dé ER Te “is
ὝΨΙΑ ti ἡ TESTS Lin.) a à
δ RS | cs F SR TR D TT er, δ΄ ἐν ἃ,
πος, NE
grec *tel's' a, *tecca, tandis qu'avec un e réduit, * kw,ghyû donne *pil's'a, *rooa'. Là serait l’origine des doublets πεσσύμπτη πίσσυγγος, πεττύχια πιττάχια, et aussi ἔπεσσυμα ἔπισσυμα. Au temps où l’on prononçait encore * pel's'uma, on a dû sentir, dans la première syllabe, la préposition pet-, c'est-à-dire πεδὰ, d’où, par substitution d’un préfixe plus commun à un autre plus rare, on a créé ἢ kal's'uma, ancètre de χάσσυμα. L'échange des prépositions ne peut surprendre, car red est synonyme de μετὰ, et χατὰ, plus d’une | fois, a été employé dans le sens de «avec ». (Cf. Bréal » MSL NI, p. 475).
| Après cette digression, il faut revenir aux formes éoliennes du nombre « quatre ». Sur les inscriptions, on lit [πέσ]υρες IGMA 82, 3, τέσσαρα OH, 11, 135, 6, τεσ[σαράxovta] IGMA 499, 6 et le très tardif τεσσαράκοντα 484, 57. Balbilla a écrit πέσυρα 323, 6. Hérodien (11, 567, 29) attribue aux Koliens πέσσυρα, πέσσυρες, πίσυρας. Hésychius cite πέσσυρες᾽ τέσσαρες. Αἰολεῖς ; puis πέσσυρα, πίσυρα * τέσσαρα : πισύρω {y} τὸ αὐτό, éoliens sans doute aussi, bien qu'il ne l'ait pas dit. Les doublets homériques τέσσαρες : πίσυρες supposent une déclinaison plus ancienne * τέτεαρες ἡ “πιτυρῶν, | d’où πισύρων. En éolien, πίσυρα et πισύρων correspondent à l’épique πίσυρες: — πέσσυρες résulte de l'influence analogique de πίσυρα sur τέσσαρες: enfin, une dernière tentative pour rendre moins différentes les deux formes primitives, a fait ᾿. sortir πέσυρες de πίσυρες. On n'oserait prétendre que τέσσαρες fût encore vraiment éolien à l'époque des inscriptions.
| Troisième groupe.
A. ὅμα — att. ἅμα.
ὕμα IGMA 32, τι, ὕμ[α] 29, τὸ est sorti de ὄμα conservé à
ἣ 1. Le T comme dans πίσυρες.
| 2. « L'accent sur 6 dans sk. catväras et got. fidwor est celui du pluriel neutre (cf. χεῖμα. χειμών). comme le vocalisme ὁ lui-même. Le proparoxyton de TÉTOPES est ancien; l’accentuation sur y du mot slave correspondant est un effet de la loi de M. de Saussure. » A. Meillet (Revue Critique 1895, LE, p. 174).
4 l . | ‘ é 2 € 7" " ; . , ᾿ Le à d sd CE.
Erésos : ὄϊ μι]. IGMA 596 b 31; ὅμα ' s'est modelé sur "ὅμως (cf, hom. ὁμαρτῆ et ἁμαρτῆ).
Ainsi se manifeste l'erreur des anciens et des modernes, qui regardaient l'homérique ἄμυδις comme une forme éolienne. On rattachera tout simplement ἄμυδις et aussi ἄλλυà, aux adverbes bien connus 456, ἀμῦς, πῦς, ἐνδῦς, ὕς, ἄλλυι, τυϊὸς. πήλυι. μέσυι, etc. du dorien et de l’éolien (cf. G. Meyer, Gr. Gr. p. 202 et 305; J. Schmidt, ΚΖ XXII p. 394; Hoffmann, Gr. Dial. IT, p. 426 suiv.; Brugmann, Gr. Gr. p. 49, 252). Les thèmes pronominaux en -v ne s'étaient pas encore perdus en ionien aux temps homériques.
B. ὑμο- — att. ôuo-.
ὑμολογίας OH, 11, 155 a 13; ὑμοίως IGMA 69 a ; ὕμοιον Th. 29, 30; ὑμαλίχω Th. 30, 20; ὑμάρτη Th. 28, 3; ὕμοι Balb. 323, 3; ὕμοιον C. IT, 8; C. III, το; EM 243, 18 ; EG 130, 52. La glose d'Hésychius ἐξ ὑμάλλων (c'est-à-dire ὑμάλων)" ἐξ ὁμοίων est sans doute d'origine éolienne. — Pourtant ὀὁμοne disparut pas. Il se maintint dans l’adverbe éolien ὄμ[α] IGMA 526 ὃ ὅ1 et dans le nom de mois * ᾿Ομολοίω 527, 44, que la langue commune aurait été incapable de ramener à leur vocalisme primitif, 5115 s’en étaient jamais écartés, puis dans ὀμο[λογήμενα]. ὀμολογήμενα gravés sur l'inscription IGMA 6, 32, 35, dont le dialecte a conservé sa pureté, et dans le nom de personne ’Ouovoix IGMA τοῦ, ),
CG. ὕσδος — att. ὄζος : ὕσδων Sa. 4, 1; ὑσδοί (sic) Hésychius, sans indication de dialecte. Les éditeurs corrigent ὄσδων en ὔὕσδων Sa. 93, I. |
D. ὄπισθα — att. ὄπισθεν : ἐξύπισθα An. 67; Apoll. 153, 13; ὔπισθα Apoll. 193, 5 ; Joann. Alex. τ. παρ. 33, το.
Ε΄. στύμα" — att. στόμα: στύματος Th. 29, 25; owuaC. 1, τή.
I. ἄμα, c’est-à-dire ἅμα, IGMA 134, 11, datant de l’époque impériale, n’a aucune valeur.
2. ᾿Ὁμολόϊος vient de ἱΟμολώϊος qui existe en Phthiotide, Béotie et Thessalie. Suidas et Photius, s. v. ‘OuoÂwios ZEŸ<, le traduisent par ὁμονοητιχός. Son deuxième terme en effet rappelle le’ dorien λάω « vouloir » et l’ionien-attique λῆμα « volonté ».
3. Le changement n’est pas uniquement éolien : on lit dans Hippocr. V, 84 Στυμάρχου (cité par Kühner-Blass, Gr. Gr.3 I, p. 121), cf. αἴξ, Δηίφυόος (Kretschmer, Vaseninschr. p. 118).
παν ant de ed cs Le dr nd
νὴ À λων, Ar À LT sn 5 = F. ὄμφαλος — att. ὀμφαλός C. ΠΙ, το.
G: pôyx — att. μόγις ὦ, III, το. Toutefois μοχθεῦντες
(sie) Alc. 18, 5; πολυμόχθω Th. 28, 8.
Les autres cas ne reposent pas sur une autorité suflisante :
H. Pour le prétendu ᾿Ὑδύσσευς. v. p. 21.
1. πύταμον — ποταμόν Varron Z. L. V, οὔ n’est qu'une conjecture à un passage corrompu, pour lequel Ahrens (Dial. I p. 82 n. 13) ἃ proposé une autre correction. Dans l’éolien épigraphique on ne rencontre que {π]όταμον IGMA 4, 1, d'une bonne époque, et ΠΠοτάμων sur cinq inscriptions tardives; de plus ποτάμω Alec. 9, 4.
J. Le médiocre compilateur Tzétzès (ργα 664) déclare éoliens ὕρνις, Ébavoy, xpotaoc, παρηά — att. ὄρνις, ξόανον. χρυσός, παρειά. L’absurdité des deux derniers est évidente. Trétzès songea à forger ὄρνις, parce que le dorien ὄρνιχες était mis au compte du dialecte éolien ‘. A la rigueur ξύανον «statue de bois », s’expliquerait par la forme faible du thème É-er-, cf. Édw, ξυστόν, ξύλον.
Κ΄. Bôxyx, dont le voc. Βύχχι 56 lit dans Alcée 35, 3, dériverait de Béxyos, selon Hérod. II, 551, 9. Une opinion étymologique ne remplacera jamais la simple constatation d'un fait.
L. Le même Hérodien (II, 364, 6, 29) cite encore τύτε et δεῦρυ pour τότε et δεῦρο. Au lieu de τύτε on attendrait plutôt τότα (cf. p. 35). Par lui-même, δεῦρυ n'éveille aucun doute * ; on peut poser la proportion δεῦρυ : δεῦρο — ἀπὺ : ἀπὸ, Cependant δεῦρο est transmis Sa. δή et Alc. 54 D.
M. Sont enfin regardés comme des « éolismes » les homériques ἐπασσύτεροι οἱ ἐπισμυγερῶς. Mais le premier est
1. Schol. Theocr. V. 48; VIL, 47. — Eolien ὄρνιθα IGMA 53, 7.
2. Δεῦρυ se trouve encore dans BA 1341, 1361, mais il n’y est pas déclaré éolien. Cet adverbe a des formes multiples : δεύρω hom., δεῦρο δευρί att. et ion., δεῦρε inscr, att. (Meisterhans, Gr.? p. 115), LU final de δεῦρυ a-t-il quelque parenté avec l'arcadien τάνυ et le cypriote ἄνα Ὁ (Cf. arcad, τωνί et thess. ὅνε. et Per Persson, ZF IL, 214).