Cf. phocéen Ζιονύσιος, s'il est exact
dans ζὰ [δ᾽)ἐλεξάμαν Sa. 85, ζαβάλλειν Ο, III, 2, date d’une époque absolument indéterminable,
Le préfixe [a-, qui existe dans Zadwvewe OH, HE, ται, 4, de ζα-αιθων-, dans ζάδατον Sa. 158 et dans ζάδηλον Ale. 78, 7, a été panhellénique. On trouve Cas, ζάθεος, ζάχοτος. ete. dans Homère ; ζάθεος Pindare γι. V, 50. Isthm. 1, 3, Euripide Bacch. 191, Ion 184, Troy. 1055, Phén. 8ox, Aristoph. Gren. 383; ζάχοτος Pind, Ném. VI, 55 ; ζαμενής, qui ne se rencontre dans la poésie épique que Hymne à Merc. 307, est fréquent dans Pindare et fut employé par Sophocle A7. 137; ζαπληθής ne paraît pas dans la littérature avant Eschyle Pers. 308, ni ζάπυρος avant Esch. Prom. 1086; le célèbre législateur de Locres (vers 360 av. J.-Ch.) s'appelait Zéhevxoc, etc. L'usage que les poètes postérieurs à Homère ont fait de ce préfixe est trop libre, pour qu'on puisse affirmer sans preuves qu'il a eu pour cause l’imitation de la langue épique et, partant, du dialecte éolien. M. Hirt (Ablaut p. 99) rattache ζα- à une base indo-eur. *deya «se hâter », qui a fourni aux Grecs διώχω, ζῆλος, ζωρός,... ζάλη.
L'adjectif πέρροχος « éminent » — ὑπέροχος, employé par Sappho fr2. 92, viendrait, dit M. Schulze (QE p. 6), de “repy-0706. Bien que de prime abord le sens augmentatif possédé par περὶ dans περιχώεσθαι « être fortement irrité » περιημεχτεῖν Qêtre très mécontent » et d'autres encore, rende cette explication plausible, néanmoins, avant de ladmettre, il est bon de s'arrêter un instant sur la mystérieuse préposition éolienne πρὲς. que C. III, τὸ nous fait connaître en ces termes : ποτὲ dE [oi Αἰολεῖς ἔθος ἔχουσι τιθέναι ἀντὶ τοῦ O] καὶ τὸ ΕἸ" πρὸς σὲ πρὲς σέ.
A son sujet, M. Meister (Griech. Dial. I, p. 44) ἃ écrit excellemment : « Depuis que nous connaissons la forme pamphylienne repri, πρὲς ne peut être écarté sans ombre de procès... Les formes en 6, περτὶ et πρὲς, sont entre elles dans le même rapport que le crétois πορτὶ avec πρὸς. De quelle façon la glose d'Hésychius πὲρ σέ "πρὸς σέ se combine
LE ες
avec l’éolien πρὲς, je ne veux pas le décider ; mais que tip soit véritablement une forme dialectale pour πρὸς et non la préposition περὶ apocopée.,.…. c'est ce que je regarde comme assuré, )
Loin d’être reléguée dans la seule Eolie, la préposition πρὲς a laissé des traces visibles en d’autres endroits. Si l'élément pris- des adjectifs latins priscus pristlinus ἃ un ? long dûment constaté, qui ne permet pas de l’identifier complètement avec le grec πρὲς. c'est cette préposition du moins qui entre dans la constitution de l'ionien πρηνής et de l’attique πρᾶνής. tous deux issus de ἔπρεσ-αν-ης, et aussi dans celle de πρέμνον « souche » de *rpec-uvoy (cf. πρυ-μνός & qui est à l'extrémité supérieure ou inférieure », πρυμνή ὕλη Il. M 149 « bois à la racine », πρύμνα « poupe ».) C'est elle également qui ἃ servi à former tpécévc, ainsi que le crétois πρεΐῖν (L. Gort. VII, 40) et l'homérique πρῖν pour ἔπρειν (de ἔπρεσ-ιν).
Accrue du suflixe de comparatif neutre, elle devient πρεσ-ισ--, πρεισ-. Qui apparaît dans les crétois πρεισγεύτας πρειγεύτας ' πρείγων πρείγιστος, dans le thessalien roccéeta et le béotien πρισγεύς ἢ.
Enfin, avec sa voyelle allongée et sous la forme πρης (cf. πρὸ et row dans πρῶτος de *rpw-raroc), elle se dissimule dans cet aoriste de l’île de Cos πρηγιστεύσαντος SGDI 3542, 4 — att. πρεσόεύσαντος. et dans un certain nombre de mots ioniens-attiques : πρηών «roche escarpée », de ἔπρησ-εων (cf. l’'épique πρώων « promontoire » de *rpw-ruv et sk. pravât « hauteur, penchant d'une montagne »), πρήιον "πρότερον Hésych., de ἔπρησ-ιον, puis πρητής « de l’année précédente », ἐπι-πρητήν « qui a plus d’un an », l’un et l'autre cités par Hésychius, et composés de tp15-Feit-.
Dès l’époque indoeuropéenne, elle sonnait aussi pers, comme en témoigne le gotique fairra « loin », de “perso
1. Avec chute du G (+) après voyelle longue ou diphtongue comme dans αἴδεσθαι de ἕαισδεσθαι., etc.