Cf. Prellwitz, Deutsche Litteraturseitung 1892 col
2. Ils sont réunis dans Ahrens Dial. 1, 1 suiv., et dans Meiïster, Gr. Dial. I p. 4 suiv.
principalement aux conceptions généalogiques d'Hésiode, dont l'histoire ni la linguistique n'ont pas à tirer grand parti! ».
Ni l'histoire, ni la linguistique n'autorisent donc à réunir dans une unité primordiale les dialectes « éoliens ».
Si le premier résultat de cette étude est négatif, le second en est positif : au dorien s'oppose nettement le groupe tout entier des dialectes non-doriens. Ceux-ci sont les rejetons d'une langue qui était à peu près une avant l'invasion dorienne. On peut l'appeler non pas éolien ni achéen, car ces deux mots sont équivoques, mais panachéen. C'est en effet le nom que plusieurs fois Homère a donné aux Grecs réunis autour de Troie, à l'exception des Doriens. Par exemple dans ce passage :
Les preuves de cette aflirmation résident dans les faits grammaticaux. Communes à l'ionien-attique, à l'éolien, au béotien, au thessalien, à l'arcadien-cypriote * et parconséquent panachéennes sont les créations morphologiques du datif pluriel en -εσσι. du participe parfait en -ov7-, de l'infinitif en -euevu, de l'aoriste ὀμόσσαι. puis la généralisation de la désinence -uev. Inversement, le panachéen n'a pas eu part aux créations purement doriennes de l’aoriste en -ξα et du futur en -σεῖς. -σεῖ, Les données fournies par la phonétique sont un peu moins probantes.
1. M. Künstler ajoute : « Aussi, pour toutes les recherches dont le but est d'atteindre ce résultat (la parenté dialectale), les documents linguistiques constituent-ils les matériaux sinon uniques du moins les plus importants ».
2. Nestor était de Pylos; Idoménée, de Crète; Ajax, fils de Télamon, de Salamine; Ajax, fils d'Oilée, de la Locride opontienne ; Diomède, d'Argos, et Ulysse, d'Ithaque,
3, Sur l’arcado-cypriote, v. p. 252 n. ἃ.