‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 8 sur 107 · O BREF · texte numérisé non relu

O BREF

La substitution de l’v à l'o, telle que l’ont effectuée l’éolien, le béotien, le cypriote et le pamphylien pour un certain nombre de mots, a persuadé à M. Meister (Gr. Dial. IX, p. 91) que dans ces dialectes tout o était devenu sourd (dumpf), c'est-à-dire qu'il se prononçait avec une articulation voisine de celle de lu. M. Brand (Aeol. p. 20) a exprimé la même opinion. À vrai dire, ces faits particuliers, limités à des terminaisons ou à des vocables bien précis, ne fournissent aucune indication touchant la prononciation normale de lo. Pour que l’on püût conclure à l’assourdissement de ce son, il faudrait que l’on vit l'o et lv se remplacer presque indifféremment l’un l'autre dans l'écriture. Au contraire l’o, dans les textes épigraphiques éoliens, représente parfois un ὦ qui s’est abrégé devant une voyelle ‘ : ᾿Ηροΐίδα OH, IT, 147, 7; ᾿Η]ροΐδα, ᾿Ηροϊδάω

1. Cf. Ἢρωΐδαν IGMA 287; Πρωΐδα 596 37; ['Ho]wiôas OH, Il, 111,3. — Les abrègements ἠρόϊσμιοον IGMA 29, 10; ἠροΐναν 228, relevés sur des inscriptions de l'époque impériale, ne prouvent rien pour le dialecte.

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IGMA 81, 8. En outre un ὁ ἃ élé gravé par erreur, au lieu d'un ὦ véritable, sur l'inscription IGMA 14, qui date du 111 siècle : ξύλομα 1. o pour ξύλωμα, L'o, s'il s'était « assourdi », aurait été inapte à de pareils emplois, Enfin, le raisonnement de M. Meister, appliqué à Τα éolien, conduirait à une pure absurdité : puisque 4, devrait-on dire, se changeait parfois en 0, il n’en différait qu'assez peu ; mais le son de l’o lui-même était proche de celui de lv; donc, dans la bouche d’un Eolien, un α ressemblait passablement à un 0.

Dans toute la Grèce, lo avait un son fermé (Henry, Précis’, p. 27): voilà tout ce qu'il est légitime d'assurer.

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