EN DORIEN
Sous cette rubrique se placeront non seulement les dialectes doriens proprement dits, mais ceux du nord-ouest, qu'Ahrens appelait pseudo-doriens. Au point de vue de la conjugaison, ils ne différent pas des idiomes doriens.
A Verbes en -ξω.
Type φιλέω.
Etolien. — χατοικεόντων SGDI 1411, 11, ποιούμενος 1413, 3.
Acarnanien. — συνευδοχούντων 1GS ΠῚ, 1, 485, 12.
Epirote. — χατοιχοῦντι SGDI 1334, 13, αἰτουμένου 1338.
Achéen. — ψαφοφορέοι 1634. 3, ἐποίει 1643, 2.
Mégarien. — ἐπολεμάρχουν 3020, 3, διατελεῖ IGS 1, 18, 21.
Corinthien. — ποεῖ SGDI 3199, 5 (à Corcyre), xvet 1565 a Ὁ (à Ambracie).
Argien. — προαιρῶνται subj. SGDI 3316, 4 (à Mycènes),
ΠΤ ΞΗ ἱαρευσέων = ἰαρεὺς λαχών Mit, ΧΧΤΠ, p. 22 n° 16, 3 (à Epiduure),
Cnidien. — προαιρούμενοι SGDI 3510, 1, ἀδικοῦμαι 3545, 20,
Calymnien. — προαιρουμένους 3558, 11, προαιρεύμενοι 3558,
Coien. — ἐποιεῖτο 3618, 3, ποιεύμενος 3618, το,
Rhodien.— ἀγουμένοις 3349, 28, Φιῥιουμένα 4114, βοαθούντων 3749, 65, Ba.
Laconien. — ἐπολέμεον 4406, 3, ποιούμενος 4566, 26.
Héracléen, dialecte où e se contracte en ἡ, — ἐπαμώχη 4629 1, τή (imparfait de παμωχέω ; cf, présent παμωχεῖϊ, 168).
Thérien. — προαιρῶνται subj. 4906, 55, ποιευμένος acc. plur. 4695, 16, εὐεργετέν infin. 4695, 18.
Crétois.— Dans ce dialecte, & se contracta enr d'abord, dans la suite ce son ὃ fermé fut noté εἰ, πόηταις CD * 130, 3, βοαθεῖν CD ὁ 198, 45.
Le groupe eo eut trois sorts différents : ou bien ses deux éléments restèrent indépendants l'un de l'autre : ἀδιχέομεν CD* 198, 39, μωλιόμενα LG V, 44, εὐορκεῦντι Helbig, De Dialecto cretica p. 37, — ou bien ils se sont contractés en une seule voyelle longue, 6 fermé, écrite ὦ, puis οὐ : ἐπαιγῶμεν CD? 124, 18, προαιρούμενοι ΟΠ 123, 25, χοσμοῦντες CD° 138, — ou bien encore l'E disparut, comme absorbé par l'o suivant : χατοιχόντες CD ὁ 116, 6, συμπολεμόντες CD ἢ 117, 10. Dans ce dernier cas, M. Johansson (Deriv. verbis Ρ- 19) admet que εο devint ὦ, ensuite o, en syllabe fermée. Toutefois, on croira diflicilement à un abrègement phonétique de lo, car sur l'inscription CD* 119, par exemple, on lit χοσμόντες 1. 4o et ἀναγνῶντι (subj.) 1. 43. D'autre part, aflirmer que χατοιχόντες a subi une aphérèse, c'estconstater le fait sans l'expliquer. Dans ces formes étranges se trouve la même confusion de la conjugaison en - avec celle en -v, que dans l'infinitif δοχέν en regard de χαλῆν (cf. Boisacq, Dial. Dor. p. 185). De la même manière ont été constitués τέλεται CD * 119, 65, συντελέσθαι CD * 127 ὃ 26 (infin. futur), pour lesquels M. Johansson (1. δ. p. 18) suppose, sans raisons suflisantes, un présent “ao.
Type φιλήω.
1° Impératif messénien row SGDI 4650, 18. Sur cette inscription, le son 6 fermé est noté encore tantôt o, tantôt οὐ : ἐλαίω 1. 8, 9, δαμοσίω 1. 17, à côté de οἴνου 1, 6. L'r de ποιήτω n'exprime sans doute qu'un ὃ fermé ;
2° ἐπαινῆν SGDI 3505, τὸ à Cnide, d'une époque tardive, Les documents épigraphiques du mème temps montrent plus d’une fois ἡ pour εἰ: ἤη — εἴη 3540, 6, Κληνοπόλιος 35/9, 262, 263, à côté de Κλεινοπόλιος 3549, 261. Eu conséquence. ἐπαινῆν n'est qu'une variante orthographique de ἐπαινεῖν (cf. Bechtel, Sammlung WE, 1, p. 225).
3° Epidaurien ἐπιπῆν SGDI 3338, 119, à propos duquel
M. Prellwitz a écrit (Sammlung ΠῚ, 1 p. 155) : « [y est un ancien verbe en -nw, conservé dans la glose d'Hésychius πῆ xai πῆν ἐπὶ τοῦ χατάπασσε χαὶ χαταπάσσειν. » Puisque l'r radical en est originel", ce verbe doit être mis hors de cause.
La conjugaison φιλήω fut donc inconnue du dorien.
Type φημι.
M. Johansson (Derivatis p. 11) signale les participes athématiques crétois χρήμενος CIG 2554, Gr et ἀδιχήμενος Le Bas III, 53, 31.
Sur une monnaie de Tarente (SGDI 4626), on lit en légende Φιλήμενος. sans doute nom du personnage dont parlent Polybe VIII, 26, 31, Suidas, s. v. φέρτρῳ et Tite Live XXV,8; XXVIL 16.
1. [io est certainement apparenté à παίω et au latin paviô « frapper la terre pour la tasser ». Sur cette famille de mots, v, Hirt, Ablaut, p. τοί 8 408. Comme T{w semble remonter à “NF, on supposerait volontiers une base primitive peu.
Pour M. Bücheler (hein. Mus. xxx1x p. 620), πῆν, de πάω. est un intinitif dorien, contracté à la mode dorienne,