‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 39 sur 107 · Par exemple ἄνδρεσσι SGDI 3:55, etc · texte numérisé non relu

Par exemple ἄνδρεσσι SGDI 3:55, etc

MO LL: A ah

Ce 47, 61, ἀνσχίσας 33/0, 32 à Epidaure, χαταχωρίσαι 3386, a à Hermione, l'autre en -564, plus fréquent sur les inseriptions, p. ex. ἐργάσσασθαι 3325, 203, ἀνσχίσσαι, ἀνσχίσσαντα 3339, 39, 99 à Epidaure, διχάσσαιεν, ἐδίχασσαν 3277, 8, 13 à Argos, ete, Ces deux graphies ne représentaient pas, chacune, une forme réellement vivante, En effet, ce qu'il y avait de conventionnel dans l'emploi de certains σσ apparaît clairement sur l'inscription métrique BCH 1893 p. 86 de Trézène. Là, on lit repyécaro au lieu de κεργάσσατο réclamé par le vers, et 464604, locatif pluriel, pour Θήδασι (cf. J. Baunack ΤΡ IV p. 187 suiv.). Vraisemblablement, seul l'aoriste en -c4 appartenait au langage courant. Comme le traditionnel ἐργάσσασθαι, à côté du vulgaire ἐργάσασθαι, faisait l'impression d'un archaïsme, on crut employer d'élégants archaïsmes en écrivant στεγάσσιος ἀποστεγάσσιος ἑρμάσσιος ἱμασσίαν et aussi ἀλιάσσιος. L'influence de l'aoriste en -554 s'exerça sur le présent lui-même : ἐδίχασζ[ον]. δικάσζοιτο Mon. Ant. I p. 593 1. 3, 4. Pour préciser l'explication de M. Danielsson, on dira que στέγασσις et διχάσζω furent à στέγασις et à δικάζω dans le même rapport que ἐργάσσασθαι était à ἐργάσασθαι. Mais, dans l'un et l’autre cas, il s'agit bien plutôt d'une mode orthographique que d'une prononciation réelle.

Les terminaisons -ac10y -axcioy -acx furent donc panhelléniques: elles se constituèrent par l'addition du suffixe au thème verbal, tel qu'il existait au parfait, γυμνά-σιον : γεγύμνα-χα (cf. Brugmann, L. 6. p. 205). Il n'y a pas eu, par conséquent, simplification d'un ancien σσ dans :

Thessalien γυμνασιαρχέντος SGDI 345, 25 (à côté de ἐφανίσσοῖν 1. 12),

Eolien γυμνάσιον SGDI 311, 6 fois, γυμνασίαρχον IGMA 67: 134, τι; 208, 3 ; 241 ; 527, 34: SGDI 248, τὶ 253; Mit 1886 p. 282, 45, γυμνασιάρχη OH, IL, 150, 7, γυμνασιάρχηντα ἰδ. 1. 3, γυμνασζιαρχή]σαις IGMA 134, 6, γυμνασιαρχήσαντα SGDI 311, 38, ὑπογυμνασιαρχήσαντα IGMA 258 a 5.

ER

Les mots dont le σσ a subi la réduction dans certains dialectes, se répartissent en cinq groupes :

Je

[er

| 1° Homériques ὅσσος, μέσσος de *rotyos *medhy os", 4h 2° Les aoristes tels que διχάσσαι de ἔδιχατεσαι, 3° Les aoristes comme τελέσσαι. dont le 45 est primitif, 4° Le type d'aoriste analogique ὀμόσσαι, 5 Les datifs pluriels en -εσσι, -σσι, -ασσι.

Pour ces deux derniers groupes, la réduction de leur σσ se complique d'un problème de morphologie ; ils seront réservés pour la seconde partie de cet ouvrage.

4 Premier groupe.

Homériques ὅσσος ὅσος.

ΝᾺ Eolien. — Chez les poètes, ont le double 5: ὄσζσλον Sa.

- 101, 1, ὄσσα Sa. 1, 26; Schub. I, 11, ὄσσα Th. 28, 14, ὄσσαπερ

Th. 30, 15, ὀππόσζσλαχιν Th. 30, 27; χώσσ᾽ Balb. 320, 14, μέσσω Sa. 1, 12, uéo<odov Alc. 18, 3.

La simplification se constate dans : ὅσα Sa, οὖ, 1, ὅσον Th. 30, 6, ὄποσον Th. 30, 3, ὅσ᾽ Balb. 320, 14, μέσαι Sa. 52, 2, μέσοι Alc. 17.

En outre Apollonius cite μέσσοι 177, 5, οἱ μέσοι 197, 12; μέσυι et μεσοστροφώνιαι sont dans Hésychius.

Sur les inscriptions se rencontrent : 6004; IGMA 6, 35, ὄ)σσα 526 ὁ 13, ὄσίσ᾽α OH, 11, 155 ἃ τὸ (tous du 1v° siècle), πόσσαν SGDI 318, 38 (environ 111 siècle), μέσσω SGDI 319, 5 (re ou 11 siècle).

Mais ὅσας OH, IL, 135, 3 (après le τν siècle) [ὅπ]οσα IGMA 5 a 8 (vers le mr° siècle).

1. On ne parlera ni de πρόσσω, νεμεσσάω. etc, dont les correspon-

dants dialectaux ne se rencontrent guëre sur les inscriptions, ni de ἥμισ-

᾿ GO. A maintes reprises, ce dernier a perdu un G à cause de ἥμισυς.

par exemple ἥμισον SGDI 2219, 20 à Delphes, en regard de ἥμισσον 1791,

9; 1878, 11, etc. du mème dialecte ; en Phocide ἥμισον SGDI 1593, 16, 17;

1945, 15, 16, etc., et ἥμισυ 1543, 7. Le double GG vient de TF (ef. τέσσαρες),

comme le prouvent ἡμίτειαν EA 1899, col. 1, 1. 9, 27, d'Epidaure, et le cre-

, tois [ἡ] μιτυέχτω Mus. It. IL, col. 166 n°8 1, 3. Cf. Meister, Berichte d. sâchs. * 2 Gesellsch. 1899, p. 154.

Donc l'histoire éolienne des doublets ὄσσος ὅσος est la même que celle de ὅττι ὅτι (v, p. 91): au temps des poètes, ils coexistaient; mais plus tard et en particulier au rv° siècle, ὄσσος seul subsista et ne cessa de se maintenir dans les siècles postérieurs ; ὅσος a subi l'influence de la langue commune,

Thessalien'. — ὅσσαπερ SGDI 345, 19, ὅσσουν 345, 4x, ὅσσα OH, 11, 63, το, ὁσσάουν EA 1900 col, 5x n° 1 1. 5.

Béolien. — ὁπόττα SGDI 492, τή; για, 16; οὔθ à 19; BCH 1893, p. 553, 8, ὁπόττοι SGDI 1145, 4, 11, ὁπόττον REG 1899 p. 71 à 28, 30, ὁπόττων ib. a 96, μέττω Mitt. 1890, Ρ. 379, 20. |

Mais aussi μέσον SGDI 497, 15, 15, uecéyylov]oy 488, 69, το.

Arcadien. — ὅσα SGDI 1222, 3, ὅσαι 1229, 18, ὅσα EA 1898, col. 249 1. 2.

Eléen. — ὄσσα SGDI 1152, 21 ; mais ὄσοι 1191, 21.

Tonien. — Homériques ὅσσος et ὅσος, μέσσος et μέσος. En nouvel-ionien ὅσος et μέσος sont seuls employés par les prosateurs ; mais τόσσος ὄσσος μέσσος subsistérent du moins dans l’élégie (Hoffmann, Gr. Dial. TIT, p.572 suiv.), et une inscription archaïque de Rhégium donne ὅσσα OH, I, 8.

Atlique. — ὅσος et μέσος sont les formes ordinaires. Toutefois les tragiques firent un fréquent usage des autres : ὅσσον ὅσσα se lisent dans Euripide, τόσσον ὅσσα μέσση dans Sophocle (Kühner-Blass, Gr. Gr.° 1 p. 250 Anm.).

Epire. — ὅσα SGDI 1339, 14. Acarnanie. — ὅσα SGDI 1379, 23; 1380 a, 19. Etolie. — ὅσα SGDI 1413, 26; 1415, 19, 23. Enianie. — ὅσα SGDI 1429 a 3; 1431 b 12; 1432 ὃ 12; 1439, 8. Phthiotide. — ὅσα SGDI 1439, το; 1441, 13: 1445, 7, etc. Locride. — ὅσα SGDI, 1476, 13, ὁπόσων 19508, ὅ. Phocide. — ὅσα SGDI 1520, 6, ὅσαι 1539 a 22, 40, ὅσοι 1539 α 36.

Delphes. — Inscriptions antérieures à la fin du 1π| siè-

1. Dans ce chapitre, comme ailleurs, on a cité, pour les dialectes autres que l’Eolien d'Asie, quelques formes caractéristiques seulement ; des énumérations complètes seraient inutiles et fastidieuses.

bites σου ne nel dote dé Set ete né on dt dd né

1 ” VV ” F "40e ᾿ ΤΩΝ 7 25 = 00 ele : ὅσσου SGDI 2502, 117, ὅσσα 2661, 4. — Inscriptions

plus récentes : ὅσα SGDI 1798, 13, ἀνάμεσον 2010, 13; 2041, 14, ete.

Pamphy lie. — πόσα SGDI τοῦτ, 6. Mégaride οἱ colonies. — ὅσα SGDI 3051, 5 (Chalcédoine), μέσαν 3087, 12 (Chersonèse). Rhodes. — ὅσοι SGDI 3549, 3, 48, 58, ὅσον 3758, 139, etc. Laconie. — ὅσας SGDI 4530, 7 (tardive). Messénie. — ὅσας SGDI 4689, 24, ὅσα ἐν. 53, ete. (tardive). Théra. — ὅσος SGDI 4306, 247, ὅσου 4506, 169, 207.

Argolide. — à Epidaure ὅσσα SGDI 3339, 17: mais à Hermione ὅσας 3386, 35.

Cos. — ὅσσαπερ SGDI 3637, 3.

Héraclée. — ὅσσος SGDI 4629 1 160, ὅσσωι: 1 110, ὁσσάχις I 132, μέσσωι 1 80, 11 24, etc.

Crète. — ὁπόττοι Loi Gort. IV 40, ὁπότται IV 42, ὁζωωπερ Monum. Ant. ΠῚ, n° 12, ὅζοις ἰδ. n° 27, ὅσσα Cauer Del. * 131 € 39, ὅσαν ib. 132, 25.

— Enfin les grammairiens grecs ont donné comme doriens ὅσσος τοσσαύται μέσσος (Ahrens, Dial. 11 p. 99 suiv.).

Deuxième groupe.

Eolien. — Chez les poètes, avec double σ : ἐπύχασσε Sa.

‘4 ᾿ 89, ὀπάσσομεν ' Th. 98, 9, ὅπασσαι Th. 28, 16 (mss. οππασα!),

χτίσσε Th. 98, 17, ἀσπάσσατο Balb. 320, 12.

Mais ἀτιμάσεις Sa. 44, 2 (v. p. 61) se termine certainement par un iambe.

. Inscriptions : διχάσσω IGMA 596 ὁ 12, χατεδίχα[σ᾽ σαν ἐν. a 5) 31, ἐδίκασσε SGDI 318, 12, διχάσσαντα 318, 24 [δ])ιχάσσασθαι OH, IL, οὔ ὃ 18, [χα]τεσχεύασσε IGMA 645 à 19, παρεσχεύασσε ἐδ. a 25, ἐχο[ύφ]ισσε id. a 13, χαρίσσονται SGDI 215, 55, [χο]ϊμίσσασθαι IGMA 29, 9: les inscriptions 526 et 645 sont du τγὸ siècle; 215 du second.

1. Naturellement à l’aoriste doit s'ajouter le futur de même conforma-

| tion.

D'un autre côté, ὥπασαν SGD 915, 3 (en vers), ἐμφανίσων IGMA 18, 2, χασσχεάσαντος δή7, 5, ...σχενάσην OH, LI, 153,4, et même du rv° siècle: ἐξεχλάτσε IGMA 5926 48, b à, διαρπάσαις ib. a. 19, b 11. Puis ἐδίκασαν, ἐφρόντισαν, ἐψαφίσατο, ἐμφανίσαντα,

πασσυδιάσαντος. ἐπισχεάσαντα sur les inscriptions ionisées

GDI 915, 305 et sur SGDI 311 de l'époque impériale.

Au vu siècle, ὀδίχασα était en usage aussi bien que ἐδίχασσα ; abandonné dans la suite, il reparut enfin, réintroduit par la langue commune, dont l'influence se constate dès la fin du 1v° siècle.

Thessalien. — Un seul aoriste en -c4 a subsisté, ἔσωσε Mitt. 1890 p. 110 1. 11. Plus tard, l'aoriste dorien prévalut: φαφιξάσθειν (inf.) SGDI 345, 14, φαφιξαμένας 345, 9, 39.

Béolien. — La terminaison ordinaire est -774, qui sans doute ne provient pas de l'antique -:64': on rencontre aussi l’aoriste dorien et une fois l'aoriste en -c4: χατασχευάττη (inf. act.) REG 1899 p. 31 a 13, ἀπολογίττασθη ib. a “3, 35, χομιττάμενοι SGDI 512, 12, χομίττειτη (— att. χομίσηται) SGDI 488, 51, 72, etc. — ἱαρειάξασα SGDI 857, ἐπεσχεύαξε IGS I 2876, 8, etc. — προσαρμόσας IGS I 1818, 3 (en vers).

Arcadien. — [ἐσχεύ]ασαν SGDI 1257, 2, édwécçauey BCH 1892, p. 268 1. 18, δάσασθαι δ]. Zmagines * 6 I. 17°.

Eléen. — ποταρμόξαιτο SGDI 1151, 4, 5, 6.

Tonien.— Homérique ὥπασα et ὥπασσα. En nouvel ionien le type ordinaire fut δικάσαι: mais εἰχάσσαις ὀπάσσῃ δικάσσαι θέσσασθαι se retrouvent encore dans l'élégie (Hoffmann, Gr. Dial. III p. 569 suiv.). |

Atlique. — δικάσαι comme en nouvel-ionien; mais chez les tragiques : πελάσσαι ἀφυσσαμέναν (Kühner-Blass, Gr. Gr. 1 250 Anm.).

Etolie. — δυσιάξη SGDI 1413, 20, ἀποδιάξαιτο 1413, 20, etc. Phocide. — συνδι[χ]αξεῖ SGDI 1539 a 58.

. Cf. Lambert, De ζ et GÙ, cap. IIS τ. ᾿ x τ Ἔριν πὸ BCH 1892 p. 577 1. 14 n'est pas nécessairement une Le dorienne; cf. homér. πολεμίξομεν ἐμερμήριξε.

Page 1