‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 70 sur 107 · TE ὮΝ · texte numérisé non relu

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4 ἐμετριῶμες IL, 18, 45, γ3, μισθῶντι I, 98, πριῶς (5}}. de πριόω - ΞΞ att. πρίω « scier », cf. futur πριωσεῖ 1, 135) 1, 129.

τ΄ Messénie. — ζαμιούτω 4689, 6, 102, μαστιγούντω 4689, 40, Crète. — ἀνανεωμένων Cauer Del. * 118, 4, ἀξιώντων tb. L 4, χλαρώμενοι AJA 1807 p. 191 n° 19 1. 11. L'o de δαμιόντω["] Mon. Antich. II p. 153 (fragment de la loi de Gortyne) a vraisemblablement pour cause l'incertitude qui régnait encore dans l'emploi des lettres o et ὦ (ef. le delphien ζαμιόντων p. 178).

“LE 0 y ὦ.

Type δοχιμώω.

(ὰ et là, on trouve des 3° pers. sing. prés. indicatif en των : στεφανῶι SGDI 3459, 17 (à Astypalée), 4250, 31 (à Géla), 4693, 3 (à Théra), 44161 3555, 5 (à Calymne) 7{1 ρῶι 19567, 5 (inser, de Dodone attribuée aux Tarentins par

M. Hoffmann‘). Suivant l'opinion d'Ahrens (Dial. I

p. 310), plus d'une fois reproduite (par ex. par M. Bechtel, Sammlung WU, 1 p. 210), nous aurions là des traces d'une conjugaison στεφανώω différente de celle qui se rencontre dans certaines contrées de la Grèce septentrionale. En réalité, cette hypothèse est inutile, et l'on peut expliquer στεφανῶν par στεφανόω.

En effet, tandis que 02 produisait 01, ot se contractait régulièrement en we, cf. att. διδῷς διδῷ au subjoncetif. Toute- fois l'ionien-attique, par analogie de +25 qui servait à la fois de forme subjonctive et de forme indicative, employa στεφανοῖς pour les deux modes. Les choses se passérent autrement en dorien : [6 subjonctif fut en τῶι : πριῶς (héra- cléen)*. Les Doriens disaient donc à l'indicatif στεφανοῖ et au subjonetif oregav@r. Mais à cause de l'indicatif-subjonctif τιμῆι, ils furent portés à rendre identiques ces formes dis-

1. Le savant éditeur des inscriptions de Dodone regarde χη ρῶς comme appartenant à un verbe χηρόω qui en attique, sous la forme moyenne + χειροῦμαι, signifie « soumettre à sa puissance ».

. 2. On n'a pas rencontré d'autre subjonctif de verbe en -06 sur les ins- Le __criptions doriennes.

semblables, Cette unification, quand elle se produisit, fut opérée en sens inverse de celle qui eut lieu en attique, En d'autres termes le dorien στεφανῶις a parfois été un subjonctif en fonction d'indicatif, tandis qu'en attique στεφανοῖ était souvent un indicatif remplissant le rôle du subjonetif.

Στεφανοῖ resta néanmoins dans l'usage, Les doublets στεφανῶι στεφανοῖ de l'indicatif devaient causer des incertitudes dans la forme du subjonctif, Et, de fait, à Cnide on voit un subjonctif ἀποῦοτ SGDI 3544, 2, 3, à côté de ἀποδῶι 3543, 3, 4. Cette sorte de contre-épreuve constitue la vérification de l'hypothèse,

Type δοχίμωμι,

Infinitifs crétois [δ]αμιῶμεν (— att. ζημιοῦν) AJA 1807 p. 204 n° 23 1. Get 5, ζαμιῶμεν Mon. Antich. ΠΠ| n° 183 1. 4 (inser. d'Oaxos). Dans ce dialecte, la terminaison -μὲν est réservée aux infinitifs athématiques.

De plus, le nom propre Φιλωμένα SGDI 3554 (à Lipara), ne vient pas de *Dooouevz, car à Lipara l'6 fermé s'écrit o, cf. ᾿Αγησιδούλας SGDI 3551. Il est à ranger avec les athématiques ᾿Α σδολώμενοι (p. 180), Φυλημενός (p. 185) ete. '.

Rassemblons les résultats acquis :

1° Les types ordinaires de conjugaison dorienne sont φιλέω, τιμᾶω. στεφανόω.

> φιλήω est inconnu de ce dialecte, et l'on n'a pas de raisons pour lui attribuer δοχιμώω.

3° Il s'y rencontre de nombreux vestiges de l'antique τιμᾶω. : :

4 Athématiques sont les crétois χρήμενος. ἀδιχήμενος, δαμιῶμεν, ζαμιῶμεν, le tarentin Dimueyos et le liparien Φίλω-

1. M. Bechtel (Sammlung {Π|.1 p. 300) en fait à tort le participe d’un verbe φιλώω. Ξ | 5

D) GMA RS ᾿- 1e EX, ἐ- (Κ᾽ Γ s a 0 Ad

EN IONIEN-ATTIQUE, DAT Types τιμᾶω, φιλέω, δοχιμόω.

- Dans ce dialecte, la conjugaison avec voyelle brève fut AR : ”< s ᾽ de règle.

B Types τιμᾶω. φιλήω, δοχιμώω.

Rigoureusement parlant, l'ionien-attique ne les ἃ pas connus. Sans doute il a possédé des verbes en -40 0 -0v, mais non dénominatifs et formés sur des racines à voyelle longue. M. Schukze (QE p. 365 suiv.) en a longuement 2h disserté, et M. Mekler, dans ses Peiträge sur Bildung des griechischen Verbums, s'est imposé la tâche d'en dresser la liste. Voici au moins les principaux :

{is βλῆν : βλῆ * βλίσσει, ἀμέλγει, βλίζει Hésychius. CF. βλῆρ hupés (Meer, p. 14) 2. — fe « je trouverai » homérique, cf. δαῆναι qui est construit sur la forme faible de la racine (van Leeuwen, Β΄. Enchiridium, Ρ. 452).

# ax 3. — ζῆν et son doublet ζώω. créés sur des bases indoε΄ européennes ἔφ γ ἔργο (Hirt, Ablaut, p. 112). 22 Ὁ — Doha Od. à 89, dont la racine est *dhëi (Schulze, SE 6. p. 365 n. 1); M. Mekler (p. 16) en rapproche la racine sanscrite dhd « allaiter ».

‘ 1. M. Schulze (ἰ. €. p. 300. n. 2) a donné la bibliographie concernant cette question controversée. — M. Mekler (4 €. p, 11) a soutenu que le type

éolien ποθήω fut panhellénique: les pages précédentes ont démontre son erreur. ὁ.

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