‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 21 sur 107 · M. VO ON. PUS DT · texte numérisé non relu

M. VO ON. PUS DT

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d’assimilation vocalique plus ou moins isolés (Ἰροτοχλίας, Τὐὐπότομος, otporéc), l’archaïque préposition 6, et enfin le cypriote χορζία. Ce dernier seul, par sa constitution, rappelle les créations spéciales à la langue de lEolie. Un esprit non prévenu le jugerait-il suffisant pour établir un changement phonétique d’'x en o commun aux dialectes «éoliens » ?

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Il a semblé utile de répartir en trois groupes les vocables éoliens qui doivent trouver place dans ce paragraphe :

1°) mots dont lv n'est pas spécial à l’éolien,

2) mots dans lesquels v paraît venir de x,

3°) mots où un o s'altéra en éolien.

Premier groupe.

A. ἄγυρις. Les grammairiens ! l’ont souvent déclaré éolien. En réalité Homère a fait trois fois usage de cette forme archaïque, et Euripide l’a reprise dans Zphig. Aul. 793; mais la langue des inscriptions éoliennes se comporte à son égard absolument comme l'attique. Les composés πανάγυρις et παναγυριάρχας se rencontrent l’un cinq fois, l’autre sept; on trouve aussi un παναγυρίαρχος et un παναγυ-ριαρχήσαντα (cf. att. πανήγυρις) ; tous datent d'une époque tardive. En regard: ἀγόρα IGMA 59, 18, τἀγόρα 529, 19, ἀγόρας 527, 00, ἀγόραν SGDI 311, 45, ἀγορείαν OH, IL, 157, 11, &yopévouos IGMA 646 a 17, ἀγορανόμω OH, IT, 135, 2, ἀγοραvouiac IGMA 484, 5, ἀγορανομήσαντα 258 a 4, ᾿Αγησαγόρα 646 a 4x, Διαγόρα 322 ; Φανναγόρα BCH 1886 p. 519. En présence de cet état de choses, ἄγυρις ne peut être revendiqué comme création éolienne.

Eolien : Cette préposition n'a été en usage, sur les ins-

1. AO II 399, 5; EG 3, 9 ; 450, 32; ΕΟ 25, 4; Eust. 631, 44; 1430, 39.

em. 90. =

criplions, qu'au 1v° siècle : ἀπυφύγη IGMA 1, 15, ἀπυδόμεναι 6, 4», et ensuite à l'époque impériale, quand l'emploi du dialecte éolien dans les documents écrits n'était plus qu'une imitalion liltéraire: ἀπὺ IGMA 65, τὸ ; 243, τή; ἀπύγονον 255 ; 243; ἀπυδόχα SGDI 311, 29 ; ἀπυδέδοσθαι ibid. 24. À partir de la fin du 1v° siècle avant J.-Ch. jusqu'au temps de la mode archaïsante, ἀπὸ fut seul usité : on l'a trouvé plus de 30 fois ; ἀπὺ avait donc disparu, expulsé de la langue écrite par la forme attique. Les grammairiens aussi font connaître drd: Hérod. 1, 479, 24; 11, 3653, τ ; AO 1, 47, 28 ; 1, 68, 6. — Balbilla écrit rù 320, 5; 393, 1. Les mss. des poètes ont ἀπὺ Sa. 44; Alc. 33; 84 ; Th. 28, 16; ἀπυστρέφονται Sa. 78.

Thessalien : ἀπὺ SGDI 1308 ; ἀπυστέλλαντος 345, 2, 23.

Béolien : ἀπὸ y est inusité ; mais ἀπὸ se montre fréquemment sur les inscriptions : ἀπὸ SGDI 407, 2 ; 430, 3, etc. ; ἀποδώει 488, 77 ; ἀποδεδόανθι 489, 35, et d’autres mots.

Arcadien : ἀπὺ est, comme en éolien, la forme courante dans ce dialecte : ἀπὺ BCH 1892 p. 568, 22 ; ἀπυδεδομέν[ος] ἰδ. 1. το; ἀπυθανόντων 1b. 1. 32; ἀπὺ, ἀπυδόας, ἀπυχαθιστάτω, ἀπυτειέτω, ἀπυτεισάτω SGDI 1222 ; ἀπὺ OH, I, 29, 28.

Cypriote : ἀτὺ SGDI 6o, 8, 17. |

Selon M. Per Persson (ZF II p.214), ἀπὺ date de l’époque indo-européenne, et se retrouve dans le v. h. all. abuh « pervers ». Une forme plus brève de cette proposition se cache dans l'adjectif πύματος (cf. sk. pü-nar « de nouveau, en arrière »), dont Homère et les tragiques grecs ont fait usage. Cf. sur ce point ὁ. Schmidt, AZ XXVL p. 24; G. Meyer, Gr. Gr. p. 117; Meillet, SL VIIL p. 296. En ce qui concerne la conservation de ἀπὺ, non seulement elle n'est pas commune à tous les dialectes dits éoliens, mais leur unanimité même ne prouverait rien. Il est possible en effet que l’éolien, l'arcadien et le cypriote aient préféré la forme ἀπὺ. à cause de leur tendance à changer o en v.

GC. ὄνυμα — att. ὄνομα.

Cette forme appartient au vocabulaire éolien: ὄνυμα

DT us

its IGMA 68, 5, 7, 8; 69 a 2; 'Ovouéns OH, IT, 141 ; προσονυμάσδεσθαι SGDI 311, 8 ; προσονυμασίας ib. 1. τη . De plus ὄνυμα est cité par les grammairiens : Hérod. 1, 353, τὸ ; II, 364, 12; EM 696, 3; Eust. 631, 44, etc.

Mais ὄνυμα se rencontre dans la Grèce entière. Le thessalien dit ὀνύματα, le béotien ôvouux, le phocidien ᾿Ονύμαρ-x05, le delphien ᾿Ονυμαχλῆς. le mégarien ‘Owäs, le rhodien ’Owuuy, le cyrénien ᾿Ονυμοχλῆς ; à Egine et à Sélinonte on prononçait ὄνυμα ; enfin ἀνώνυμος. ἐπώνυμος. ete. sont panhelléniques (G. Meyer, Gr. Gr.° p. 114). Epicharme ἃ employé ὄνυμα frg. 27, et Pindare ὄνυμα et ὀνυμάζω.

Deuxième groupe.

A. σύρξ — att. σάρξ.

Ce mot éolien n'est connu que par les grammairiens : σύρχες Hérod. I 541, 12 ; EM 85, 13; AO II 359, 28; AP III 290, 32 etç. ; au lieu de σύρξ, les inscriptions donnent σάρχα IGMA 498, 16, σάρχι 498, 21 ; 502, 11. — Σύρξ pour *rupxest à σάρξ de trapx-*, comme l'attique συρμός est à σαίρω, comme πίσυρες est à τέσσαρες ὅ.

Remarquable et par son vocalisme et par sa consonne initiale, le nom de nombre πίσυρες apparaît également dans l'épopée, et passe pour un des « éolismes » les plus évidents de la langue homérique. Avant d’énumérer les diverses formes qu'il revêt en éolien, il convient d'étudier l’origine de son v et de son t, en différant jusqu'au chapitre suivant celle de son +.

Et d’abord lv en est primitif, ainsi que le prouve par exemple le sk. catüras & quatre » (accusatif). Cf. Brugmann Grundr. 1, p. 431, Gr. αν." p. 42 Anm. 2. L, de

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