‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 20 sur 107 · EE | ΡῈ · texte numérisé non relu

EE | ΡῈ

Eolien : "Eparos seul est usité : "Eparoyévn (gén.) OH, IT,

Poètes: ἐράταις Sa. 78, 1; ἐράτα Balb. 322, 5; ἐράται 393, 3.

Thessalien : ᾿Εροτολλίας SGDI 331, 20, avec un thème ἐροτο-.

Béotien : Pour les noms propres, deux formations sont en présence, l’une en éparo- et l’autre en ἐροτι. Par ex. : Epéruwy IGS 1, 2005, ᾿Ερατώ 2420, 25; ᾿Εράτωνος 2858, 1 ; ᾿Εράτων SGDI, 914, II, 7 (archaïque) ; — ᾿Εροτί[ων] IGS Ι, 525; ‘Epori[wvos] REG 1899 p. 71 suiv. a 68; ’Eporiwy SGDI, 506, 4 ; ᾿Ιϑρόττις tb. Gob, ete. — Dans un seul cas on rencontre un thème mixte époro- : ᾿Ερότειος ! IGS I, 3505.

Déjà M. Hoffmann (ἰ. 6.) a émis l'hypothèse que "Epoτίων et les noms similaires pourraient être dérivés de ἔροτις « fète ». Elle se trouve pleinement vérifiée par Fesoτίωϊν] IGS 1, 2776: 16 participe ἐρατός en effet n'a jamais commencé par un F,

ἔροτις — att. ἑορτή fut déclaré éolien et cypriote par

Schol. Il. E, 299 (cf. Eust. 38r, 6 ; 1430, 34; 1908, 53): il ἃ

été employé par Euripide Æl. 695; 1] a servi à créer en

attique le nom d'homme ’Epotiwy CIA IT 077 8 (en regard de ἱΒόρτιος CIA II 836, 109 ; 1402 b) : il se lit sur une inscription d’Argos (Kaïibel, Zpigr. 846, 6): enfin M. Schulze (GGA 1897 p. 876) dit : « ἔροτις paraît se trouver en mégarien (Dittenberger, Sylloge 359), et il est aussi sur une inscription de Délos BCH XIII, 352. »

- Ou bien donc le thessalien ᾿Ιροτοχλίας résulte de la contamination de ἐρατός par ἔροτις, ou encore l’x atone de ἐρατός s’est assimilé à l’o suivant en pays thessalien.

2 A l’éolien βροχέως, on rattache les béotiens Bpoyyio IGS 1 2724 ὃ 4, Booyäo gén. SGDI 737, 2, Bpoyia CIG

1613, ὃ (Hoffmann, Gr. Dial. II p. 359). Cette parenté est plus que douteuse. D'abord βραχύς existe en béotien dans

le nom Βραχούλλεις SGDI 533, 18, ensuite deux personnages

τ, ᾿Ερότειος pour ᾿Εἰροτίειος

Lodel” à

“ὧν C0 thessaliens s'appellent l'un Bpoyés EA 1900 col, 1, me 1 Ι. 19, l'autre Πρεχᾶς 561 3926 b 47. Apparemment, ces vocables béotiens et thessaliens sont tirés d'une racine Beey, dont 5907 est la forme fléchie,

3° Dans l'hypothèse où le premier membre du composé ᾿Ιὐροτοχλίας proviendrait, par assimilation vocalique, de ἐρατός, ce serait là le seul changement {hessalien de α en o.

En béolien, l'assimilation vocalique a aussi créé roroué: pour ποταμός : Eüroréuw ΙΒ 1 2435, 17. C'est également le seul o mis par les Béotiens à la place d'un ας car la lecture [Oplosobsrporoy IGS 1 4128 est loin d’être sûre, cf. Θρασούλλω SGDI 529, 4 ; 538, 7, Θρασουλάω 536, 3 ; 542, 3; 543, 4, Θράσων 554, 20, etc.

En arcadien, ἐφθορχώς — ἐφθαρκώς SGDI 1229, 10 est normalement construit sur la racine fléchie, et les o de δέχο, δέχοτος, ἑχοτόν. comme celui de la désinence -τοι dans γένητοι. γίνητοι, δέατοι. τέταχτοι, etc. SGDI 1222, sont d'ordre analogique (cf. ἃ. Meyer, Gr. Gr.’ p. 180).

Il faut explorer le eypriote pour découvrir un cas d'une altération phonétique qui paraisse dialectale ‘ : x0p2ix" χαρδία. Πάφιοι Hésych., auquel l'éolien oppose χαρδίαν Sa. 2, 6, χαρδίας Th. 29, 4, χραδίας Th. 30,9 ; χάρζα EM 405, 18.

Conclusion.

Une fois écartés les mots, tels que πόρνοψ, dont l'o ne résulte pas de l’altération d'un 4 plus ancien, ainsi que les noms de nombre, comme δέχοτος, visiblement modifiés par influence analogique, il a été possible de dégager les conditions du changement phonétique d'« en o effectué par les Eoliens d'Asie. Hors de l'Eolie se sont rencontrés : des formes analogiques arcadiennes (δέχο. δέατοι. etc.), des cas

1, στροπή᾽ ἀστραπή. Πάφιοι Hés., ne prouve rien à cause de l'hom. στεροπή (cf. Hoffmann, Gr. Dial. I, p. 125, Meister. Griech. Dial. IL, p. 212, Künstler, Gemeins. p. 14).

Le

Page 1