‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 22 sur 107 · ὀνόματος IGMA 15 b 18 est hellénistique · texte numérisé non relu

ὀνόματος IGMA 15 b 18 est hellénistique

2. M. Lagercrantz (Lautgesch. p. 6r) rejette l'étymologie TF4p4-, sans en proposer d'autre.

3. La glose d'Hésychius σύρχιζε" σάρχαζε ne relève pas nécessairement du dialecte éolien.

Tex

nl

ss DS son côté, date de l'époque d'unité grecque ; M. Hirt (Ablaut, p. 13 et 15) le rapproche de l'a du latin quatuor, et en fait le descendant d'un e réduit ἡ, comme [ἢ de πίτνημι, σχίδνημι, χίσσος. χθιζός, etc.

L'opposition €: 1, qui se constate dans τέσσαρες : πίσυρες, se retrouve dans une autre famille de mots, On lit en effet dans Sapho frg. οὗ πίσυγγον « cordonniers »., M. L. Meyer (Griech. Etym., 11, 549) rappelle aussi que certains poètes comiques, ainsi que Pollux (VII, 82) nous en avertit, appelaient πισύγγους « τοὺς τὰ ὑποδήματα ῥάπτοντας », et

qu'Alexandre d'Etolie (dans Athénée XV, 699 6) a écrit:

εὖ παρ᾿ ‘Ounpeiny ἀγλαίην ἐπέων

— le] GC VA = -Θ ει

La première syllabe en est longue, et partant nous sommes en droit d'écrire πίσσυγγος. d'autant plus qu'Hésychius cite πέσσυμπτον. πισύγγιον (sic) et πισύγγων (sic), tous trois avec le sens probable d’ « atelier de cordonnerie », et πεσσύμπτη « femme de cordonnier » (Hoffmann, Gr. Dial. 11. p. 245). En outre M. Schulze (GGA 1895, p. 855) a heureusement rattaché ces mots à l’attique πεττύχια « lambeaux de cuir pour emplâtres ». Enfin l’attique πιττάκιον. que Polybe et d'autres auteurs ont employé, sans doute par extension, dans le sens de « billet, petite lettre », était, selon Mæris p. 306 et BA 112, synonyme de πεττύχιον.

On séparerait difficilement ces mots de χάσσυμα, att. χάττυμα. & cuir de soulier », χασσύω, att. χαττύω, « raccommoder les chaussures », χαττύς Aristoph. frg. 276 « morceau de cuir pour ressemeler ». M. Lagercrantz (Lautgesch. p. 115 suiv.) rapproche χάσσυμα du vbg. koza « peau » venu, selon lui, d’un indo-eur. *goghyà ; χάσσυμα serait composé de ἔχασσα « peau » et de *bux « chose cousue ». Mais koza peut également remonter à *Æ“oghy-â, Construit sur la racine normale, *k“eghy4* devient en

1. M. Meillet (MSL IX, p. 159) propose une autre explication. 2. Cf, moy-bas-all, schege « chèvre » (Lagercrantz, L. c. note).

Page 1