‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 76 sur 107 · ἀνηρώταον ne pouvait entrer dans le vers · texte numérisé non relu

ἀνηρώταον ne pouvait entrer dans le vers

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tx Tel κι Ὥ | ’ νὰ; | -- 203 — La syllabe contractée tombe sous le temps faible: ἐνίχων

1130, 272, προσηύδων « 363, 474, À 552, ὥπτων y 463, ἄφρεον « (dissyll.) À 989, χεῖσθαι x 518.

ὟΝ Elle se joint par synizèse avec la voyelle précédente : 4 E 256.

Elle ne compte que pour une brève : δοχεῖ (pyrrhique)

nn "T103,314, Μοῦ, N 935, 8 33, v 154, Ÿ 130, ταρδεῖ N 9285. Comparer les futurs ἐχφανεῖ (dactyle) T 104, χαταχτενεῖ (une brève suivie d'un dactyle) 412.

Les duels en -ἡτὴν.

L'épopée homérique contient les formes suivantes :

προσαυδήτην À 136, X 90 de προσαυδάω.

ἐσυλήτην N 206 de συλάω.

φοιτήτην M 266 de φοιτάω,

puis συναντήτην π 333, qui à cause de συνήντετο D 34, à 365, @ 31, συναντόμενος ο 538, p 169, + 311, et surtout du duel

le verbe συναντάομαι n'a donné en fait que le subjoncetif aoriste συναντήσωνται P 134.

Un duel en -470» s'est rencontré : νεμεσᾶτον W 494.

᾿Απειλήτην À 313 pourrait à la rigueur dépendre de ἀπειλάω, malgré ἀπειλεῖς ἀπείλει, Les duels de verbes en τω ont la diphtongue εἰ : δορπείτην ο 302, χομείτων © 109, χομείτην Θ 113, ἐφορματεῖτον © 191, ἐφαμαρτεῖτον W 414, ἡγείσθην B 531, ξ ήτο, δινείσθην P GBo, μυθείσθην y 140, ὠρχείσθην 9 358, χοσμείσθην hymn. VI, 12: au lieu de la contraction, on trouve un allongement métrique dans πενθείετον V7 283.

En somme, -ἥτὴν est propre aux verbes en -46. Quatre explications peuvent en être données :

1°. — C'est un éolisme, Mais l’éolien aurait dit -474», de même que l'ionien contractait -αετὴν en -ἅτην, Pourquoi alors le premier x?

2° Il provient de -xerv. Mais ni συλήω ni προσαυδήω n'ont existé chez Homére.

moyen συναντέσθην H 22, semble se rattacher à συνάντομαι :.

3 Ilest athématique, comme l'infinitif en yes, Remarquons toutefois que -ἡμῖνας appartient aussi bien aux verbes en - qu'aux verbes en τας et que les infinitifs de cette sorte sont clairsemés au milieu d'un grand nombre d'autres thématiques, Au contraire il n'existe pas un duel en «ἄτην, ΟἹ la majorité pour le moins des duels de verbes en τέῳ se termine par -ev, -e707, uv. Cette troisième hypothèse ne rend done pas compte de la situation exceptionnelle de -171v.

4° I remplace -ἅτην. contracté, à la facon ionienne, de ταετην, Le duel ayant disparu de bonne heure du langage ionien, *rpocavèarny fut bientôt un archaïsme. Or, dans la conjugaison homérique des verbes en -20, deux formes seulement sont devenues archaïques : le duel et l'infinitif en -ἡμεναι. Puisque dans les mots poétiques Âvopén ἡνεμόεις ἡμαθόεις ete., pour ἄγορέη ἄνεμόεις ἅμαθόεις, des ἃ ioniens furent changés, analogiquement, en ἡ. il est aisé de concevoir que l'archaïque -ἅτην fut de son côté transformé -17) à cause de -juevx en regard de la terminaison thématique -ἂν.

Comme -nuevat servait aussi aux verbes en -£6, -ἡτὴν tout naturellement put se glisser, par la faute des rhapsodes, dans la conjugaison de ἀπειλέω; si συναντήτην est le duel de συνάντομα!, -ἡτὴν y exprime l'allongement métrique qui seul rendait ce mot apte au vers.

En résumé, l'ionien-attique n'a pas possédé les types sw τιμᾶω doxuww. Plusieurs infinitifs et un participe athématiques restèrent dans la langue épique; mais l'ionien postérieur et l’attique renoncèrent définitivement à ces formations, pour s’en tenir à la conjugaison à voyelle brève.

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