‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 85 sur 107 · Plus-que-parfait ἐπέσταχε OH, IL · texte numérisé non relu

Plus-que-parfait ἐπέσταχε OH, IL

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Le même suflixe de participe se retrouve dans le thessalien et le béotien :

Thessalien : ἐποικοδομεικόντων SGDI 1332, 21 : ἐνοιχοδομεικόντεσσι 1332, ἠδ ; πεφειράχοντες OH, 11, 19, 5 ; Kern, Znser. Thess. ILE, L. 4, 12, το: IV 1. 5; ἐπεστάχοντα Mitt. 1806, 110, 8.

Béotien : ἀπελ[ειλο]ύ[0]οντες SGDI 813, 2 : rervrovoueyrruy

= att. φχονομηχότων 488, τοῦ ; χαταδεδάων 413, 5 ; [ἐμδεδα]όν-᾿

τῶν BCH 1897, p. 553 suiv. 1. 3; πεπιτευόντεσσι ἐν. 1. 7 (de Ἐπιτεύω « arroser » Meister, Berichtle d. sächs. Gesell: schaft 1899 p. 145); πεποϊόντεσσι — att. πεποιηχόσι, tb. 1. 5:

ἀπειλθείοντες IGS I, 1748 et 1749 ; δεδωῶση (— att. δεδωχυῖαι)᾿

REG 1899 p. 71 a 27; δεδωῶσα tb. 1. 30. Le thème de l'indicatif diffère de celui du participe, ef. διεσσεθθειχε (p. 208), παρχέχλειχε SGDI 715, 16, ἀντέθειχε 413, 5.

Mais l’arcadien' conserva l'ancien suflixe du SR

ἐφθορχώς, λελαδηχώς SGDI 1222, 10, 14, Foganréa BCH 1802

En delphien, le participe parfait féminin se terminait en -ovou: τετελευταχούσας SGDI 1855, 13, δεδωχούσας BCH 1898 p. 73 n° τὸ 1. 11, mais le masculin en -07-: γεγονότες SGDI 1708, 18, τεθναχότοις 1923, 19, ἀπειλαφότες 2192, 8, τεῦναχότων 2501 € 40.

Dans Pindare : χεχλάδοντας. πεφρίχοντας Pylh. IV, 159, 183.

Dans le dialecte épique : χεχλήγοντας M τοῦ, à 256, etc., ἐρρίγοντι Hésiode, Boucl, 298.

Chez Hérodote : ἑστεῶσα.

En attique* ἑστῶσα, γεγῶσα, βεδῶσα. M. Fick (/lias p. xv) prétend les expliquer par l'analogie de νικῶσα, Mais au point de vue du sens, le participe présent n'a pas de connexion toute particulière avec le participe parfait. Sous le rapport des sons, quels furent donc les points de contact de τιμῶν τιλῶσα avec γεγώς γεγαυῖα, ou encore de τιμάων

1. Eléen : Ἐειζώς 5601 τιδῦα, 8, γεγονόρ 1172, 31, 36, πεπολιτευχώρ 1172, 5, ἐπανιταχώρ 1172, 8.

a. Cf. Curtius, Verbum ? ΠῚ p. 202 suiv.; Ernault, Du Parfait en grec et en latin, p. 156.

τιμάουσα τίμαον avec γεγαώς yeyavta γεγαός Le participe parfait λελυχώς λελυχυῖα élait suffisamment puissant pour contrebalancer l'attraction problématique de τιμῶν et pour maintenir γέγαυτα,

Le sicilien ayant donné au parfait entier les terminaisons du présent (cf. δεδοίχω Th. XV 58), les participes siciliens μεμενάχουσα ἀνεστάχουσα d'Archimède ne doivent pas être placés sur la même ligne que les formes ci-dessus énumérées, car ils peuvent être plus tardifs ou tout au moins avoir pris naissance dans la Sicile même. Les autres dialectes doriens en effet montrent le plus souvent un infinitif parfait calqué sur l'infinitif présent et fréquemment une 3° pers. sing. d'indicatif parfait munie de la désinence -ε du présent, mais toujours le participe parfait a le suffixe -07-. Par exemple :

Héracléen. — Xnfinitif πεφυτευχῆμεν SGDI 4629 I, 142, πεπρωγγυευχῆμεν 1, 155 ; participe πεφυτευχότας I, 126, etc.

Argien. — Inf. λελαδήχειν SGDI 3339, 59, mais λελαδηχός ib. 68.

Rhodien.— Indic. διατετελέχει 4390, 4, 18, γεγόνει 4320, 11, τετιμάχει 4320, 36: infinit. γεγόνειν 3758, 129, 132, ἀμφεσθατίxew 3758, 130, γεγόνειν 4254, 15; participe ἐνεσταχότα 3549, 76, εἰδώς 3750, 82, δεδωχώς 3550, 84, εἰρηχότας 3758, 154.

Laconien. — ἐγτετύχομεν CIG 1319, εἰσχήχει Le Bas 194 ἢ (cités par Boisacq, Dial. Dor. p. 197), mais participe : πεποιηχώς SGDI 4430, 6; γεγονότων 4537, 7, ἐνεσταχότες 4543,

De cette revue des dialectes, il résulte : 1°) que l'arcadien, à l'époque des inscriptions, ne donnait pas au parfait les désinences du présent : — 2°) que le béotien possédait sans doute un participe parfait en -οντ- mais toujours privé de la caractéristique zx, ce qui le distingue absolument de l’éolien et du thessalien ; — 3°) que ce suffixe -οντ- a laissé des traces en delphien, en attique, en ionien épique et dans le dialecte de Pindare. Par conséquent le participe λελυχοντ- non seulement n'est pas spécial aux dia-

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| lectes dits éoliens, mais en réalité n'existe que dans deux x ὍΡΚΩΝ eux, le thessalien et l'éolien asiatique".

do De plus les dialectes doriens proprement dits contrastent: avec les autres dialectes, de sorte que la création du participe parfait en τοντ- avait peut-ètre commencé en Grèce avant l’arrivée des Doriens; mais ces peuples en- -»: vahisseurs l'ignoraient absolument *,

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ῷ τὰ 1. La généralisation de -οντ- en éolien a eu pour cause l'infinitif parfait en "Ἣν ; — nous ignorons quel fut l'intinitif en thessalien ;: — le béotien ne »" ne pouvait dire que λελυχέμεν (ou λελυέμεν ? ἘΝ qui avait une apparence thé- . matique.

er 2. Dans ce cas, les pindariques XEZAGÔOVTES, πεφρίχοντες sont des Le archaïsmes antédoriens, bien plutôt que des imitations de la langue

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