AUTRES MODIFICATIONS DE LL
En thessalien, un : en hiatus à l'intérieur d’un mot, peut
1. Même passage de Τὰ l'E entre voyelles dans le thessalien πατρουέαν SGDI, 326, 4.
MA. es
… 00 = faire redoubler la consonne précédente, sans doute par suite de sa transformation en semi-voyelle (cf. Schulze, QE p. 295, n.2; GGA 18935 p. 903; Solmsen ZF V, Anz. Ρ. 42 suiv.).
ἱδδίαν SGDI 301 b 12 — att. ἰδίαν.
πόλλιος (gén. de πόλις) OH, 11, 63, 13,
προξεννίουν (gén. plur.) OH, IE, 63, 6,
[Παυσαννίαιος SGDI 1286, 12,
et peut-être τα[μμ)|ίας SGDI 361 b 27.
Parfois la semi-voyelle est devenue consonne, et alors s'est assimilée au p qui la précédait :
ἀργύρροι gén. SGDI 1557, 3 — ἀργυρίου,
χῦρρον SGDI 345, 20 — χύριον.
D'autre part, il n’est pas impossible que τραχάδι OH, IT, 7, 6 soit l'équivalent de l’att. *zerpaxadt. — Δαμμάτρειος SGDI 345, 59; Δαμματρείας OH, 11, 28 ὃ; [Δαμμ]ατρείου OH, II, 63, 3 viennent sans doute d’un plus ancien * Δαμματρέειος. issu à son tour de ἔδαμματριειος. L'explication de M. Hoffmann (Gr. Dial. 11, 453) : τραχάδι, Δαμμάτρειος — τργαχαδι, Δαμματργειος ἃ dû paraître aux lecteurs assez peu vraisemblable.
En éolien, un : en hiatus n’a jamais fait redoubler la consonne précédente. Au thessalien ἱδδίαν s'opposent par exemple les éoliens ἰδία IGMA 5 ὁ 38: ἰδίων 23 ὃ 4, et 10 autres fois ἴδιος ; ἰδιώταισι 4, 133 ἰδιώτας 59, 7.
Il est plus délicat de décider si jamais, dans ce dialecte, en hiatus est devenu y. Sur les inscriptions se découvre un cas douteux äpyvoa (non ἄργυρρα!) OH, 11, 153, 4; mais ἀργύριον IGMA 529, 7, ἀργυρίω 67, 7, puis δικαστήριον, διμοιρία, χύριος, ἐρίων (g. pl.), μαρμάριος, μαρτυρία, σαωτηρία, ψαφοφορία. δισμύριοι, Θηρίαος, Χυρίων (sic), Χώριος, épigraphiques, et
chez les poètes αὔριον, Σείριος, χαρίεις. Dans ἄργυρα, Pr
manque, soit par inadvertance du graveur, soit par suite
de sa prononciation très rapide (cf. Brugmann Gr. Gr?
p. 65). | Quant aux textes poétiques, M. Hoffmann (Gr. Dial. IX,
aa
p. 454) propose d'y lire ὄττγω Sa. 13; ὄττΥ ἔμωι Sa. 1, 17; xpvayotépa Sa. 123; χρύσγοισιν Sa. 85, τ: Λύδγαν Sa. 85,3; πορφύργα Sa. 44.
1° Au lieu de ὄττγω, c'est ὄττω qui est transmis; il en sera fait de nouveau mention plus bas à propos de ὅττι et de ὄππως (ch. IV, ὃ 2).
2° ὄττγη ἔμωι, n’est que ôtr'éuur (plus exactement x6TT'EuuL) avec élision de Τ᾿.
3° χρύσω χρυσοτέρα (sie mss.) doit être respecté à cause du jeu de mots « plus or que l'or ». χρυσότερος rappelle de loin les homériques βασιλεύτερος, χύντερος.
4° Dans la description qu'il fait des vers de Sappho 85, 1, 3, Héphestion (r. μέτρων. 98) nous montre clairement qu'il lisait χρυσίοισιν et Λυδίαν avec des τ syllabiques. Vu l’état de nos connaissances sur la métrique lesbienne, toute correction au texte semblera superflue.
5 Le fragment 44 de Sappho est évidemment corrompu. En lisant, non pas πορφύργα (antibacchée), mais πορφύρια (crétique) avec synizèse du groupe vocalique final, on pourrait le corriger en la manière suivante :
χερρόμαχτρα dE πορφύρια — χαὶ ταῦτ᾽ οὐ μὲν ἀτιμάσεις — εἰς σ᾽ ἔπεμψ᾽ ἀπὺ Φωχὰᾶίας
Δι lui-même, placé devant une voyelle, ne se transforme pas en ©, ainsi que l’a démontré M. Lagercrantz (Lautgesch. p. 50 suiv.):
χάρζα — χαρδία EM 407, 18 suppose un très ancien ἔχραζα.
Ζοννύσω — att. Διονύσῳ IGMA 69 à 5, b 3; 50, 7 est un mot thrace ou phrygien, qui a pu pénétrer en Grèce à différentes époques sous différentes formes ἡ.
La préposition ζά — διὰ, qui nous a été transmise IGMA
484, 3; Th. 29, 6; C. III, 5, EM 407, 7, 30, EG 228, 34 et