεν 18, 2, 3, χατύ-περθεν 19, 2, πάροιθεν 9, 3. À l'époque des inscriptions, le suffixe -0x est tout à fait tombé en désuétude: πρόσθε IGMA 0 9, 7.8, 10,29; 6x, 11 ; OH, EF, 155 a 13: 156, 9: ἔνερθε IGMA 54, 21 ; χάτωθεν τή, 3. Ainsi l’éolien donna de plus en plus la préférence aux formes -0e et -θεν, L'ionien et l’attique agirent de même ; pourtant ils conservèrent ἔνθα, et la langue de l'épopée possèdait encore ἔνθα, ἐνταῦθα, ὕπαιθα (οἵ. δηθά, μίνυνθα. διχθά, τριχθά. τετραχθά). Enfin l’adverbe πρόσθα entre dans la composition du mot arcadien προσσθα-yevés BCH 1892, 568, 1. 33, 35 (cf. Danielsson, απο II, p. 36).
6 Dorien -x4 dans 6x4, πόχα. etc. En éolien, ce suffixe affecte presque toujours la forme -14*: inscription ὄὅτα IGMA 5929, 15; 645 a 33; — poèt. ôta Sa. 43; πότα Sa. 1,5 ; χἀτέρωτα ᾽ Sa. I, 5; — gramm. ἄλλοτα. (ἀ)τέρωτα, πότα Apoll. 193, 5, Cependant on lit ἄλλοτε Alc. 47, τ et te IGMA 6,
44, inscription rédigée en dialecte pur. Sans aucun doute
-τε et -τὰ furent l’un et l’autre en usage. De leur côté, les Athéniens et les Ioniens ne renoncèrent pas complètement à l'emploi de -4, puisqu'ils disaient εἰς νέωτα, εἶτα, ἔπειτα (cf. ion. ἔπειτε ἔπειτεν. Hoffmann Gr. Dial. III, 253)‘. Bref, dans huit cas l’éolien et l'ionien-attique opposent un € à un α dorien. De plus, ni αἱ ni ἅτερος (ätepoc) ne sont relégués dans le dorien et l'éolien, mais le premier apparaît encore dans le vieil-ionien, et le second a toujours
2 [πρ]όσθ᾽ οἱ [πάρ]οιθ᾽ Sa. Oxyrh. Pap. VIL, 5, 11 sont équivoques. 2. Malgré l'épigraphique ὄχαιν — att. ὅπη, ion, ὄχη OH, IL, 159 (cf.
. Meister, δορί. Philol. Wochenschr. 1892, 515), on ne doit aucune confiance
aux leçons des manuscrits οὐδέποχα Sa. 68, 1, πόχα Sa. 33, 0XA Th. 929, 8,
τόχα Th. 29, 39, puisqu’Apollonius (193, 15) dit en termes formels : διαφέρει ὃς πάλιν τὰ Αἰολικὰ τοῦ Δωριχοῦ. ἣ τὸ μὲν Δωρικὸν τὸ τ εἰς χ μεταλαμόάνει, ὅτε τὸ πότε πόχα ἐστί...
3. Les corrections χῶτα Th. 29, 7; ὄπποτα Sa. 3, 3; Alc. 39, 4 sont sûres, 4. Cf, aussi dans Pindare ἔπειτεν Pyth. IV, 211: em. IL, 54; Isthm. V1,
20, mais ἔπειτα Nem. X, 90 et ailleurs.
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NB
ON ou 7 Not, RES EM
subsisté en attique. Enfin, en ce qui concerne l'emploi des suffixes -04 et -14, de πιάζω et peut-être aussi de χταίνω, l'éolien ne se distingue de l'attique que par sa lenteur à se débarrasser des formes en α. Sur ce point donc, l'éolien se tient très près de l'ionien-attique et se sépare nettement du dorien.
Ο ÉOLO-IONIEN — À DORIEN
Le nombre « vingt » s'exprimait en dorien par κείχατι, εἴκατι, πίκατι, lxatt, par exemple héracl. κείχατι SGDI 4099, I, 55, τι. Dans ce même dialecte, les noms de nombre depuis 200 jusqu'à 900 se terminaient par -χάτιοι. exemple héracl. τριαχάτιαι ib. 1, 28, 34 (Boisacq, Dial. Dor. p. 39 suiv.). En outre, les mots de la numération en Béotie étant purement doriens, le béotien ειχαστός « vingtième » peut être considéré comme dorien.
De leur côté, les Ioniens et les Athéniens substituërent dans ces mots un o à l'« plus ancien: εἴχοσι. τριαχόσιοι, εἰχοστός.
Ce vocalisme récent se retrouve exactement dans l’éolien :
19 εἴχοσι IGMA 6. 21: Balb. 3923, 6.
20 duaxocto[] IGMA 596 a 10 ; τριζα]χοσίοις ἐν. b 8: ὀχταχόσιοι ib. a 30 ; τριαχοσίαις IGMA 15 D 24 ; τρ[ιαχ] οσίοις 645 ὃ 48. Ici, comme dans εἴχοσι, lo est dû à l'influence analogique des noms de nombre en -χοντὰ (Brugmann Gr. Gr.° p- 214). |
3° εἰχοίσται IGMA 6, 39 : εἴχοιστος IGMA 82, quatre fois ; — εἰκόστω Balb. 3953, 7 est fautif —. L'hypothèse si simple et si naturelle, par laquelle on rend compte d'aixoc et de διαχόσιοι, explique encore l’eixootos ionien-attique, et même l’éolien εἴχοιστος. Un léger complément y suflit : afin de rendre plus semblables aussi les noms de nombre cardinaux et les ordinaux correspondants, les Eoliens créèrent
Xrouarovotoc ἔπεντηχονστος *eixovotos en regard de τριάχοντα et
πεντήχοντα : de là sortirent phonétiquement *rpraxousros *rey-
TS OR EN RE PL PES ΤΠ τλὴ
το ΘΗΝ de
τήχοιστος et enfin εἴχοιστος. C'est par suite d'un fait analogue que naquit le dorien ἰχάντιν" εἴχοσιν Hésych.
Contrastant avec l’éolien et l’ionien-attique, le dialecte de la Béotie garda l’x primitif, à la mode dorienne : πίχατι SGDI 385, 6, etc. — διαχατίης 489, 38, 39, etc. — Ειχαστῆ 488, 109 ; βΒικαστόν BCH 1897, 553 1. 42, 44, 47, 49.
Touchant le thessalien, aucun document n'est parvenu à notre connaissance, sauf ἰχάδι SGDI 3/5, το. duquel on ne peut inférer sans hésitation que les Thessaliens aient fait usage des noms de nombre doriens.
L'arcadien, du moins, a, lui aussi, introduit l’o dans les mots en question : εἴχοσι OH, I, 29, 1 ; — τριακοσίαις OH, I, 24, 8, mais τριαχάσιοι SGDI 1222, 8, τριαχασίος (acc. pl.) OH, I, 29, 20.
Donc l’éolien se groupe avec l'ionien-attique et l'arcadien pour s'opposer au dialecte dorien.
O POUR ἃ
Un assez grand nombre de mots éoliens contiennent un o au lieu d'un « ionien. Ils se répartissent en quatre groupes, suivant que leur ὁ
1° ne répond pas réellement à un α ionien-attique,
2° se ramène à une influence analogique,
3 est le produit d’une loi phonétique éolienne,
4° existe aussi dans des dialectes autres que l'éolien.
Premier groupe.
A. — ἐπιτρόπης Th. 29, 35 est le subjonctif présent! de ἐπιτροπέω : cf. att. ἐπιτροπή. ἐπίτροπος.
B. — χασπολέω Sa. 50, 2; 81. Bien que M. Hoffmann (ἰ. €. p. 355) y voie un futur équivalant à l’att. χατασταλῶ, cette forme appartient sans aucun doute au présent. Le futur primitif de σπέλλω ne devait pas sonner *orakcw,
1. Ce serait un subjonctif aor. — ἐπιτράπῃς, selon MM. Meister (Gr, Dial. I, p. 49) et Hoffmann (Gr. Dial. 11, p. 360),
is 2 l'en
mais bien oreéw, de même que les Athéniens disaient, non pas 0746, mais 616 (Soph. Phén. 983; Eurip. Bacch. 827).
C, — orpoyw. Ce mot est paroxyton dans AO [, 394, 13 et périspomène dans EM 598, 4 ; au dire des grammairiens, il signifie « rassembler », en quoi il diffère du dorien! στράφω et de l'attique στρέφω, S'il a le sens d'un causatif, il doit en avoir aussi la forme; c'est pourquoi la seule leçon légitime est στροφῶ. avec une contraction abusive pour στροφέω. Un dérivé de ce verbe se rencontre dans μεσοστροφώνιαι. mot qui, selon Hésychius, servait à désigner « les jours où les Lesbiens accomplissaient un sacrifice en commun »: le sens de « rassemblement » y apparaît en pleine lumière.
D. — πόρνοψ. Au témoignage de Strabon (XIIL, στ, 64), la sauterelle, dont le nom vulgaire attique était répvo, s'appelait πόρνοψ chez les Eoliens et les Béotiens, et χόρνοψ chez les Thessaliens, qui en avaient dérivé Kopvoriwy, surnom d’Apollon. De plus, le nom de lieu éolien [fopvorixes (gén.), évidemment issu de πόρνοψ. se lit sur l'inscription IGMA 645 a 48. L'accord des dialectes « éoliens » dans le changement d’un α en o, semble éclater aux yeux. Il n'est pourtant qu'illusoire, car Photius, dans son Lexique, enseigne que Sophocle (frg. 250) écrivit, au lieu de πάρνοψ. ὀχορνός. qui rappelle le thessalien κόρνοψ. Ainsi se vérifie l'hypothèse de M. Ch. Bally (Bullet. Soc. Ling. XI, p. cexij), suivant laquelle x6pyod serait la forme primordiale de ces mots.
E. — ἁἀμόρ[ό]την IGMA τ, 15. Quoique les brisures du marbre où l'inscription fut gravée, en aient emporté lo, l’homérique ἀμόροτεϊν justifie pleinement la leçon adoptée par les éditeurs *. Dans Homère, comme en éolien, cet
1. Au jugement de M. Hoffmann (ἰ. c. p. 360), στρόφω serait un subj. aoriste ou un présent, et, en tous cas, proviendrait de στράφω.
2. M. Hoffmatin (!. c. p. 265) est dans l'erreur, quand il traduit ἀμόρότην par « mourir ». Un simple coup d'œil jeté sur le contexte, suffit pour le
montrer,