‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 7 sur 107 · AT ἘΣ · texte numérisé non relu

AT ἘΣ

l'on désigne souvent à tort par le terme tout récent de lesbien, comme si la langue de l'Eolie s'était confinée dans la seule île de Lesbos, nous est connu par les inscriptions, les textes poétiques et les renseignements fournis par les

anciens grammairiens,.

Les inscriptions ont été pour la plupart rassemblées par M. Paton dans le recueil intitulé : /nscriptiones Graecae Insularum Maris Aegaei, Lesbi, Nesi, Tenedi. Berlin, 1899 (en abréviation ZGMA). Un certain nombre d'autres se trouvent dans le second volume des Griechischen Dialekte de M. Otto Hoffmann, p. 53-1928 (en abrégé OH, 11), et dans la Sammlung der griechischen Dialekt- Inschriften de M. H. Collitz, I, p. 83-124 (abréviation SGDI); ces dernières ont été éditées par M. Bechtel. Lorsqu'une même inscription se rencontrera à la fois sur IGMA et sur SGDI ou OH, Il, on ne renverra qu'à IGMA : les différences de lecture ne seront relevées qu'en cas de nécessité. De même, si un texte a été publié par M. Bechtel et M. Hoffmann, on ne citera que le premier (56 Ὁ}. — On ἃ enfin noté plusieurs inscriptions de l'Eolie continentale publiées dans le Bulletin de Correspondance Hellénique, 1882, p. 417 et suiv.: 1883, p. 204 et suiv.; 19895, p. 172 et suiv.: 1880, p, 92, 291 et suiv., 436 et suiv., 515 (celle-ci est sans doute la même que celle de RA 1884, II, p. 24) : 1888, p. 364 et suiv. ; 1891, p. 215 et suiv.: dans la Revue Archéologique (RA) 1885, I. p. 94 et suiv. ; 1888, I, p. 87, 383 et suiv. ; 1892, I, p. 118 ; et dans Pottier-Reinach, Myrina, t. I, p. 113 et suiv.

Les fragments poétiques d’Alcée et de Sappho ont été plusieurs fois édités. On se servira ici du texte de M. Bergk

(Poetae lyrici græci, 4° édit. 3° vol.), et de M. Hoffmann

te 2 ἀνὰ $ y is N LL. . 18 ἈΔε ΡΥ ἀκ 1,4, ri ἊΨ»

DO: pe (Griech. Dial. 11, p. 133-198)'. Les Scholies génevoises de l'Iliade, éditées par M. Nicole, renferment (ad XXI, 483) un court fragment d’Alcée : μὴ φόνος χέχυται γυναίχων. L'odelette de Sappho, publiée par MM. Grenfell et Hunt (The Oxyrhynchus Papyri. London 1898, Papyrus VIT) est venue heureusement accroître le nombre des fragments de cette poétesse. Les quatre vers du papyrus VIII ont été attribués à Alcman par les éditeurs ; M. Diels (Berichte der Berliner Akademie, 7 juill. 1898) les croit un pastiche alexandrin, mais M.Th. Reinach (REG 1898, p. 419) y verrait « plutôt l'œuvre de Sappho ». Il est difficile en effet de se prononcer avec certitude; aussi est-il prudent de ne pas invoquer leur témoignage dans une étude grammaticale.

Plutarque (Banquet, ch. XIV) cite deux vers qui étaient chantés par les Erésiennes*; ils sont sans utilité pour la connaissance de l’éolien.

Erinne n'était peut-être pas originaire de Lesbos; en tous cas, les fragments qui ont survécu de ses poésies sont tellement imprégnés de dorisme, qu'ils n’ont rien de spécialement éolien.

Théocrite a écrit dans la langue de Sappho et d'Alcée ses Idylles XXVIIT, XXIX et XXX, que l'on citera d’après M. Hoffmann (ἰ. c., p. 199-204), en se référant toujours aux lecons des manuscrits. |

Mélinno ἃ composé dans le dialecte des poètes éoliens

une οὐδ à Rome, mais on ne peut en faire qu'acciden-

1. On a vu également la 4e édition de l'Anthologia lyrica de M. Hiller Leipzig 1890) ; mais ce qui importait avant tout étant les leçons des manuscrits, ce sont les éditions de MM. Hoffmann et Bergk qui ont été consultées avec le plus de fruit.

2. Reproduits par Hiller (£. €. p. 325, n° 46 des Carmina popularia).

Re MC”

tellement usage (Cf. Meister, Gr. Dial. 4, p, 93).

ünfin, en l'an 130 après J.-C., l'impératrice Sabine, femme d'Hadrien, ayant rendu visite à la célèbre statue de Memnon, une de ses dames d'honneur, Balbilla, fit graver sur les jambes du colosse de pierre quatre petits poèmes éoliens pour célébrer pompeusement l'entrevue de l’impératrice et du dieu. Bien que la publication qu'en a faite M. Hoffmann (ἰ. c., p. 124-198) paraisse meilleure que celle de M. Bechtel dans la Sammlung, on donnera, pour plus de commodité, ce dernier recueil comme référence, en tenant compte des améliorations de M. Hoff-

mann.

Les derniers documents que nous possédions sur l'éolien sont les renseignements des grammairiens. « Le soin extrême apporté par Ahrens dans son livre De dialecto Dorica (Dial. 11)... à rechercher les témoignages des grammairiens et des scholiastes, rendrait pour ainsi dire stérile toute exploration de ce terrain en vue de trouvailles personnelles, » Ainsi s'exprime, pour le dorien, M. Boisacq (Dial. Dor., p. 28). On doit porter le même Jugement sur la collection abondante de textes grammaticaux concernant l’éolien, rassemblée par Ahrens (Dial. I passim) et M, Meister (Griech. Dial. 1 passim). M. Hoffmann (/. c.) a ajouté quelques gloses d'Hésychius. On a de nouveau compulsé l'Etymologicum magnum, Hérodien, Choeroboscus, Apollonius, et aucun renseignement nouveau n’est apparu. Sans doute il est arrivé à M. Meister de ne pas citer fous les endroits où un mot ou une forme éolienne était nommée par les grammairiens. Mais on ne peut que l'en féliciter : les grammairiens se copiant l'un

l'autre, la multiplicité des témoignages ne prouverait rien

ΚΣ Τ᾿ ve et ferait illusion. Ici même, on ἃ de parti pris restreint le nombre des références.

M. Hoffmann (/. c., p. 204-222) ἃ entrepris une édition critique des Compendia περὶ Αἰολίδος attribués à Johannes Grammaticus. Il y a lieu de croire que ce texte est enfin établi d’une façon à peu près définitive. Aussi renverrat-on tout simplement au travail de M. Hoffmann, et l'on désignera par les abréviations C. 7, C. IT, C. III, les trois Compendia qu'il a publiés.

Les autres grammairiens qu'on aura l'occasion de citer sont :

Apollonius Dyscolus, d'après l'édition Schneider et

Ubling, Leipzig, 1878.

Les Theodosii canones et les Georgii Choerobosci prologomena et scholia in Theodosiü canones, éd. Hilgard, Leipzig, 1894.

Herodiani technici reliquiae, A. Lentz, Leipzig, 18637-

Etymologicum Magnum, Th. Gaisford, Oxford, 1848.

Hesy chi lexicon, M. Schmidt, Iéna, 1858-62.

Stephani Byzantii Ethnicorum quae supersunt, Meineke, Berlin, 18/40.

Puis, d’après les Griechischen Dialekte de M. Meister : l'Etymologicum Gudianum, Y'Orionis Thebani Etymologicum, les Anecdota graeca Oxoniensia de Cramer, les Anecdota graeca Parisiensia édités par le même, les Commentaires d'Eustathe à l'Iliade et à l'Odyssée, et

quelques autres.

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