OT
1. L'injonctif se dissimule-t-il dans l'aoriste gnomique grec? A-t-il joué un rôle dans la création du mode irréel? Son importance ἃ dû être un jour capitale, car il a contribué à bouleverser les désinences grecques, par exemple “ecpe(ohe est devenu φέρει-ς au moins autant à cause dé φέρες injonctif que de ἔφερες imparfait. L'injonctif φέρομεν est en partie coupable de la disparition de la désinence -H££< dans certaines contrées de la Grece, etc.
1e LVL CLS
Les
-" ἐδ ν" x D > Fe Ξ L. ᾿ “«- = + Ὁ à CR ΜΒ... - . Ὁ.
- v- - L4 À LT " μὰν:
ὶ cg γ ᾿- Es ne 4 à ἐ. À PRES. ρα Al Pr
Actif.
SINGULIER. — Première personne.
1°) -ut: présents athématiques ἔμμι, ἴσταιμι, γέλαιμι, ἀχνάσ-δημι, δίδοιμι, δοχίμωμι, etc. optatif προμόλοιμι.
2) τω : présent et futur de l'indicatif, subjonctif : ἄγω Th. 29, 7, ἀείσω Sa. 11, 2, θέω, Sa. 12, 2; 36, etc.
3) -α: parfait οἶδα ; aoriste ἐτύφωσα Alc. 68 ; optatif τύψεια.
4) -v: imparfait, ἔχλυον Balb. 393, 1 ; aoriste ἦλθον Balb. 323, 3; optatif ἀγαγοίην ; aoriste passif ἐνομίσθην IGMA 50, 8.
Deuxième et troisième personne.
1°) 0x: ἔχεισθα Sa. 21, φίλησθα Sa. 29, ἐθέλησθα Th. 29, 4, τίθησθα Hérod. II, 111, 17, ἦσθα Th. 29, 26, φᾶσθα (v. p. 169), οἶσθα Sa. Schub. I, 8.
4) -τι, -σι: ἔστι, fou, φασί φαισί.
3°) Présents athématiques : τίθης τίθη, ἴσταις ἴσται, δίδοις δίδοι, δίδως δίδω, ζεύγνυς ζεύγνυ Hérod. II, 832, 36, Choer. IH, 330, 5 ; 332, 2, φῦλης φίλη, γέλαις γέλαι, χαύνοις στεφάνοι.
4°) Indicatif présent des verbes thématiques : la seconde personne se terminait en -ἧς selon Apollonius "7. ox. 99, 6 et Choer. 497, 5. D'accord avec cette doctrine, les manuscrits des œuvres poétiques nous donnent ἔχης Sa. 99, 2, πώνης Alc. 52, ἐθέλησθ᾽ Th. 29, 4, θέλης Th. 29, 7, ἐθέλης Th. 29, 8, λέγης et λέγεις Th. 29, 36, vais Mélinno 3, et Balbilla a fait graver χατέχης 322, 8. La troisième personne au contraire est en -e sur les inscriptions : ἄρχε! IGMA τὶ 19, δεύει 526 a 19, ὃ 26, φέρει OH, Il, 143, 23, etc.: et c'est aussi la leçon ordinaire des manuscrits : ἐπίσχει Sa. Schub. IT, 10, ἔχει Th. 30, 2, 5, etc., à l'exception de ἀδιχήη Sa. τ. 20 (dans EM 485, 41), où se reflète la désinence athématique ἀδίχη. M. Hoffmann (Gr. Dial. I, p. 562 suiv.) condamne la seconde personne en -15, comme un simple produit de la science grammaticale, Mais sur les inscriptions on n'a
1... οὐχ οὔσης ποτὲ διὰ τοῦ εἰ κατὰ πᾶν δεύτερον πρόσωπον παρ᾽ Αἰολεῦσιν. Apoll. ἐ. c.
— Νὰ 2 pas encore découvert une seule seconde personne: le témoignage d'Apollonius ne mérite pas le dédain, enfin et surtout il serait inexplicable que les grammairiens aient imposé à la terminaison τες un arbitraire changement de εἰ en ἡ sans y faire participer celle de la troisième personne, Aussi M. Meister (Gr. Dial, 1 p. 189) at-il eu raison d'ajouter foi à la tradition et d'expliquer λέγης par φίλης. On rendrait compte de ce fait en la manière suivante : l'injonctif güns de ἔφύλεες s'est d'abord établi à côté de l'indicatif φιλέεις => φιλεῖς >= glex, avant de l'expulser du dialecte, De la proportion φίλεις : φύνης Ξε λέγεις : x, résultait λέγης, injonctif d'abord remplaçant *éyes, puis indicatif, D'après la restitution de M. Hoffmann lui-même, ræyyr< Sa. 55 devrait être lu ἐπάγης, qui n'est qu'un impératif, c'est-à-dire un injonctif. Cette conjugaison éolienne ἔχης, ἔχει ne semble pas plus surprenante que l'attique τίθης (ancien injonctif}, τίθησι (indicatif).
5°) Futur: φοιτάσεις Sa. 68, 4, ἐχτελέσεις Th. 28, 10, oixfσεις Th. 28, 21 ; — χατιδρύσει SGDI 311, 7, διώξει Sa. 1, 22, ἔρει Th. 28, 25, etc.
6°) Subjonctif: πέρναι de ἔπερναει OH, 11, 134, 7, ἀπυφύγηι IGMA 1, 15, ete. Dans le cours du 1v° siècle, #1 se réduisit à ἡ : πέλψη IGMA 59, 8, etc. Il n'y a qu'un seul cas éolien de subjonctif aoriste en -: ἀποπεράσσει OH, IL, 156, τό: peut-être encore est-ce un futur; la lecture τέχοισι (sub). aor.) OH, IL, 155 à 15, n'est pas certaine.
7°) Parfait : déduxe Sa. 52, 1, etc.
8°) Imparfait et aoriste athématiques : ἦσθα. ἧς «1 était » Th. 30, 16, φᾶσθα, in, ἐδάμνα, ἔννη ; ἔδχης An. 55, ἔγνω, etc.
9°) Aoriste passif : ἄχθη IGMA 4, 14. etc.
10°) Imparfait et aoriste thématiques: ἦχες Sa. 28, 1, ἐάνασσε Alec. 64 ; ἀνέφερε IGMA 525, 8, etc.
11°) Aoriste sigmatique : ἔλασας Alc. οὔ, ἔδοξε IGMA 498, 4, "etc:
12°) Plus-que-parfait : ἐπέσταχε OH, II, 156, -16.
13°) Optatif: φιλείη, ἐπαινεθείη ; δαύοις, Éyor; ἀχούσαις, αἰνέσαι: τύψειας, διαδέξειε. ' X
PLrurrez. — Première personne ‘: rer| όνθαϊμεν. πεδήπομεν, ἐπάσχομεν Sa. Schub. I, 4, 8, 11, δώσομεν Sa. 97, θεῖμεν Sa. Ga, 1, πίνωμεν Alc. 4o; 41, 1, duuévouer Ale. 41, 1, ἔσταμεν Alc. 15, 7, ὀπάσσομεν Th. 28, 9, πόημεν IGMA 65, 4.
Deuxième personne : Der Sa. οὔ.
Troisième personne :
19) -ἰσι : προτίθεισι, ἔχοισι, etc. Sur οἴχεντι, V. p 184.
2°) -y : imparfait et aoriste thématiques : ἔον « ils étaient » Alc. 127 ; OH, IT, 155 α 12 ; ἔλειδον Sa. ὅτ, 7, etc. ; aoriste sigmatique : παρεχώρησαν IGMA 6, 5, etc. ; optatif aoriste ἐξολέσσζελιαν 278, 8; aoriste passif : ἐξέπεμφθεν * IGMA τὸ b 20; φάανθεν (forme homérique) AO, I, 429, 6; EM 53, 98.
3°) -σαν : imparfait : ἦσον Sa. 31, ἔσσαν « ils étaient » Alec. 91 ; aoriste passif ἐστάθησαν Sa. 53, 2, ἐφιλοτιμήθησαν 56 Ὁ] 219, 21.
4") -ev : optatif : φέροιεν Sa. 17, συντελέσθειεν IGMA 50», ὅ, elec.
Médio-passif.
SINGULIER. — Première personne :
1°) -μαι, désinence primaire : φαίνομαι Sa. 2, 16; παλαμάgoua Alec. 72, etc.
2°) -uäv, désinence secondaire : ἀλλόμαν Sa. 55, etc.
Seconde personne :
1°) -x, désinence primaire : ἀχούσεαι Th. 29, 21, χείσεαι Sa. 68, τ, ἀποίχηι Sa. 109, 1, etc.
2°) -o, désinence secondaire : ἐφαίνεο Sa. 34; ἐξαλείψαο Sa. Schub. 1, 20, etc. ἐγένευ Th. 29, 17.
Troisième personne :
1°) x, désinence primaire : φαίνεται Sa. 2, 13 111 ; ἱροπό-
ται (subj.) IGMA 645 a 53, etc.
1. Le dorisme πέλομες Th. 29, 27 s'est glissé dans les manuscrits.
2. Cette désinence se rencontre chez un assez grand nombre d'écrivains et dans divers dialectes (Curtius, Verbum ? 1 p.55; Il p. 549; G. Meyer, Gr, Gr.3 p. 545).
ET x) -10, désinence secondaire γένοιτο Ale, 56; IGMA 596 a 4; εὔξατο 6, 44, ete.
Prune, — Première personne :
Troisième personne :
1°) -vrat, désinence primaire : érvorpégor Sa. 78, 4; ἔσσονται IGMA 6, 27; προνόηνται SGDI 215, 19, etc.
2) -ντο, désinence secondaire : ἐφύοντο Sa. 30 ; ἐστάσαντο Alec. 37 a 3; ἐλυτρώσαντο IGMA 15 b 19, ete.
3°) -ar0, désinence d'optatif : φρασαίατο, γενοίατο EM 258,
02; mais πέξαιντο Th. 28, 13. Impératif actif.
SINGULIER. — Seconde personne :
1°) Pas de désinence : Présent athématique : ἴη Balb. 322, 6; δάμνα Sa. 1, 3; ἵστα et ἴστη (sic) EG 283, 4o ; ἵστη (sic) EM 348, 3: δίδω EM 698, 52.
Aoriste athématique : πῷ Alc. δή a.
Présent néo-athématique : χίνη (de *xwes), μύρω EM 698, 5. :
Présent et aoriste thématiques : ἄγε Sa. 45, 1 ; 88e Sa. 1, ὃ, 25; 5, I; etc.
2°) -0, : στᾶθι Sa. 29, 1 ; σύμπωθι Alc. 54 ὃ; πῶϑι EM 698,
3°) -ov : ἄεισον Alc. 63: λῦσον Sa. 1, 25 ; τέλεσον Sa. 1, 27; ὀμπέτασον Sa. 29, 2
Troisième personne :
-τῷ : ὠθήτω Alc. 41, 6; χευάτω Alc. 36, 3; ἔστω IGMA 7, 4, 18; 499, 5 ; βολλενέτω 6, 34, etc. |
PLURIEL. — Deuxième personne :
: χέρνᾶτε Alc. 45, 2; déppäte Sa. οἱ, 3.
poisse personne : Ἶ 1°) -ντον : χατάγρεντον, στείχοντον, etc. (p. 437)... | 2°) -τωσαν : ἀναγγελλέτωσαν IGMA 527, 29; καλεσσάτωσαν OH, IL, 95 ὃ 24. ον,
dés: Li
Impératif médio-passif,
SINGULIER. — Deuxième personne :
1°) -σο : ἔσσο Sa. 1, 28; ἄρνυσο Sa. 79, I.
2°) τὸ : μεγαλύννεο Sa. 35.
3°) -αι : δέξαι Alc. 56.
Troisième personne :
-σθω : δῇιδώ]σθω IGMA 645 a 34; ζαμιώσθω τ, 15 ; [rplareζώσθω 72, 1.
PLuRIEL. — Deuxième personne :
«σθε : χαττύπτεσθε Sa. 62, 1.
Troisième personne :
-σθον : ἐπιμέλεσθον IGMA 6, 23 (p. 237).
L'éolien n'a innové qu'à l'impératif en -σθον et à l'in- Jonetif λεγόμεθεν ‘. Ces désinences, avec -v107, sont les seules que l’on ne rencontre pas en ionien-attique. Mais le langage des Eoliens différait davantage de celui des autres peuples grecs dits éoliens.
On attribue généralement au béotien et à l'arcadiencypriote un subjonctif actif en -15, τη ἦς, ΠῚ faut cependant avouer qu'on n'en a pas de preuve certaine. Sans doute l'inscription béotienne IGS, 1, 34673 donne le subjonctif IE, où E représente une voyelle simple. Mais ln s'étant fermé de très bonne heure en Béotie, #1 devait très rapidement s'y contracter en ὃ (cf. G. Meyer, Gr. Gr. p. 130 suiv.).
En arcadien on trouve les subjonctifs ἐποίση OH, I, 29, 21, ἐσδοθὴ SGDI 1222, 52, ete., en cypriote λύση SGDI 6o, 40, ἐξορύξη ἐδ. 12, 24, 25, reins OH, I, 144, 1. Mais la diphtongue η: ἃ disparu de l'arcadien — et aussi sans doute du cypriote — : οἵ, πλῆστος. de “F-10705, dans les noms
1. Rien ne permet encore de faire remonter -ue0ey à une époque antééolienne.