‹ Étude sur le dialecte éolienChapitre 95 sur 107 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Tandis que M. Führer (BB VI, 282 suiv.) s'est plu à souligner les différences linguistiques qui séparent l'un de l’autre les dialectes dits éoliens, le présent travail a traité surtout des ressemblances qui paraissent les unir; l'on y a examiné l'une après l’autre les principales particularités de la grammaire éolienne, et l'on pense avoir obtenu un double résultat.

D'abord l'existence d'un groupe dialectal « éolien » est une hypothèse contraire aux faits. Parmi les nouveautés phonétiques de l'éolien asiatique, les unes — changement de τ en à, fusion de é et de ὁ longs, de ὁ et de ὁ longs — se retrouvent ou en thessalien ou en béotien ou en arcadien, mais aussi dans d’autres parties de la Grèce: les autres — passage de α à ο et de o à v en syllabe initiale, métathèse de 1 en €, transformation de vs, recul de laccent, ete. — sont absolument propres à l'éolien. C'est à tort qu'on ἃ imaginé un traitement des gutturales labialisées primitives devant ἕν 7, spécial à l'éolien, au thessalien et au béotien. La conservation des consonnes géminées, assez insignifiante en soi, ne s'est pas même cantonnée en Thessalie et en Eolie, On ne peut accorder en propre à l’éolien et au béotien que la création", suivant une loi phonétique commune à tous les Grecs, des doublets στρατός, στροτός (στράτος, στρότος), el encore en ont-ils fait un

Page 1